I. proprj siti ed il rigor de' muscoli
Le attitudinî si clie son tremende !
Quai fa correUe^^qual gaIoi)pa o traîna
Con cento smorfie e toreiture «rrende. . . - Chè â*un Angelo ln?eee et di Maria w
D'AU il velto s'adora e di Meditsa, ' L'effigie d'un Batillo o d'un' Àrpia.,. .
HosAf Svr la Peinture. ^
majghinistes. idéalistes. â83
provise des oofldpositions confuses, et devient un modèle de la peinture dans le lointain, ûesi machinistes se contentaient d'une ébauche ^ exécutant avec feu des peintures gigantesques, que le ^vulgaire admire. Chacun. d^eux formait une école; mais il en soldait des. sectaires^ non des peintres, qui produisaient d'autant plus facilement^rqu'ils avaient moins de choses. à exprimer.
Pierre Berettiiii-de Gortone eut peu de dessin, peu de couleur^ peu d'entente de la sage distribution, maïs ujae grande habileté mécanique ; trèsrhabtle à rendre de bas é^ haut*, il graduait les teintes avec intelligence; sa Conversion de saint f^ul et les voûtes du palais Barberini à Rome et des Pitti à Florence^ on peut les qualifier de belles. Moins préoccupé de l'idée que de la disposition et éds contrastes de groupes avec des groupes, de certaines parties avec d'autres, il tomba de la facilité dans la négligence, du bon goût dans le genre affecté; pui& il enseigna à introduire des figures nonchalantes et à leur donner de molles attitudes.
Luc Jourdain, de Naples, fut surnommé Fapresto ( fais vite ) pour la célérité qu'il mit à finir la galerie Rtccardtà Florence, t'Ëscurial et beaucoup d'autres travaux; il contrefit la manière des divers maîtres, et nuisit à l'art comme les Journalistes à la littérftCiire> car il transforma ses grandes facultèsien une déplorable habileté de main.
Le chevalier d'Arpino, peintk*è médiocre^ mais nrodigue de )>réceptes comme un journaliste, scandalisé des haraiesses, proelama Vidéalisme, et rechercha avec affectàlion le beau conventionnel. C*est ainsi qu'aux deux écoles ^s écleetiques et des naturalistes il joignit celle des maniéristes; dès Içrs une force intempérante, ou bien une froide fécondité remplaça le brillantisme précédent : modes Tulgairés les unsf et les autres, comme 'dans les travaux où Thomme ne voit qu'avec les yeux du corps, et cependant employés par des artistes dignes défigurer parmi les grands maîtres.
Charles Maratta, d'Àncône, ne savait que recommander Raphaël, et parut égaler lé grand artiste pour la grâce touchante de quelques-unes de ses compositions religieuses, qui lui valurent le titre de Charles des Vierges ; néanmoins, il est placé parmi les grands corrupteuirs du^ bon goût, ainsi que son frère et sa fille Faustine, poète. Louis Gard», de Cigoli, imitateur de Corrége, j(»gnit un dessin savant à un coloris plus vif, bien qu'il lui manque l'opposition des teintes et Jes gracieux raccourcis du maître. Bo^te> musieiei^, membre de L'académie de la Grùsca, anat(>miste.
peintre, sculpteur, il publia un traité de perspective pratique ; à Florence, il fit les décorations pour le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV, et dessina le piédestal pour la statua de ce roi à Paris ; la cour des Strozzi k Florence, et surtout le palais Rinuccini furent construits d'après ses plans, ainsi que le palais Madame à Rome, palais surchargé d'ornements. Plusieurs Florentins suivirent ses traces, entre autres Christophe AUori, qui fit peu mais très-bien. Carlin Dolce se préoccupe d'exprimer les sentiments tendres, qu'il relève par un coloris modéré, mais pas assez harmonique; il met autant de soin à finir un homme ivre qu'un Christ, de manière qu'il tombe de la délicatesse dans la sentimentalité.
Sassoferrato ( Jean*Baptiste Salvi], peu vigoureux,'mais plein de charme dans ses conceptions, dessine correctement, et sait harmoniser les couleurs, bien qu'il penche vers les teintes rosées j il est très-gracieux dans le paysage et plus encore dans les vierges. Benoît Luti, né de parents pauvres, fit son éducation lui-même, et se distingua par un dessin correct, l'harmonie et une bonne entente du coloris; mais, étranger à l'intrigue, il fut délaissé pour des gens qui étaient bien loin de le valoir. Matthieu Rosselli s'atache au Dominiquin, étudie le naturel, et répand sur ses œuvres le calme qu'il avait dans l'âme; on dirait que ses fresques sont d'hier. Bernardin Barbatelli, dit le Poccetti, est admiré pour ses fresqueif de la chartreuse de Florence, et sa Mort de saint BrunOy pleine de vérité, de sentiment,^ de chaleur. Laurent Lippi avait pour maxime d'écrire comme il parlait et de peindre comnie il voyait : résolution qui ne le sauva point de certaines méthodes artificielles, surtout dans les draperies.
