THÉOLOGIENS. MORALISTES
gué de nouvelles persécutions, il se voua tout entier k l'étude. Dans la science même la plus favorisée, la théologie, l'indul* gent Tiraboschi avoue qu'il n'y avait pas un moraliste de Tenam, ni un écrivain qui figurAt dignement dans les conflits de la grâce, alors que cette question agitait toute la France.
1675. Hippoiyte M.iracci consacra toutes ses veilles à Marie, dont H
prêchait sans cesse les vertus ; dans la Bibliotheca Mariana, il rendit compte de plus de trois mille écrivains qui avaient parlé des attributs de la Vierge. Louis, son frère , traduisit le koran avec de longs commentaires et de faibles réfutations. Etienne Me* nochio, jésuite de Pa\ie, fit un bon Commentaire de iaufes les saintes Ecritures, imprimé plusieurs fois^ et des Entretieus érudits sur divers points de Ihistoire sacrée.
ie». Le Bolonais Vincent Gotti^ dominicain et cardinal, démontra^
en dix volumes, la vérité du christianisme contre les athées, les mahométans^ les juifs et les paferis. Le père Dominique Gravîna de Naples, non content de défendre TÉglise contre Marc -Antoine de Dominis, fit le Catholicxprœscriptionesadversusomnes veteres
ieo5. ^^ nostri temporis hœrelicos (4619). Le père Franç^^is Brancati^ de Naples, écrivit différents ouvrages sur la théologie, Tusage du chocolat, la juridiction du saint office, et principalement sur la prédestination ; duns ce dernier traité, il se déclare dévoué à la doctrine de saint Augustin.
La morale^ peu distincte de la théolo|;1e, fut mlors appliquée à la société entière; elle cherchait dans la science civile les règles, les causes, la légalité des changements qui s'opéraient. Le droit public cessa d'être considéré comme le simple gsrdien du droit privé , et son élément moral , élaboré avec plus de soin que l'élément matériel et mécanique, fut soustrait aux conceptions métaphysiques. Le droit international, d'abord appuyé sur des cas théologiques , sur les analogies du droit positif et local, sur les coutumes, les exemples et quelques réminiscences anciennes, comme le droit fécial, fut alors constitué sur une équité plus large ; à la place du fait d'une conquête antichrétienne, on reconnut des droits à l'ennemi et un droit légitime.
L'usage d'avoir des ambassadeurs permanents dans les cours étrangères fut inconnu au moyen âge, alors qu'il n'existait pas de politique internationale ; l'idée même de nation manquait. Quand les circonstances l'exigeaient, on expédiait des orateurs ou des messagers, qui recevaient d'ordinaire une somme pour leurs
JURISTES. ALBÉRIG &EKTILE. 371
dépenses, des présents et des privilèges. Venise, vers laquelle se
dirigeait toute la politique de l'Italie^et même en partie celle des
étrangers, entretenait et envoyait toujours un grand nombre d^am-
I>assarleurs ; mais lorsqne la politique se compliqua, les ambas-
sadf^ur^se miyHî plièrent outre mesure, devinrent permanents /et,
le 5 janvier 1529, le grand conseil prenait cette délibération :
conrifne'ii est néeesHaîrede diminuer les grandes dépenses par
des épargna, '^^ n'accordera plus rien aux ambassadeurs, ni
en ilon, ni pour leuc usage, ni le prix du loyer et le mobilier
de leur ûiaison, ni barque, ni arpenta titre quelconque, et ils
ne*jo4iiront plus de Texemptioo des droits; à leur arrivée, on
poupi^ dépenser énviroa cinquante ducats pour un diner et
un présent de confitures ;: au départ, on leur fera un don qiii ,
n'excédera point cinq cents ducats poiur des ambassadeurs de têtes
couronnées, < et deux cents pour les autres. Le fermier .du vin,
qui était d'abord obligé d'en fournir à la république deux ceujts
amphores pour Tusage des auibassadeurs, pnyera désormais, à la
place de cette quantité, cinq cents^ducats ^ l'office des Ragion
vecchie. Dms ce siècle, .titéanmoins', on dépassa de beaucoup ces
lirnites, et l'on reçut pompeusement,, les ambassadeur^ , aux--
quf'ls on faisait de. riches, duns; on leur permit d'introduire de
Ftisina une certaine quantité de pain sans payer de droits; ils
obtinrent ensuite d'autres privilèges, qui servirent à couvrir la
contrebande , jusqu'au moment ou ils .furent abaliâ:^ ma.is non
sans graves désordres, parce qu'on les rée^majt avec instance (1), .
L'usage des ambassadeurs s'ètant répand^j , leur mission fit naître
des œuvres théoriques spéciales ; Charles Pasqu.ali de Cuueo, qui
servit utilementla France sous le nom de Pascal, publia le Legatus,
le premier livre où l'on ait traité des devuirs et des attributions
des ambassadeurs.
