‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 162 sur 365 · HENRI II · texte numérisé non relu

HENRI II

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nouveau Verceil etPavie même, qui lui était dévouée (l) ; puis, étant tombé malade , il se retira, pour y mourir, dans le monastère de Fruttuaria, près d'Ivrée.

Ces rivalités donnèrent un grand développement aux libertés italiennes ; en effet, Ardouin, pour se faire des partisans, avait accordé des franchises et des privilèges : or Henri fut non-seulement contraint de les confirmer afin de ne pas s'aliéner ceux qui les avaient obtenus, mais il dut encore , dans un intérêt de justice, faire jouir des mêmes avantages les seigneurs qui lui étaient restés fidèles. L'exemple de Guelfe, marquis de Vérone, suffira pour donner la mesure de la puissance des comtes. Henri II le convoque, comme les autres, à la diète de Roncaglia; mais, trois jours après le délai fixé, il ne se trouvait pas encore au rendez-vous; Guelfe, indigné de ce retard, partit, et, bien qu'en route il rencontrât le roi, il ne voulut pas revenir. A Vérone, informé que l'empereur avait imposé mille marcs de contribution, il l'accabla, lui et son entourage, de reproches si sévères que Henri dut restituer cette somme, afin qu'on le laissât passer (2). Telle était la condition que les barons avaient faite aux rois ; les villes, de leur côté, en suivant des bannières différentes, apprirent à faire usage des armes, pour les diriger ensuite contre qui elles voudraient.

Henri se mit en route pour aller réprimer les Grecs, qui, enorgueillis de leurs victoires sur quelques rebelles et sur les Normands, nouveaux envahisseurs , s'étaient emparés de plusieurs places et menaçaient Rome. Arrivé dans la Fouille, il assiégea la ville de Troja, qui lui résista pendant trois mois. Les princes de Capoue, de Salerne et de Naples furent remis sous son obéissance; mais, son armée étant moissonnée par les maladies, il se hâta de repasser les monts. Enfin, accablé par les infirmités et las de luttes continuelles, il abdiqua après qua-

(1) DeLïis, les Antichità Estensi, part, r, ch. 13, se trouve un précieux document de 1014, où l'empereur Henri dit que le comte Obert , le marquis Obert, leurs fils, et Albert leur neven ( Miiratori les croit de la maison d'Esté ), après l'avoir éhi roi et empereur, après lui avoir donné les mains et prêté serment, ont favorisé Ardouin, son ennemi, et commis des dévastations. Or, comme ils vivaient selon la loi lombarde, dans laquelle il est écrit : « Si quelqu'un conspire contre la vie du roi, qu'il perde la sienne, et que ses biens soient confisqués , » Henri confisque les domaines de ces seigneurs, et les donne à l'église de Saint-Sire à Pavie, en compensation des ravages qu'elle a soufferts,

(2) MoNACi Weingart, dans les Ant. Estensi, p. 6.

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