‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 348 sur 365 · COMMUNES SOUMISES A TES COMMUNES · texte numérisé non relu

COMMUNES SOUMISES A TES COMMUNES

outre cent florins d'or dans une coupe d'argent. Les villes de Castello et de Gubbio laissaient Pérouse intervenir dans l'élection de leurs consuls ; Montepulciano en recevait le podestat ,| ^qui devait consacrer un semestre aux affaires des nobles, et; /l'autre à celles des bourgeois, avec pleine juridiction criminelle,' ( et civile, outre la garde des clefs des {)ortes et des fortins. Le ijour de saint Ercolano , Montepulciano était encore obligé d'en- Vvoyer un pallium qui valût au moins vingt-cinq florins d'or, pour l'offrir au bas de l'escalier de Saint-Laurent. Assise secoua le joug; mais, contrainte de capituler, elle fut envahie en 1322, par les Pérugins, qui tuèrent plus de cent rebelles, renversèrent les murailles de la ville, et firent du pays une banlieue.

Padoue s'arrogea le droit d'élire le podestat de Vicence. Dans ce but, après avoir réuni le grand conseil, on tirait d'une urne quarante billets, et les citoyens , dont ces billets portaient les noms , devenaient électeurs. Ces quarante électeurs s'enfermaient dans l'église du palais, où ils allumaient, l'une après l'autre, deux petites chandelles de deux deniers; avant qu'elles fussent consumées, ils devaient choisir, en dehors d'eux, trois citoyens, parmi lesquels le sort désignait ensuite le podestat. On le faisait chevalier s'il ne l'était pas; il avait trois mille livresde traitement, devait donner à la commune mille marcs d'argent pour caution, et sa cour se composait toute de Padouans.

Casale, sur le Pô, bâtie, dit-on, par le roi Luitprand près d'une église de saint Evaslo, fut cité libre, mais si faible qu'elle tomba bientôt sous le pouvoir des Vercellais. En 1170, ceux-ci imposaient aux habitants de Casale l'obligation de protéger et de défendre les personnes et les choses de Verceil ; d'élever et de finir, jusqu'à la fête de saint Michel , cent brasses des murs de leur ville, où les consuls leur fourniraient les débris d'une autre enceinte : «Si les Vercellais entreprennent une guerre, qu'ils l'aident de bonne foi ; tous les dix ans, les Casalasques, de quinze à soixante ans, prêteront le serment aux consuls de Verceil, et, si ces mêmes consuls demandent le passage du Pô pour une armée ou une chevauchée, ils ne le refuseront pas (l). » La même commune accordait aux habitants de Trino l'autorisation de chasser, de pêcher et de faire paître dans son district, les exemptait de la charge des logements, et promettait de les pourvoir, durant cinq

(I) Monum. hist. patria. Cliait, 1, 861.

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