ROUTES AMÉLIORÉES
à Casalc sur le Pu. La coiiinuine d'Alexandrie, en 1217, affranchissait les Vercellais de celui qu'ils payaient à Beale(i). Le marquis Pelavicino, Buoso de Dovara, la commune de Crémone d'une part, et de l'autre Azzo d'Esté, Louis, comte de Vérone, et les villes de Mantoue, Ferrare, Padoue, en s'alliant pour renverser Ezzelin, convinrent que, malgré la guerre, mercatores de Tuscia semper secure possint ire, redire, stare, conversari cum personis et mercibus per civitates et territoria Mantuse, Ferrarise, Paduse.
En 1262, Vicence, Padoue, Trévise, Vérone, juraient de ne pas s'inquiéter mutuellement et d'assurer les routes aux voyageurs et aux négociants. Jean Liprande et Konri d'Arcore, syndics des marchands de Milan, se plaignaient en 1276 à Philippe, comte de Savoie, à cause d'une surtaxe (surrepsio) mise par lui sur les marchandises qui traversaient ses États : ils stipulèrent combien il devait prendre pour chaque balle de laine de Milanais qui passerait sur son territoire, et pour le péage d'hommes et de chevaux à Villeneuve, au Chablais, ailleurs, la bête que montait chaque marchand ne payant rien ; les marchands, à leur tour, juraient de ne pas faire les balles plus grosses que de coutume, chacune devant être de huit pièces de drap de Châlons, de dix pièces de drap vergé de Provins, ou d'un poids équivalent; ils promettaient en outre d'engager les négociants d'Italie qui se rendaient aux foires de Champagne et de France à passer, aller et retour, par les terres de ce comte, lequel, de son côté, les garantirait pendant ce trajet par un sauf-conduit (2).
Les communes limitrophes se mettaient d'accord pour améhorer les routes, comme tirent, en 1204, Turin, Chieri et Testona; Pistoie et Bologne, en 1298, pour ouvrir celle de la Porretta. Bergame et Brescia, en 1219, convinrent de réparer la route de Palazzuolo, et de s'indemniser réciproquement des pertes que les brigands leur feraient éprouver sur cette même voie. En 1232, Boniface, marquis de Montferrat, s'engagea envers la connnune de Gênes à tenir en bon état celle d'Asti à Turin, sans exiger d'autre péage que six et demi par charge, et rien pour les bètes non chargées; il promettait d'obliger les châtelains et les nobles dont elle traversait les terres, à l'entretenir, à
(1) Monum. lùst. patriœ, Chart. I.
(2) Monum hk t. patriœ, 1501.
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la surveiller, avec défense d'introduire aucun mauvais usage (1). A la paix de 1279, Vérone, Mantoue etBrescia décidaient qu'une route serait ouverte entre ces villes, passant par Peschiera, Godio, Guidizzolo, Montechiaro, qui l'entretiendraient, et qu'elle aurait pour surveillants dix cavaliers par commune avec trois capitaines choisis parmi des marchands et des hommes de bonne réputation. En 1333, FranchinoRusca, seigneur de la commune et du peuple de Côme, conclut avec les hommes de Blegno un traité, par lequel ils prenaient l'engagemant de tenir en bon état et de surveiller les routes qui traversaient la Leventine, et d'air der les Comasques contre quiconque les infesterait.
De fréquentes conventions sont faites dans un but pareil; pour ne citer qu'une seule république, Florence conclut dans une courte période divers traités de cette nature: en 1201, avec Fortebraccio de Grecio et d'autres comtes Ubaldini de Mugello, qui s'obligent à défendre les Florentins et leurs biens, au moyen de guides et d' escortes, sur toute l'étendue de leur territoire, et même à les indemniser de leurs pertes durant ce trajet (1) ; en d203, avec les Bolonais, pour cesser mutuellement les représailles; en 1250, avec Pise, pour se reconnaître la franchise renoulée fréquemment; en 1281, avec les Génois, pour stipuler le libre transit même par terre, l'exemption de droits d'entrée au pays de Fabriano, sous la promesse de garantir toutes les marchan-
(1) Monuni. lus t. patriœ, Chart. II, 1378. Là sont aussi les promesses faites par d'autres feudataires au marquis de tenir cette route en bon état.
Les Tortonais et les Génois, en 1233, stipulent de conserver la route de Gavi à Serravalle, ita quod non rumpetur^ nec i/i ea offeiidctar per liomines juriscJiclionis Terdome... et si conlrafierel, commune Terdonœ faciel damiium emendari, vel illud emendabit , et hoc douce contraria voluiilas communis Terdonce appareret per denuntiationem faclam communi Januœ pcr dies XV anlea. Quod si strala rumpetnr infra dicta loca Gavii et Serravaliis per extraueos humines , qtn non esscitt in jurisdictione Terdonœ, nec de hnbitanlibiis vel reduclum liahentibus in terra Januœ, commune Terdonœ damnum iltud pro dimidia emendabit. Et commune Terdonœ salvabit et assecurabit dictam stratam à Serravalle iLsqueTerdonani, et a Terdona usiiue in dislrictum Pap'ue, etc. (Liber juris, t. I, 955.)
Manfred , marquis de Saluées , avait pris les marchandises des négociants d'Allja, sous le prétexte de les sauver des embûches des Astigians; les propriétaires, l'ayant supplié de les leur restituer, furent écoutés, sauf à payer 300 livres et 300 sous d'Asti ; de plus , ils promirent d'amener l'archevêque à lever l'excommunication lancée pour cet excès, et de l'aider dans ses guerres contre la ville d'Asti. (1181.)
(2) SciPlON AiMMIRAXO, Storia fiorentina, I.