:Le.pi?otestant Albéric Gentile, de la Marche d'Ancône, ensei- issi-ioii. gnant à Oxford, ne se bornait pas au droit romain, mais examinait la juridiction naturelle; il montrait l'importance et la sainteté des ambassades ( Dô /e|^a/i(mf6u.v), qui ne> doivent pas être empêohéeS' par la différence de religion; les actions ci\iles contre les ministres publies, disait-ii encore,, pouvaient être déférées aux tribunaux ordinaires. Dans ce livre et dansd*autres(Z)epo/e«^a/«
re;iis absoltUa^ De vh civtum.in regam semperinjusta)^ il fonda
(l) Voir la Scriturà di Marco Foscarini circa le franchigie concesse agit ambàsciafortesterni résidente preaso la repuhblica di Venezia^ 1725.
37i HOMMES d'État.
l'école du droit public ; il fut le premier qui étudia systématiquement le droit des gens en temps de guerre ( De jure beili), jugf^ant avec bon sens et liberté les opinions des auteurs précédents. Il veut qu'on observe la parole donnée et blâme Charles-Quir>t et Louis XII ; les traités d'alliance^ dans sa pensée, ne sont pas stricti juriSy mais bofix fidei.
i<UQ. Le Hollandais Hugues Grotius puisa dans son livre l'idée peut-
être^ mais à coup sûr Tordre de son ouvrage ; il rétablit le droit naturel qu'il distingue nettement de la morale et delà politique; le déduisant de Tinstinct social^ il le fonde, non plus sur des causes mystiques, le droit féodal, les coutumes de la chevalerie, les tempéraments ecclésiastiques, mais sur Tauioriié au moyen d'une doctrine éthique générale^ dans laquelle il confondait toutefois des éléments qui furent ensuite séparés. Hobbes et Spinosa, au contraire, basèrent sur Tégoïsme la morale publique et privée.
if». Le Saxon Samuel Puffendorf chercha à distinguer le droit de
la révélation, et à déduire le gouvernement civil des familles primitives; mais la réaction catholique se fit même sentir dans les théories sociales, et quels que fuss^jnj les faits, on ne montrait plus dans les doctrines la coupable indifférence entre le vice et la vertu, le bien et le mal, dont avaient fait parade des historiens politiques du siècle passé, mais surtout Guicciardini et Machiavel.
Donato Giannotti, qui avait succédé à ce dernier dans le poste de secrétaire de la république florentine, analysa sou gouvernement et l'excita contre les JMédicis. Dans son examen de la république vénitit^nne, il surpassa Marc-Antoine Sabellico par le bon sens, une dignité calme et judicieuse; il la conjparait à une pyramide dont la base était le grand conseil, le milieu le collège avec les pregadi, le sommet le prince, espérant qu'elle vivrait « quelques siècles, au moins pour enseigner aux autres cités d'Italie comment elles doivent se gouverner si elles ne veulent pas être opprimées par des tyrans. » Le cardinal Gaspard Contarini admira également Venise, mais d'un autre point de vue; lui appliquant les règles des anciens, il proclamait la loi comme la chose qui se rapproche le plus de la Divinité, et vantait les constitutions mixtes.
i54o.$8. Le Vénitien Paul Paruta aimait surtout la liberté, laquelle étant enlevée, tout autre bien n'est rien; bien plus, la vertu même reste imcHve y et a peu de prix... la principale condition nécessaire à l'homme pour devenir heureux, c'est, à mon avfs, de naître et de
PAKUTA. FOGLILTTA. 373
vivre dans une cité libre (i). Il cherchait à inspirer ta terreur des tyrans : Confier le gouvernement de la cité à la loij c'est presque le donner à Dieu,.,; mais le remettre entre les mains d^un homme^ c'est le laisser au pouvoir d'une bête féroce. Dans ses Discours politiques^ bien quMl manque de finesse et de vigueur^ il juge les Romains et les contemporains avec assez de hardiesse ; si Ton n'était pas rebuté par la grossièreté du style, on y trouverait beaucoup d'idées dont on fait honneur à M »ntesquieu.
Louant la prudence de Venise plus que les faits de Rome, il cherche la conservation et la défense des États, au lieu d^en vouloir, comme Machiavel, l'agrandissement parla conquête; si Machiavel désespère des peuples, Paruta les croit capables de grandes choses, comme en accomplirent Charles-Quint et Soliman. Les jugements politiques abondent dans son Histoire vénitienne; bien qu'il fût à la solde de la république, il récrivit en homme pratique, avec les détails et les applications dont manque Bembo^ et en soumettant les faits partiels à des idées générales. Il raconta plus hardiment la guerre avec les Turcs, qui est véritablement l'épopée de la réaction catholique, dont se ressentit Paruta luimême, comme on le voit dans un Soliloque sur sa propre vie, confession des orages intérieurs.
