‹ Histoire des ItaliensChapitre 136 sur 150 · BOTANISTES · texte numérisé non relu

BOTANISTES

, flfi (NMninuaiquer dea faibSiparticvl^fiSt et jusqu'à quel it ils associent des idées au langage <le rhoqjme, U oe tow^ia pas à ces problèmes, que lesphilosoiihes modeniei n'ont pas «noore résolus.',

Les oatalogues des v^élaux destinés à l'usage des apothicaires se taistient par. qrdie qlphaMtiqtie; niais, en 1559, Maranta publiaituoe luétUoda pour étudier les plantes médicinale». Dans la bibbothèque Harcienne, on adoiire ^flques traitas de botanique, parmi lesquels le liber , de lioiplicUm? du Vénitien BenoU Rinio, de '141 5, awc quatre cent trente^deux plantes trèsbien dessinées par André Aniadio, et les noms latins, grecs, arabes, slaves, allemands ; une Hittoire générale des plantes de Pierre>Antoine Michiel, en cinq volumas, a\éb un uiilUar d'espèces dessinée» et coloriées, les noias.en diverses langues, de boppes descriptions, et une distribution systéoiat^ue en trois séri^,,dé- (^litesdâ'la structure des racines, des ftioiUes, des.seaences. Lq poâme; De viribas pluntarmn d'Éntile Marc, de IrUtO, r^çut les premi^s planches botaniques; puis, en;i4^»ifHi eoinséra (ttvis ï'ouvtagede Pierre Greseenzi .

. GeorgesValla,MarcelVirgtlio.Ërnit^ÛsBtirbaro,ooblevéililieD, :F*uslodeLoagiano, Nicolas Léonicène, Jean Uanardo, se bornérenlÀ traduire ou à commenter les anciens^otanisties. Le Siannois André JUattioli, qui, caressé et applaudi, voyagea . beaucoup xomioe médecin de princes, enrichit DioAcorî^e. d'un. grand nombre d'observations personnelles, accompagnées ds reoseigneoients et de dessins d'Allemands et d'UuiifWs; aussi son. ouvrage, très-v8i)té, fut-il techercbé même dans les myatimes de, l'Ori^t.

. .Antoine. Jllusa Br^vola, ji)ui fonoe le passage çntre les.çpmluenlateurs.et les observateurs, cwseilla,au ducdeParrar^d'^ tablii- un jardin élégant, qui fut appelé le Belvédère, mais que l'on

làii)i^e ; ma» le& chat», les cliienB, les oîmsux ont ud Tédtable langage, quoiqu'ils noient ïafËrieura à l'iiamme, qui arlicale plus clairemeiil et plus distinctement.

li^ Ii4tfs comprenaent ce que nous leur le raison,

. iieus (levons les comprendre. Des quatre pas r,et peur,

.Eaiiiice exaiiunç l'oypiesiion sur le tsliieu et 'il n'a piu

appris ttranil'cliose. Notre parole est plus co r compose

d'éléments plus rapiiles ei plus nombreux ; aians des

liii'cn et une langue plus flexibles, il en nal ulion qui

oq^i'litueiil le parler. Aucun aaim«l ne pour) e, atleodu

que lo gosier, qui ne nous sert que pour le lal instru-

menl îles l>ètes.

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croit à tort le premier^ puisque Venise en possédât un dès i3d0> et qu'elle fn créa un autre à Padoue en 1545; puis^ en 1564, elle fonda la première chaire pour les simples, outre qu'elle comptait dans ses provinces autant de jardins botaniques que tout le reste de PItalie. Louis Anguiltara, fameux pour la composition de la thériaque et directeur du jardin de Padoue^ voyagea et entretint des relations avec les savants^ auxquels il envoyait des réponses et des descriptions, qui formèrent sa gloire malgré tout le mal qu'en disait Mattioli, blessé de se voir reproché quelques erreurs. Florence eut aussi un jardin; celui de Pise, don du Bolonais Luc Ghîni, fut enrichi parle grand-duc Ferdinand de plantes d'Asie et d'Amérique^ surtout par les soins de Michel-^Ange Tilii, bon observateur et qui avait une correspondance étendue ; appelé par le bey et le Grand-Turc pour être médecin^ il fut le premier qui fît cultiver avec succès dans ces pays l'aloès et le café.

