‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 52 sur 319 · PLANTES · texte numérisé non relu

PLANTES

qui , dans les peintures de Pompéï, ne figure que dans les sujets égyptiens ou avec une signification symbolique. Théophraste dit que le palmier nain ( chamerops humilis ) abondait en Sicile; aujourd'hui , on le trouve à peine dans la baie de Naples; c'est sa gemme terminale que quelques-uns ont prise pour un ananas. Le coton, qui, maintenant, couvre les champs environnant Pompéï, ne se voit pas dans les peintures; ornons savons qu'il n'était cultivé que dans l'Inde et l'Egypte, d'où les Arabes l'ont apporté en Italie. Le mûrier blanc était aussi inconnu. On y trouve des oignons, des radis, des raves, des courges et des bottes d'asperges qui ne ressemblent pas aux mêmes légumes que nous cultivons. L'olivier faisait partie des cultures les plus importantes; aussi a-t-on découvert quelques-uns de ses fruits encore conservés. Les figuiers et les vignes se voient trèscommunément dans les peintures; des poiriers, des pommiers, des cerisiers , des pruniers, des pêchers, des grenadiers ;, des néfliers , paraissent dans plusieurs compositions , mais jamais les limoniers, les citronniers , les orangers, qui , à ce qu'il semble, ne furent pas introduits en Italie avant le troisième siècle. Parmi les céréales , la plus cultivée était le froment , puis l'orge ; point de seigle ni d'avoine; on voit peintes deux cailles , une qui becqueté un épi d'orge, l'autre un de panis.

L'Italie, à ce qu'on prétend, tire son nom des bœufs; ils y étaient doncbeauxet eu grand nombre (1 ) ; les porcs de la Gaule cisalpine nourrissaient des armées entières (2); la laine remplaçait la soie dans les habits des grands, et la toile dans les baraques militaires. Celle d'Apulie était renommée jusque dans la Milésie; pour la conserver moelleuse et sans tache, on couvrait les brebis avec des peaux ; avec les laines du Padouan , estimées pour leur grande finesse, on tissait les \êtements et les tapis (3); autour du Pô , elles étaient très-blanches , et très-noires à Pollentia; pour la durée, les laines d'Italie l'emportaient sur celles d'Espagne, malgré leur grande réputation (4). Il y avait encore abondance de chevaux; ceux des Vénètes étaient recherchés au dehors , et la Pouille nourrissait des races nombreuses (.>).

Comme vestiges de l'ancienne sagesse pratique, les Romains

(1) I talus, vitulus.

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