La république de Gênes fut analysée par Hubert Foglietta, qui 151S.81. ne regardait pas comme liberté celle que Doria lui avait donnée; il voulait que les nobles et les citoyens fussent égaux devant la loi, sans autre distinction que celle du mérite, de la vertu et des services rendus. Cosimo Bartoli, dans les Discours historiques univer,^els^ se montre favorable aux Médicis, qui s'efforcèrent de le gagner partons les moyens; Jean-Baptiste Guarini soutient encore plus ouvertement l'autorité des princes. Dans le Discours des gouvernements civils^ Sébastien Ërizzo paraît mieux connaître les livres que les hommes : Barthélémy Gavalcanti , Des républiques et de leurs espèces, et François Sansovino, Du gouvernement des royaumes et des républiques^ ne montrent aucune gravité instructive.
Dans cet âge, on compte par centaines les écrits sur la politique et la raison d'État, sous les noms de Trésor politique, de Prince régnant, de Secrétaire ^ de (Je/du cabinet^ A* Ambassadeur. Remplis de préjugés, tous recommandent le secret comme art suprême; mais au lieu d'étaler l'immoralité à Texemple de Ma*
(1) De la perfection de la vie civile, livre III, p. 134.
374 AMUIftATO. BOTKBO.
cbiavel, la réfutation de celui-ci est un lieu cdnimun ch'ez tous. Il est vrai qu'ils ne reculent pas devant la trahison et la perfidie quand il s'agit de mécréants, de traîtres,, de relielles; «u milieu de la confusion du passé, ils n'aperçoivent aucun fil, mais trouvent des exemples pour soutenir les théories les* plus apposées. 7 ils enseignent à flatter sans paraître le faire, à désohéir tdAt enpeor ^ testant de sa soumission, et mesurent les droits et les devoirs selon la moyenne proportionnelle d'Aristote; faisant profi?ssion de ne pas écrire pour le peuple, ils s'adressent toujours à des princes et à des ministres, qui ne les lisaient pas. lis donnent dès iniiliers de vains préceptes, dont ils vantent rexcellencej ou les appuient -d'autorités classiques ou ecclésiastiques, et les disposent en catégories irréprochables; ou bien ils cherchent des exemple^ dans Tibère, Pilate, Brutus, pour justifier ou du moins pour expliquer la nuit de la Saint-Barihélemy, la conduite du duc d'Albe et de Marie la Sanguinaire ; enfin, ils fondent la puissance des empires et la félicité des peuples sur les bases et les antithèses de la doctrine la plus myope^ et des combinaisons les plus médiocres.
1531-1Ô0!.' Scipion Arnmirato de Lecce, écrivain pins sage que fin, combat plusieurs opinions de Machiavel, et défend surtout la cour de Rome; Thistoire à la main, il nie qu'elle ait été la cause da.flsorcellement de ritalie; il soutient que divers peuples ont prospéré sans cette unité, qui s'accorderait difficilement avec les habiU>des, le courage et la sagacité des Italiens : a A moins que Dieu ne fit un miracle, celte union de l'Italie ne pourrait arriver sans la ruine de l'Italie... On désire donc voir toute chose pleine de sang et de confusion, pour que nos neveux aient le bonheur de jouir, sous un prince, Dieu sait lequel, de l'union de l'Italie, union sans base solide et fragile %o { Discours v ).
15401017. Le Piémontais Jean Botero fut d'abord secrétaire de saint Charles et de Frédéric Borromée, puis l'instituteur des fils de Charles-Emmanuel ; à celle de Machiavel, il opposa une théorie complète et raisonnée de tout ce qui concerne un État en fait de législation politique, établie non sur Tite-Live ou Tacite, mais sur l^Évangile, c'est-à-dire siir la justice et l'humanité (t). Dans la Raison d*État, il soutient par une fine argumentation, par beau* coup d'observations puisées dans la lecture et les voyages, ainsi que par des applications opportunes, que Thonnéte accompagné
(1) Seulement pour le Milanais, nous citerons les œuvres de Somaglia, d*0pizzoDÎ^ de Piazzoli, de Tridi*
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td^onrs Tutilité véritable, et qu'on ne peut jamais dire que l-in* juale soit avantageux, a L'État, dit-il, est une solide autorité sur les peuples, et la raison d'État, la connaissance des moyens propres à fonder, à conserver, à développer cette autorité. Les gou-> vernements doivent se conserver à tout prix. » En conséquence^ il approuve le massacre de la Saint- Barthélémy, et reproche au duc d'Alix d'avoir fait périr avec éclat Egmont et Horn, au Heu a de s'en débarrasser le plus secrètement possible, o En même temps; il loue la France d'avoir accordé aux protestants la liberté du culte, blftme la croisade contre les Maures d'Espagne, et croit que les moyens pacifiques sont plus efficaces contre Terreur.
