HISTORIENS. 3B
tique ^ historique et philosophique , sans oubUer de subordonner lés faits â de larges abstractions. C'est ainsi que la jurisprudence s'associait à l'histoirti. - vc .,
Les grands historiens de l'âge priécédent n'ont pas dlmitateursi Les chroniques disparurent dès que la vie indivkiuellese fut abîmée dans lésdouleurs communes , qui énervent silencieusement eomocie la malaria. Gàléàs Gualdo et Pierre-Jean Gapriata parlèrent des faits côntempoï*ains , le premier grossfèlrement y l'autre avec assez d'impartialité. Natale Contr tes raconta en latin correct ; Casoni est bon pour le seizième siècle^ mais sdn récit du dix-septième est un amas indigeste de notes laissées par lui y et que l'éditeur Benoit Gritta ne sût pas coordonner^. Charles Botta , non-seulement mit à contribution Jétômé BrusOnideLègnano» écrivain négligé^ étranger à l'art de grouper et rempli de passages vulgaires , mais il copia chez lui des pages entières (1). Le Vénitien Alexandre Zilioli^ érudit et jurisconsulte ^ continua jusqu'en 4636 les Histoires les plus mémbrùbles dutnùhde de Barthélémy de Fano y quiaVait con^ tinué céllès'de Tarcagnota de Gaète; il fut lui-même continué jusqu'en 1650 par le comte Majolino de Ferrare^ et pat* le Génois 'Birago. Quelques fies des poëtes italiens de ce mémeZilioli, tissues d'anecdotes peu' honorables, n'ont pas été imprimées. Pierre Norès raconta la guerre desf Espagnols cohtre les Turcs.
Beaucoup écrivirent des histoires municipales : Emrhanuel Pingone , cellede Turin et de Savoie ; l'inquisiteur Gimarelli, celle d*Urbin^ ens'étendant à tôuterOmbrie siennoise ; Pierre Gioffredo, celle dé Nice^ à laquelle H ajouta des documents; le chanoine Ripamonti, celle du Milanais, avec une verbeuse -fluidité latine; Ballarini et Tatti, celle de Côme, mais grossièrement; Lavizzari, celle de la Valteline. L'histoire dellavenne de Jéi^ônie Rossî fut publiée aux frais de la commune, qui le nomma sénateur et médecin de la Ville /avec exemption de tout impôt pour l6'pè^è et leis' <hifants mâles. A l'histoire du royaume de Naples travaillèrent tin très- grand nombre d'écrivains y pàrnfiilesqiiel^ François Capecelatro^ impartial et soigneux; le père Giànnetasio^ qui écrivit en latin; Jean-Antoine Sumonte , dont le premier volume^ aussitôt qu'il parut en 1601 ^ fut brûlé ; quant à lui, arrêté et contraint de le refaire comme il plut aux censeurs , il dut encore mutiler le second et y mettre des cartdhs; pendant ce travail il mouput y en 4602. Camille Tutini fut aussi en butte à des vexations pour avoir
(I) Voir Lanz4, Considérations sur Vhistoire de Sicile, p. 14?..
itm.