‹ Histoire des Italiens (volume 5)Chapitre 233 sur 352 · FRANÇOIS !'''■ ET CHARLES-QULNT · texte numérisé non relu

FRANÇOIS !'''■ ET CHARLES-QULNT

Dans le traité de Noyon , Naples se trouvait confirmée à l'Espagne; les autres droits étaient passés sous silence moyennant le mariage de Charles-Quint avec une fille du roi de France. Mais il restait trop d'éléments de désaccord entre les deux rivaux ambitieux. Pour ne citer que l'Italie, François P' se trouvait soumis , pour le duché de Milan , au haut domaine de l'empereur, son rival, qui le réclama bientôt comme fief vacant, de même que la Bourgogne; il demandait pour lui la couronne des Deux- Siciles, qui, d'après les conventions papales , même dès le temps de la maison de Souabe , ne pouvait être réunie à celle de l'empire. Léon X, bien que des morts nombreuses eussent fait disparaître les objets de son ambition domestique , s'efforçait de signaler son pontificat par quelque acquisition , celle de Ferrare entre autres ; à l'exemple de Jules II , il rêvait d'affranchir l'Italie des barbares, ce qu'il espérait obtenir en laissant les deux rois s'épuiser mutuellement.

Placé au milieu d'États affaiblis par les guerres passées, tandis que le sien se trouvait accru par les conquêtes d'Alexandre VI, de Jules II et ses acquisitions personnelles , arbitre de la république florentine, riche des contributions de toute la chrétienté, Léon aurait pu tenir la balance entre les deux rivaux et assurer l'indépendance italienne: mais, ambitieux sans élévation, il la mit en péril en fomentant la guerre ; puis, entraîné par sa manie de vouloir agrandir sa maison, et craignant que les deux rois ne s'entendissent pour opprimer l'Église et Florence, il pensa qu'il vaudrait mieux faire alliance avec l'un d'eux. Il préféra le roi de France, en stipulant que, une fois qu'il aurait acquis le royaume de Naples, il céderait à rh]glise la partie jusqu'au Garigliano, et donnerait le reste à son fils cadet, de manière à ne pas rompre l'équilibre de l'Italie.

François 1", caressant le pontife, le priait de tenir sur les fonts baptismaux un enfant qui venait de lui naître, et mariait une princesse du sang à Laurent II de Médicis; cepciTdant il différait de restituer Parme et Plaisance, dont Léon ne pouvait supporter la perte. L'aversion primitive du pape contre les Français se réveilla donc, et, tandis qu'il donnait des promesses à François, il fit alliance avec Charles, en lui permettant de réu- 1521 nir la couronne impériale à celle de la Sicile. Il fut convenu que le Milanais serait donné à François Sforza, Parme et Plaisance à l'Eglise, ainsi que Ferrare, qui serait enlevée au duc d'Esté; que l'on créerait dans le royaume de Naples un État pour Alexandre,

8 mai

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