ORDRES CHEVALERESQUES
iaipôts. Mais, dit Jean Villani, les faits répondirent trop tôt au nom, c'est-à-dire qu'ils s'occupèrent plus de jouir que d'autre chose.
1347, Louis de Tarente, second mari de Jeanne de Naples, en mémoire
de son couronnement, créa Vordre du Nœud, dont les chevaliers juraient d'aider le prince en tonte occurrence. Ils devaient porter sur l'habit un nœud de la couleur qu'ils préféraient, avec cette devise : S'il plaît à Dieu. Le vendredi, ils prenaient la cape noire avec le nœud de soieblanche, sans or, ni argent, ni perles, en souvenir de la passion du Christ. Si le chevalier avait donné ou reçu une blessure, le nœud devait rester dénoué jusqu'à ce qu'il eût visité le saint sépulcre ; à son retour , il y faisait broder son nom avec la devise : // a plu à Dieu. A la Pentecôte, ils se réunissaient au château de l'OEuf, vêtus de blanc, et rendaient compte des faits d'armes auxquels ils avaient assisté dans l'année; un chancelier enregistrait les plus notables dans le Livre des événements des chevaliers de la compagnie du Saint-Esprit au droit désir. Le chevaher qui était accusé d'une action indigne devait, le même jour, se présenter avec une flamme sur le cœur et ces mots écrits autour : fai espoir dans le Saint-Esprit de réparer ma grande honte. Il mangeait à part dans la salle où le prince et les chevaliers se livraient aux plaisirs d'un banquet.
Cet ordre périt avec celui qui l'avait institué ; mais le Livre des événements et des statuts tomba dans les mains de la république de Venise, qui en fit don à Henri III lors de son passage en Italie en 1573. Ce livre lui servit de base pour fonder en France l'ordre du Saint-Esprit.
On a prétendu que l'empereur Constantin,le Grand avait institué, en comméraoraion de sa victoire sur Maxence, l'ordre de Saint- George ou Constantin. Il est certain que les FlaviensComnènes, descendants des empereurs de Constantinople, possédèrent longtemps la maîtrise de cette milice, et Jean André, le dernier de cette famille, la laissa à François Farnèse, duc de Parme. Appartenait-elle aux Farnèse comme ducs de Parme, ou comme unhéritage domestique ? C'est un point que les récents traités n'ont pas résolu; en conséquence, les rois de Naples, successeurs des Farnèses, et les ducs de Parme continuent à faire des chevaliers de Constantin.
On voudrait encore rattacher aux croisades l'ordre savoyard de VAnnonciade., institué en 1362 par le comte Verde. Le collier se compose de lacs d'amour avec les lettres fert, que l'on croit