Dans la sculpture, Jean Gonelli, surnommé l'Aveugle de Gambassi, après avoir perdu la vue, continua de travailler, et surtout aux portraits; mais la Toscane ne produit aucun grand maître. Les Feggini, bien supérieurs aux autres, sont au-dessous du médiocre; Innocent Spinazzi, un peu moins mauvais, exécuta 'la Foi voilée à Sainte-Marie-Madeleine et la statue du tombeau de Machiavel. Lotti Cosimo, architecte bizarre, fit les figures mobiles à Pratolino, des jets d'eau dans la villa de Castello, et des jouets pour les fils de Cosme II. A Madrid, il exécuta une tête colossale, qui ouvrait la bouche , fronçait les sourcils et roulait les yeux; il construisit un théâtre, admirable pour la promptitude avec laquelle s^opérait le changement de décorations.
Buontalenti Bernard fut surnommé Girandola pour avoir per*-
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fectionnéles feux d'artifice, qu'il introduisit même en Espagne; il inventa le canon eAa55e diables, la grenade et le moyen de conserver la glace en été. Jean Boccapani^ ingénieur militaire de l'emperenr, construisit à Florence la villa impériale et le couvent de Sainte- Thérèse; il professa dans cette ville les mathématiques, en les appliquant même à la perspective, à P architecture, à la mécanique* Nigetti, d'après une pensée de Don Juan d'Autriche, dessina la chapelle des princes à Saint-Laurent de Florence, et s*occupa de travaux à pierres dures. Alphonse Parigi, après avoir rempli les fonctions d'ingénieur en Allemagne, redressa, au moyen d'un artifice admiré, le palais Pitli, qui surplombait. GhérardSilvanî, qui vécut quatre-vingt-seize ans, fit plus de travaux encore, outre des palais qui sont au nombre des plus éfégants de Florence.
LeLucquoisPaulGuidotti, conservateur du Capitole, c'est-à-dire premier magistrat du peuple romain, étudia, outre la peinture et la sculpture, les mathématiques, l'astronomie, la jurisprudence et la musique; par amour de Tanatomie, il fouillait dans les cimetières ; il fit une Jérusalem détruite; dont les octaves finissaient par le même mot que celles du Tasso; ayant inventé un mécanisme pour voler, il tenta l'épreuve, mais au prix d'une jambe cassée.
Gosimo Fansaga, deBergame, transporta à Naples le goût de l'extraordinaire etdu maniéré; dans cette ville, il fit beaucoup d'éghses et de façades, la belle fontaine Médina,- le riche autel de la Nunziata, lasomptueuse chartreuse de Saint-Martin, et la chapelle de Saint-Janvier, avec une profusion de statues, de colonnes et d'allusions; comme on voulait orner les places avec des obélisques, et que la simplicité des anciens paraissait mesquinerie, il les surchargea de trophées. Le dernier degré de la difficulté et des bizarreries peut s'admirer à Naples dans la chapelle de la Piété desSangri à Saint-Sévère; on ne saurait censurer un Christ mort, œmre de Sanmartino, couvert d'un linceul à travers lequel apparaît la figure, avec les instruments de la passion jetés confusément, et qui néanmoins est d'un seul morceau. La statue de Jeanne de Sangro mérite aussi d'être louée ; mais les caprices de la fantaisie sont excessifs dans le Désabusementen\e\ofpé dans un filet, œuvre de Guccirolo : c'est pire encore dans l'Éducation de Queiroli, dans la Pudeur du Vénitien Gorradini, qui paraît nue malgré un voile; dans les figures sur le grand autel de Gelebrano, et dans les anges de Paul Persico. Le Napolitain Maxime Stanzioni mérite, pour le sentiment élevé et la beauté simple, d'être compté parmi les peintres les plus distingués. Le Sicilien Ludovic del Duca
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fondU la statue de Tempereiir Maximiiieni'^dans Tinsigâe mjEiasolée qui lui fut érigea InspruckT •
Les Campi, de Ct^money rempUcentla Lombafdie de travaux éclectic|ués. Jules et Bernardin, dont le dessinet la couleur méritent d'être loués, fiûsaient parfois grossièrement; ce qui arrivait toujours à Antbine et à Vincent. A Saint^igismond ( véritable panthéon de Crémone) Bernardin /avec un effet étoanant^ distribua une infinité de saints, mais sans confusion. Parmi ses élèves, travailleurs praticiens^ nous citerons Jean-Baptiste Trotti, dit. le' MaKOsso, dont le coloris est extoémement clair, quoique son dessin porte rempreinte de la gaieté ; Pamphiie Nuvolone^ plus solide et moins vague; Sophonisbe Anguissola, comptée parmi les meilleurs portraituristes, et qui fut appelée à la cour d'Espagne.
