‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 354 sur 365 · MONNAIES. STATISTIQUE · texte numérisé non relu

MONNAIES. STATISTIQUE

grois et d'autres peuples, mais surtout par les rois de Naples, les comtes de Savoie, les marquis de Montferrat et les Vénitiens; le commerce accueillit partout le sequin vénitien, battu d'abord en 1284, et sur lequel on conserva toujours la grossière empreinte primitive du doge qui reçoit l'étendard de Saint-Marc, avec son inscription dévote et barbare : Sit tibi, Christe, datus quem tu régis iste ducatus.

Dès que la livre cessa d'équivaloir au poids d'une livre d'or ou d'argent, la proportion varia sans limites ; il ne resta que la division en vingt sous , et celle du sou en douze deniers. Les monnaies, comme le rapport entre l'or et l'argent, subirent des variations qu'il est difficile de déterminer; il nous suffira de dire que l'argent était principalement employé dans le commerce du Levant, et qu'en général la découverte de l'Amérique réduisit sa valeur à un sixième, celle de l'or à un tiers.

On ne connaît pas de monnaie de cuivre des temps barbares; elles manquaient donc au commerce en détail, ou bien on devait en frapper de fines trop minces, ou altérer l'alliage.

Nous rappellerons, comme témoignage de l'opulence italienne, que Venise, au commencement du quinzième siècle, frappait chaque année un million de sequins, et Florence quatre cent mille florins eu or et plus de deux cent mille livres d'argent; de 1365 à 1415, on y avait battu onze millions et demi de sequins d'or. On peut vanter cette fabrication , qui devait flatter la vanité nationale , lien tout-puissant entre les citoyens; mais chacun voit quelle grande confusion produisait cette infinie variété. Le désordre engendra l'ordinaire fléau des changeurs, qui tenaient seuls le fil de ce labyrinthe et faisaient d'énormes bénéfices.

La science administrative et financière naquit en Italie, ou du

l'administration, on comptait par ducats effectifs; dans le commerce, par ducats de compte : l'effectif valait huit livres vénitiennes; l'autre, six livres et 4 deniers. Voir Carli, diss. vu.

Dans un acte de 1265 des Archives diplomatiqxies de Florence, pass(^ à Passignano, un débiteur de quatre livres cède à l'un de ses frères, son crt^ancier, un champ situé au Poggio, afin qu'il se rembourse avec ses produits, évalués comme suit il :

Le s^fljo (boisseau) de blé sous 2

id. d'orge et de fèves » 2 deniers 4

Le congé de vin . . » 8 >•

Le pot d'huile {orcio) » 10 »

La raaunée (t»ia««e//a ) de lin » — » lo

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