‹ Histoire des Italiens (volume 5)Chapitre 31 sur 352 · INDUSTRIE ET COMMERCE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE ET COMMERCE

Nous sommes loin de nous ranger parmi ceux qui admirent connue les restaurateurs du bon goût en Italie ces pédants , hommes d'intrigues et de bruit. Déjà, dans les siècles précédents, nous avons vu les Italiens se distinguer dans les parties où leur intelligence naturelle n'était pas subordonnée aux événements ou comprimée par la tyrannie, c'est-à-dire dans les arts (le la parole et du dessin. Bien plus, ces arts n'étaient pas seulement un ornement, mais constituaient un des éléments essentiels de la vie, et l'on ne concevait point un gouvernement sans éloquence, les solennités sans chants, la religion sans images et temples. Pour faire prospérer les arts, il ne suffit pas qu'il naisse des génies capables de créer, mais il faut tout un peuple capable de les goûter. L'artiste a besoin d'esprits qui le comprennent, des sympathies du peuple, et le peuple italien était entraîné vers les arts par les nécessités les moins urgentes, par son aptitude à jouir, par son penchant naturel pour le beau. 0 Florence, c'est la république, et non les Médicis, qui t'a faite si belle ! Et la liberté de l'art est encore la liberté de la pensée.

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