BEAUX- ARTS
cette ville, il est question on 763 d'un peintre nommé Auiipert, auquel le roi Astolphe donna Saint-Pierre Somaldi, qu'il céclaà l'évéque Auridée. On croit aussi de construction lombarde Saint- Jean et le baptistère contigu ; il est parlé en 7 78 de Saint- Michel, qui pourrait être un ouvrage des Lombards. Sainte-Marie in Campo, à Florence, passe pour être d'une époque antérieure à Charlema<>ne.
La tradition populaire, qui a concentré sur Théodolinde tout ce que les Lombards ont fait de bon , lui attribue le clocher de Brianza, Saint-Jean deBesano au-dessus de Viggiù, la tour de Periedo et l'église de Saint-Martin à Varenna, Saint- Jean-Baptiste de Gravedona( tous ces monuments se trouvent dans le territoire de Côme) et la route royale le long de la rive droite du Lario. On attribue encore aux Lombards les tours de la Levantine, qui ferment le passage d'Italedro vers le Saint-Gothard, et qu'on appelle le château du roi Didier ou la tour du roi Autharis. Il existe à Ascoli des tours lombardes qui tiennent du genre cyclopéen, et dans lesquelles s'ouvre une porte carrée surmontée d'un fronton triangulaire à jour. Les tours de Spolète ressemblent à celles de Pavie, et l'on voit dans une église hors de la ville, à laquelle on monte par un escalier, des ornements à figures d'animaux dans le genre de ceux de Saint Michel de Pavie.
Personne ne croira que les Lombards vinrent en Italie avec un système d'art^ et qu'ils eurent des architectes de leur nation; mais ils employaient les indigènes, et nous trouvons mentionnés les magistri comacini^ maçons sortis du diocèse de Corne, qui en fournit encore le plus grand nombre. Les artistes travaillaient selon les types qu'ils avaient sous les yeux, et, durant toute la domination des Lombards, on n'aperçoit aucun progrès. Aussi leurs édifices du septième siècle diffèrent peu de ceux du onzième, lorsqu'ils firent place aux Normands, peuple si progressif.
Les beaux-arts eurent à s'exercer dans les nombreux édifices commandés par Gharlemagne , lorsqu'il eut vu les restes de l'ancienne magnificence de l'Italie. Vasari lui-même, idolâtre de la forme, trouve d'un très-beau style le temple des Saints-Apôtres, qu'il fit élever à Florence, et dont le plan original tenait de la simplicité antique. Saint-Michel de Rome est du même style. Quaiul il ne pouvait agir par lui-même, il inspirait les autres; grâce à son infiuence, les abbés et lescomtes favorisaient les artistes, dont la plupart venaient d'Italie, d'où l'on tirait parfois encore des ouvrages antiques. Il est possible que les artistes ap-