LOTH
(2; Plura quid hincmemorem? nam CPiiluplicata recepi
Munera, romanis quae arcibus exlulerat.
(ËRM. Nigëll.)
184 , DÉSOLATION DE l'ITALIE.
la nomination des papes suscitait des prétentions diverses ; les empereurs s'arrogeaient un droit que le peuple ne voulait pas reconnaître ; d'ailleurs, il ne semble pas que l'obligation de recourir au consentement impérial avant la consécration ait entravé la liberté de l'élection. Des bibliothèques entières furent écrites à ce sujet, alors que les raisons et les exemples précédents exerçaient quelque influence sur les décisions politiques, qu'on ne soumettait pas encore à l'omnipotence du canon.
»*à. Sergius II fut encore investi de l'autorité pontificale sans
recourir au consentement de l'empereur, qui, dans sa colère, envoya son fils Louis dévaster le territoire romain. Son armée répandit l'épouvante dans les villes pontificales, où la vie des hommes ne fut pas épargnée. Le pape envoya à sa rencontre tous les magistrats et la milice, et lui-même reçut Louis au Vatican; après l'avoir conduit aux portes de la basilique, il lui demanda s'il venait avec des intentions amicales, étant prêt, dans ce cas, ajoutait-il, à les lui faire ouvrir; sinon, non. Sur sa réponse favorable, il donna l'ordre de le recevoir, et l'oignit roi d'Italie; mais ses soldats, qu'il avait laissés hors de la ville, d'accord avec les Lombards de Bénévent, venus pour rendre hommage au pape et au roi, ravagèrent la campagne et les bourgs. Malgré tous ces dangers, les Romains élurent le nouveau pape Léon IV sans