BEAUX-ARTS
mes (1), dont Us n'avaient peut-être jamais vu les ouvrages.
Les arts ne furent pas entièrement négligés dans cette époque. Les rois lombards or donnèrent un grand nombre de constructions. Sans parler de nouveau de la basilique et du palais de Théodolinde à Monza, des peintures et des objets précieux dont elle les embellit, Gundeberge, sa fille, fit bâtira Pavieune autre église à saint Jean-Baptiste, Le roi Aripert construisit dansla même ville Saint-Sauveur ; Grimoald, Saint-Ambroise ; Pertharite, le monastère de Sainte- Agathe au Mont et Sainte-Marie à la Perche ; Luitprand, Saint-Pierre au Ciel d'or et le baptistère polygone qui tient à la basilique de Saint-Étienne, à Bologne/Saint-George, à Coronate, est dû à Cunipert , qui y avait remporté une victoire signalée ; à Didier^ Saint-Pierre deCivitate àBriauza, Sainte- Julie deBrescia, le Grand-Monastère et celui de Saint- Vincent à Milan ; à Grimoald , la rotonde de la vieille cathédrale de Brescia. On fait aussi remonter à cette époque la construction de Saint-Pierre de Domo à Brescia, de Saint- Hilaire à Stafora près de Voghera , de Saint-Zénon et de la cathédrale de Vérone , et notamment de Saint-Michel de Pavie.
Un écrivain a nié (2) que les églises connues aujourd'hui sous ces
(1) Pierre de Pise écrivait à Paul Diacre :
Quis te Paule, poetarum Valamque doclissimum Linguis variisad uostram Lampantem provinciam Misit, ut inertes aptes Fœcundis seminibus?
Grœca cerneris Homerus, Latina Virgilius, Flaccus crederis in metris, TibuUus eloquio.
Paul répondit à ces éloges exagérés, prouvant par le fait mieux que par les paroles qu'il ne les méritait pas :
Peream si quemquam horum Imitari cupio, A via quam sunt secuti Pergentes per invidiam Potius, sed istos ego Comparabo canibus.
Très aut quatuor in scholis Quas didici syllabas, Ex his mihi est ferendus Manipulus adores...
(2) Le chevalier Cordero di San Quintino , contredisant Giuseppe et défendant Sacchi (1828). On sait historiquement que les églises de Pavie furent brûlées en 924 par les Hongrois, et par les Allemands en 1004. On les recons-
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noms soient les iTièmes qui furent bâties à l'époque lombarde , et l'on a discuté sur le caractère des modifications qu'elles subirent depuis. Toutes, quant au plan, ressemblent aux constructions qui étaient en usage à la fin de l'empire, et, sous les Lombards, l'architecture ne fut qu'une imitation grossière de celle des Romains. Néanmoins la distribution extérieure, surtout des façades, le style des chapiteaux avec des figures d'hommes et d'animaux étranges, les pilastres en contrefort, les colonnes minces qui s'allongent depuis le pavé jusqu'au sommet de l'édifice, en passant d'un plan à l'autre sans interruption d'arcs, de travées ou de corniches, indiquent un nouveau style d'architecture, qui commença vers l'an 1000 et devint ensuite général. Dans Saint- Zéuou à Vérone, les nefs sont séparées par des colonnes avec des chapiteaux formés d'animaux monstrueux qui soutiennent de petits arceaux en plein cintre , d'où s'élève un mur percé de fenêtres et surmonté du toit; mais, au lieu d'un seul grand arc triomphal qui sépare la nef du sanctuaire, plusieurs arceaux , appuyés sur des colonnes, divisent l'église dans sa largeur. Autour de la crypte régnent, disposées en quinconce, avec des chapiteaux lombards et des arcades rondes , des colonnettes qui soutiennent le magnifique sanctuaire, où l'on monte par douze marches aussi larges que l'église.
Le t^eul monument lombard, peut-être, dont l'intérieur n'ait subi aucune altération , est Saint- Fridian à Lucques; des parchemins de 685 et de 686 nous apprennent qu'il fut restauré par Flaulon, majordome du roi Cunipert, et on l'appelle encore aujourd'hui la basilique des Lombards. Disposé à l'intérieur à la manière des basiliques , avec une extrême simplicité, il a trois nefs et des chapelles latérales très-grandes, qui peut-être formaient deux autres nefs ; onze colonnes , dont quelques-unes grecques et romaines, qui paraissent grêles en raison de l'énorme hauteur, du pavé au faîte, régnent de chaque côté . Sainte-Marie joris portam, de la même ville et restaurée eu 800 , est également attribuée aux Lombards, et l'on croit que le palais des dues était sur la place Saint-Just, où se trouve aujourd'hui la demeure des Lucchesiui. Saint-Alexandre est plus ancien, bien qu'il n'en soit fait mention qu'en 1056. Dans les riches archives de
truisil ensuite avtc des matériaux antérieurs et d'après le style nouveau, ainsi: les tribunes sont élevées de plusieurs gradins; des pilastres carres supportent les arceaux , sans parastutcs ou colonnes encaissées , ou bien sans pilastres polygones; puis elles se lei minent par des coupoles et il es absides.