‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 350 sur 365 · COMMUNES SOUMISES A DES COMMUNES · texte numérisé non relu

COMMUNES SOUMISES A DES COMMUNES

des taxes et des droits d'entrée, qui, selon les faibles notions économiques d'alors, pesaient lourdement sur les marchandises iutroduites et exportées. Dans le principe, celles qui entraient dans les villes ou le district payaient tant par charrette ou bête de somme; puis on établit des tarifs d'après la valeur des Objets. Le premier tarif milanais, de 1216, imposa quatre deniers par livre sur le prix des marchandises , c'est-à-dire un et demi pour cent; en 1396, douze deniers par livre, ou cinq pour cent, sans distinction (l). Les amendes et les confiscations revenaient au trésor. Plus tard le génie fiscal introduisit d'autres impôts, tels que ceux du sel (2), de l'estampille des mesures, d'autres sur les fours, sur le vin en détail et les eaux du domaine public.

Dans les moments de grande pénurie, on avait recours aux emprunts et l'on donnait pour gage des objets précieux ; Milan livra plusieurs fois le trésor de Monza. Cette commune, pour combattre Frédéric II, suppléa au manque d'argent par du papier-monnaie , avec lequel on pouvait acquitter les peines pécuniaires. Le créancier n'était pas tenu de le recevoir en payement; mais le débiteur échappait au séquestre s'il avait en cédules une somme suffisante pour se libérer. Pour retirer de la circulation ce papier-monnaie, on résolut, sans excepter les propriétés ecclésiastiques , de former le cadastre des biens , qui furent mesurés par des géomètres , et dont les inventaires établirent la valeur. La dette flottante , grâce à cette mesure , fut éteinte en 1248; mais on prolongea l'impôt foncier, soit pour construire le ISaviglio grande, soit pour satisfaire à divers besoins (3).

(1) Voir, pour Gènes, Cuneo, Mem. sopra Vantko debito publico ecc, p. 258; pour Florence, G. Villam, liv. xi ; pour Naples, Anoré d'Isebma, Commento aile Costituz., i. — A Bologne, tout étranger qui entrait dans la ville devait se faire appliquer sur l'ongle du pouce un sceau de cire rouge. Micliel-Ange, ne connaissant pas cet usage, fut condamné à une amende de 50 livres bolonaises, comme A. Gondini le raconte dans la vie de l'illustre artiste.

(2) La première mention de cet impôt, à Milan , est de 1271 ; puis Philippe- Marie Visconti substitua l'obligation de prendre du sel à la taxe des foyers. A Gênes, l'impôt du sel est mentionné en 1214 (Caffaro, iv, 406) ; à Reggio en 1264 (Mem. potesl. reg, Rer. It. script., viii, 1172); à Parme, en 1295 (Chron. parm.w, 823).

(3) Ginlini pense que l'impôt foncier fut établi pour la première fois sous le duc Philippe-Marie vers i423, et que, dans l'immunité accordée au couvent de Pontida (ann. 1129 ap. Tristano Calco, quUnis pergravarl interdum soient), cet inlerdiim prouve qu'il n'était pas constant; mais le fait que, d'après Fiamma et Corio, nous avons rap,)orté à l'année 1240, le tonirc-

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