Hercule Procàoctni porta le faire bolonais à Parme, avec peu de perspective, un dessin faible, une couleur facile. Son fils Camille travailla beaucoup- dans le Milanais, avec un naturel et ttnefaci'^ lité qui plaisent aij premier aspect; il mérite plus d'éloges pour son jugement à fresque dans saint Proculus de Rc^gio et son saint Boch, qui effrayait Annibal Carrache, invité à faire son pem dant. Son frère Jules-César joignit à Tétudedes^ Gairracbe celle du Corrége. Cl^es-Antoiné s'adonna au paysage/ aux fleurs et aux fruits. Hercule, fils dé Camille, gâta le goût de ses nombreux élè*' vesJ Salmeggia suivit les traces Vie Lédnard de Vinci et de Baphaêl, auxquels il emprunta une touche* flexible, la grâce des mouvements et de l'expression, des contours purs dans les-ta^ bleaux qu'il soigna^ deux pai* exemple à Santa-Grata de Bergame^ et deux autres dans la Passion de Milan. ^
L'ancienne école de Luni et de'6audeE»zlo avait péri à Milan^ au point qne les deux t^ardinaux Borromée , qui désiraient faire servir les arts à Féctat du culte, durent appeler dtô étrangers. MorazzQne (Pierre-François Mazzuccheili)^ bon coloriste^ et Jean Creâpi, de Cerano, qui fut encore architecte, scul[iteur,' homnië de lettres , étudièrent au dehors. Daniel Crespi, quv évita d'imiter les Carrache, pour étudier les' artistes espagnols et yénitiens, peignait avec une grande vérité , composait atec toute Pilïiagination etl'énergied*un naturaliste; quiconque n'a pas v^ son . Histoire de saint Bruno à la chairtreuse de Carignan, ne ie connaît qu'imparfaitement. 'c • ,'. ' ,
On. travailla peu et mal dans la cathédrale dé Miiàh , et idéjà nous avons mentionné d'éminents architectes de cette époque. Blanchi, qui donna à Saint-François-de-Paule la forme d'un vio-
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lonit^eUe, et Crooe ,-qui fit le Foppotie à quatre segmente de croix grands et quatre petits; ^ devinrent ensuite à la mode, Martin Lunghi, tailleur de pierre de Vigiù, devenu architecte à Rome , ajouta à monte Cavallo la tour des Vents, fit beaucoup d'églises , et sa famille poursuivit la même carrière ; tQnorio fit Saint-Charles au CSorso et d'autres travaux dans le style d'alors; Je bel escalier du palais Gaetani est de son fils Martin. La cathédrale de Salisbourgs une des plus simples imitatipns de Saint-Pienre^ fut érigée par le Comasque Santino Solari.
A Gènes > l'école fondée'^ par Perîn de Yaga se perfectionna^ et les Calvi firent de bonaes façades et représentèrejat des histoires moins éloignées des usag^ contemporains que celles des Vénitiens* André et Octave Semioi imitèrent Raphaël. Les biographies embrouillées de Raphaël Soprano mentionnent deux cent vingt peintres liguriens ; mais le seul digne de souvenir est Luc Gambiaso j d'une imagination féconde, ingénieux, dans les expédients ; il fit les loges da palais Iipperiali,. classées parmi les plus belles , et peignit encore àrEscurial; il futle rival et pourtant l'ami intime de Jean-Baptiste Castello, dit le Bergamasque.
Jean-Baptiste Paggi, noble et lettré, émigra pour cause de meurtre ; devenu célèbre à l'étranger comme peintre , il fut rappelé dans ;sa ^patrie \ et devint le concurrent de Rubens et de Van Dyck ; en effet, les patriciens génois appelèrent les meilleurs artistes s, et les Procaccini, Roncalli^ Gentileschi, le Pisan Lomi^ le Florentin Balli , Antoniano d'Urbin , Salimbeni , Sorri , Tassi ^ Vouet, les FJamands Rosa, Legi, Wael, Malo^ l'Allemand Waais et d'autres, qui laissèrent à Gènes des travaux, recevaient des leçons de l'aveugle Sophonisbe. La jeunesse pouvait se former sur des exemples si variés ; afin que la recherche du coloris ne fît pas négliger le dessin^ Paggi publia la Définition ou la division de la peinture (1607). Vincent Giustiniani avait formé une galerie fameuse, qui fut publiée à Rome en d640 avec cinq cent cinquantedeux dessins, gravés par les meilleurs artistes,
Jean Garlone , dessinateur correct, fit des fresques qui se distinguent par la netteté et un caractère joyeux ; son frère Jean- Baptiste est plus grandiose et plus soigneux à la Nunziata de Guastato et dans la chapelle du palais , où l'on trouve des tètes à l'expression vive ., des figures en relief, une couleur vigoureuse. Dans les travaux à l'huile, ii ne valut pas moins, et jusqu'à l'âge de quatre-vingt-six ans il continua dans les deux genres sans déchoir. Le capucin Bernard Strozzi couvrit les palais génois de