. La guerre, quand elle n'a pas une défense nécessaire pour motif, est un brigantlage; les grandes armées prouvent non le talent^ mais la barbarie de celui qui les emploie; il recommande de faire usage de l'infanterie plus que de la cavalerie, et de la milice nationale. Dans son opinion, les douanes ne sont pas utiles, et l'économie dans les dépenses publiques vaut mieux que l'accunmlation de trésors; il veut qu'on encourage l'agriculture et les professions manuelles, mais non les mariages, parce qu'on ne doit pas craindre que le célibat partit^ diminue la population, laquelle s'équilibre avec les moyens de subsistance {i) t théories de bon sens, qui furent ensuite obscurcies et dénaturées par la scienre. Dans les colonies des Espagnols et des Portugais, il ne voit que d^^'s espérances chimériques et des dévastations réelles ; au lieu de nouveaux mondes, on aura donc de nouveaux déserts. L'oisiveté est la gangrène d'un État, et, pour Tempécher, il voudrait qu'on obligeât tous les, pères à enseigner un métier à leurs fils ; le commerce est le meilleur moyen d'utiliser les produits superflus, bien qu'il regarde comcne nuisible l'exportation des matières première^. La question des impôts est celle qu'il traite le mieux; il désapprouve les taxes persounnlles et mobilières, mais surtout les. coûtributions en nature. Au lieu de pressurer et d'appauvrir les peuples, il est plus avantageux pour les princes de faire en sorte qu'ils soient riches, afin de pouvoir au besoin leur imposer des contributions extraordinaires ; il demande qu'on abolisse les longues procédures, trop coûteuses, et la foule des gens de loi. Sans être hostile à la féodalité, il voudrait qu'on mit des limites aux
richesses excessives des nobles et à leur orgueil; il aimerait qu'on
(1) |i ne désigne pas nominativement la théorie de Machiavel, mais il le déclare dans les Offices du cardinal, livre r% p. 64.
37ti BOTKlUt.
distribuât des terres à l«us les citoyens, et des sigues honorifiques à quiconque aurait bien mérité du pays, fùt-il de la plus humble extraction; dès lors, les vieux nobles empêchés de nuire, les nouveaux poussés à se rendre utiles, tous seraient mieux disposés à défendre la patrie. l.es vices du clergé proviennent de son orgueil et de sa puissance, tandis que toute son autorité devrait consister dans la modération et le désintéressement. Du reste, il suppose l'homme tel qu'il devrait être, non tel qu'il est ; aussi, ses beaux conseils manquent-ils souvent d'opportunité (1).
A la vue du bouleversement politique de l'Europe d'aloi-s, il regrettait l'équilibre qui s'était établi autrefois parmi les divers États d'Italie ; il encounig<'ait Ips timides à faire usage de leurs moyens personnels, et prévoyait la décadence prochaine de la Turquie et de l'Espagne. Pour démontrer la nécessité de l'équilibre politique^ il dit que la nature n'a rien laissé sans contre-poids : « Aucun « animal n'est plus courageux que le lion, et pourtant il a peur de M la crête et du chant du coq; plus fort que l'éléphant, et il - 1 tremble de tous ses membres à la vue d'une souris; plus grand « que la baleine, et il lui faut l'escorte d'un poisson très-petit ; plus H véloce que le dauphin, et sa bouche est placée de telle sorte « que, bien qu'il atteigne sa proie en peu de temps, il ne peut la « saisir. Lecrocodilealedosgarnid'écaiUesimpénétrables; mais Il comme sou ventre est délicat et mou, il se trouve exposé aux a attaques du diiuphin, qui, l'assaillant en dessous, l'éventre. » Plus d'une monarchie, pour établir l'équilibre, aime les petits États qui se font contre-poids.
A l'exemple des hommes d'État les plus distingués, il se procure une connaissance exacte et coordonnée des choses réelles et de ia variété des événements actuels. Comme tous les écrivains de son temps, il admire Venise, riche par son commerce, par sa fabricationde monnaies, par la fortunt; des particuliers; l'argent, dit-il, que l'on dépense ailleurs pour défrayer le roi et sa famille, est employé dans cette républiijue pour accroître la flutte et le» forteresses. En 15!)U, une horrible lamine désola toute l'Italie, sans épargner les fertiles territoires de Parme et de Plaisance; Venise seule prit de telles mesures que personne ne souffrit, et les étrangers accoururent dans son enceinte ; les riches fournirent
(1) ■ Deux cliu..es sont ii<^cesssires pour la propagation des peaples, la géDération et l'éducation i mais si la noliiplicité des mariages aide fortement l'ane , die cmpCclie certainement l'autre. <•