SUPPLICE DE SAVONAROLA
le temps de ses calamités. Il fut condamné au icii avec frère 23 mai. Dominique et frère Sylvestre Marnfti. Lorsque l'évéque annonça, en les dégradant, qu'il les séparait de l'Église comme hérétiques : « De la miUlante, » ajouta Savonarola ; puis, avec la confiance d'entrer dans l'Église triomphante, il monta sur le bûcher le dernier, et sans démentir son courage. Le vent parut un moment suspendre les flammes, et le peuple commençait à crier au miracle. S'il était maudit par quelques-uns, comme imposteur et démagogue, d'autres persévérèrent à le vénérer comme un saint ; on vit tout à coup « paraître des écrits, des peintures significatives, des médailles, où il était décoré des titres les plus glorieux (Bartgli). »
Les arrabbiati, triomphants, persécutèrent alors ses partisans, parmi lesquels Nicolas Machiavel, qui fut condamné à une amende de 550 florins. Le nom de jyiaynone devint une insulte, et l'on vit du libéralisme dans la débauche et la superstition que le moine avait combattues (1).
(1) Nous avons une canzonetia que les piagnoni répétaient alors :
La caritade è spenta ,
Amor (li Dio non vi è.
Tepido og un diventa,
Non c'è pifi viva fè.
Non s'jma il bien comune,
Ciaschedun ania se.
Quel dice alla fatica:
Non s'appartiene a nie, Il piccol dice al grande :
le ne so quanto te.
lo \edo tal che regge
Cae non sa regger se.
Sol nel iiiangiaie el bere
Uiletto et gusto c'è.
Chi più terra conduce
Piîi savio tenut' (■.
Çbi più spirito vuole
Rotte le hraccia gli è.
• •' La sauta poverià
Ciascun gli dà di pi{;.
Che debbo dir, bignore,
Se non gridare : OaimC-!
Oliiniè ! che il sanio è niorto,
Oliinii''! Signoie, ohiniè!
Tu Uiglicsti il profeta,
Il quai lirasti a te.
0 Geroniniusanlo,
Che in ciel trionfo se' * Tfa le lue pecorelle
Entratoillupo gliè.