‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 281 sur 365 · COMMUNE DE BRESCIA · texte numérisé non relu

COMMUNE DE BRESCIA

macine et de Menaggio les privilèges qu'ils avaient obtenus de ses prédécesseurs, les exemptant de plusieurs charges et de l'obligation de venir au plaid, si ce n'est à Milan trois fois chaque anuée (l). En 1090, nous trouvons lesComasques aux prises avec les habitants de la rive de l'Adda, lorsque le bienheureux Albert, fondateur du célèbre couvent de Pontida, s'entremit pour les accorder ; les Comasques déchirèrent les conventions qu'il avait rédigées, mais à leur préjudice, car ils furent vaincus.

Le peuple de Crémone , dès 990, était en lutte avec Oldéric, son évêque et comte à la fois ; après l'avoir chassé , elle démolit la ville ancienne et en bâtit une plus grande contre l'honneur impérial (a). En 1114, Henri V confirmait les privilèges des Crémonais, c'est-à-dire les biens qu'ils appellent dans leur langue propriétés communales (3), et les autorisait à construire le palais impérial hors de la ville, ce qui équivalait à la promesse de ne pas y entrer avec l'armée.

Odorici trouve en l'an 1000 des vestiges de la commune de Brescia. Déjà, en 1020, on cite les assemblées qui se tenaient à Saint -Pierre de Dom, et le héraut communal, au nom de la commune de Brescia, donnait aux hommes des Orzi l'investiture du château, des fossés et des épaulemeats d'Orzi; à leur tour, ceux-ci promettaient de défendre cette forteresse contre quiconque oserait en disputer la possession à la commune de Brescia, de prêter le serment tous les quinze ans, et de payer à la fête du mois d'août cinq sous milanais. On trouve, à la date de 1029, un statut qui regarde même les fiefs. En 1037, plus de cinquante hommes libres de Brescia se rassemblent pour régler les contestations survenues entre l'évèque et la commune, et l'évêque Odorico promet de ne point bâtir de fortins sur les collines Cidneo, et de céder au peuple quelques bois de Castenedolo et de Montedegno , sous peine de deux mille livres d'or s'il manque à sa parole (4).

(1) RovEtLi, S^oria d» Cowo, tome ii.

(2) Ughelu, Jtalia sacra, tom. iv.

(3) Ea quxsuac locuiionis proprieiale communia vacant. (Antiq. M. JE., IV, 24).

(4) Un (les premiers diplômes de commune serait celui que cite Odorici à l'année 969, par lequel le roi Otlion remet à la commune et université de Maderno, dans le Brescian, \>\H Benaco, qui lui avaient envoyé des députés pour lui demander la confirmation de leurs privilèges, tous les services, taxes, corvées, qu'ils devaient à ses prédécesseurs. Il afhaucliit les Madernois de

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