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HISTORIENS

publié son Discours sur les lois el Ips sept grands offices, Inveges Augustin de Sciacca en Sicile donna les Annales de Palerme anrtique ^ sacrée, noble ;\SL Carthage sicilienne, histoire de la ville de Carcamo , outre une histoire du paradis terrestre.

Paruta, comme historiographe de Venise» fut continué en latin par André Morosini, érudit et versé dans les affaires de gouvernement ; ensuite» par Michel Foscarini. Jean-Baptiste Nani, a au milieu des fatigues et des sueurs de beaucoup d'emplois, courant les pays étrangers et les cx)urs comme chargé d'ambaâsades^ j» exposa les faits de 1613 à 1671 ; la guerre avec les Turcs remplit son second volume. Sa volonté» comme ils'en vante, est de dire la vérité, et a il le peut» attendu son accès auprès des princes» les négociations qu'il a suivies avec les ministres, ses entretiens avec les hommes qui ont accompli les choses les plus remarquables^ la vue des lieux»... son entrée dans les archives publiques et les conseils les plus secrets, » d'autant plus que ses ancêtres et luimême avaient en grande partie dirigé les entreprises. Il expose avec clarté» une certaine élégance, et n'est pas trop encombré , d'antithèses et de métaphores; mais rarement il s'échauffe, et ses réflexions ne sortent pas de banales généralités. Les travaux de ces historiographes ne s'imprimaient qu'après leur mort ; cepen- 1719. dant, la seigneurie enjoignit à Pierre Garzoni de livrer tous les deux ans ce qu'il aurait terminé. Homme d'affaires et témoin oculaire» il eut à raconter les faits glorieux contre Mahomet IV et ses successeurs. Son ouvrage fut accueilli avec faveur ; mais la protection le contraignait à faire des sacrifices, comme le prouve l'ordre» trouvé naguère , de supprimer des passages relatifs à l'acquisition et à la perte de l'île de Scio, dans lesquels» a avec une exactitude dangereuse» il avait dévoilé des faits secrets et délicats » .

Les historiens d'alors enregistraient des niaiseries avec une étrange facilité; pauvres d'érudition» ils altéraient même ou supposaient des documents pour complaire à certaines familles el flatter leur vanité. Alphonse Ciccarelli» dans l'histoire de la maison Monaldesca (1580). avait inventé des chartes, délit qui le fit condamner à mort : mais d'autres se servirent de ses faux documents ou d'autres semblables , comme Sansovino dans la Maison Orsini et les Familles célèbres (Tltalie; Pierre Ricordati, dans V Histoire monastique; Ferrant de la Marra^ dans les Discours des familles Meintes et étrangères, non comprises dans les sièges de ISaples ; Eugène Gamuni» dans les Familles nobles toscanes et ombriennes;

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