Le Bolonais Jean-Baptiste Trionfetti fonda le jardin botanique de Rome, où l'on comptait environ six mille espèces (1). Les botanistes y rencontraient de beaux sujets, mais surtout dans les jardins de la république vénitienne : Brasavola trouvait la mauve arborée et la casse dans celui des Ck>rnaro à Murano ; le pistachier de Syrie dans celui de Morosini. Bacchino voyait dans le même jardin des Cornaro le groseillier et l'iris fétide ; la hyacinthe orientale , Pérythrône, la gaianthe dans celui de Laurent Priuli ^ qui cultiva le premier la scamonée d'Alep, et possédait le caroubier avec le leucoion; dans celui de Bembo, le pois américain, etc. Anguillara trouvait l'alibousier et Tamome dans celui des Michiel ; dans celui des Pasqualigo^ le thuya^ le pistachier sauvage et la larme de Job. Prosper Alpind voyait le laserpitîum dans celui des Bembo ; dans celui des Contarini, le stramonium d'Egypte^ qu'il dé-

(1) Des particuliers en formèrent aussi, comme Priuli, Molin, Micliel, JeaniPrançois Morosini, loué par Linné> et d*autres à Venise, Jules Moderato à Riinini^, Vincent Montecatino à Lucques, Sinibaido Fiesclii à Gênes, Vincent Pinelli à Naples, Gaspard Gabrieili à Padoue, Scipion Simonetta à Milan Voir Viviani, Délie benemerenze de Veneli nella bolanxca. Le 26 décembre 1614, Pignoria écrivait de Padoue à Paul Goaido à Rome: a II n'est pas besoin que j'aie envie des raretés que l'on voit Ici; car, hier au soir, au dtner de Lucullus du seigneur Sandelli, j'ai mangé des asperges belles, vertes et fraîches; imaginetoi le reste. » Le 10 janvier 1610 , Wetser avait écrit d'Augsbourg à ce même Guaido : « Si Padoue et Vicence se mettent à demander des semences et des plantes de ces pays, on peut dire que ipsi fontes sitiiint. Les fritillaires d*lci sont en petit nombre, et viennent toutes de l'Italie ou de la Flandre; Il est vrai que celles de Flandre semblent mieux réussir. »

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nomma Gontarenia;dans celui de Rannusio, la rhubarbe; dans celui des Moro^ le baumier qu'il avait apporté de La Mecque.

Les nobles favorisaient les botanistes : les Galergi^ seigneurs du mont Ida en Crète, donnaient l'hospitalité aux hommes qui voyageaient pour se livrer àTétude des plantes ; Marin Gavallo, ambassadeur à Constantinople , secondait les voyages de Guilandino en Orient ; Jérôme Gappelio , provéditeur à Gandie, envoyait des plantes^ venait en aide aux recherches de Prosper Alpino et favorisait les voyages de Joseph Benincasa ; George Emo conduisit au Gaire cet Alpino, dont Nicolas Gontarini fit imprimer Touvrage posthume sur les plantes exotiques ; Alvise Gorner et Jean Dona, consuls au Gaire, exploraient TÉgypte avec Veslingio/

Le Bolonais Ulysse Aldrovandi s'enfuit à douze ans de la maison 1522-1005. paternelle pour aller voir Rome , et accompagne^ un pèlerin qui se rendait à Saint-Jacques de Galice; soupçonné d'irréligion, il retourne à Rome pour se justifier. Rondelezio et Ghini lui ayant inspiré le goût des études naturelles, il devient professeur dans sa ville natale ; puisil dépense son riche patrimoine soit pour faire des voyages, entretenir pendant trente et un ans, avec un traitement de deux cents ducats, un peintre d'animaux, outre divers dessinateurs et graveurs, soit pour réunir des objets rares, des livres, des chefs-d'œuvre, et doter Bologne d'un jardin botanique. Le sénat de sa patrie, auquel il légua son riche musée avec sa bibliothèque, lui vint généreusement en aide, et employa de fortes sommes pour terminer sa compilation et l'impression en treize volumes de son Histoire naturelle. Les parties achevées par l'auteur, et de beaucoup les meilleures, sont l'ornithologie et l'entomologie^ auxquelles se trouvent jointes de belles gravures sur bois, avec des descriptions exactes et brèves. Malheureusement , pour se conformer au goût de l'époque, il accumule les citations poétiques, mythologiques, héraldiques; à ses observations, il mêle les réminiscences, à des vérités naturelles les inventions des hommes et toutes les espèces imaginées par la fantaisie: aussi Buffon disait-il que tout l'ouvrage pourrait se réduire à un dixième, mais que ce dixième ne serait pas à dédaigner.

Jean Giassi de Trévise observa bien les principaux phénomènes de la végétation, et le Messinois Paul Boccone , le mode de la fécondation; Jacques Zenoni perfectionna la manière de disséquer et de conserver les végétaux, et décrivit ceux du Bolonais : ceux de la Sicile furent décrits par frère François Gupani, ceux du littoral de Venise , par les Maltais Philippe et Antoine

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Donati ; d'autres en firent autant pour chaque pays de l'Italie.

Quelques-uns y après avoir décrit, dénommé , dessiné , marchaient vers Tanatomie botanique^ pressentant qu'une structure uniforme se cachait sous la différente apparence des êtres orga- 1519- 1605. nisés. André Cesalpino, d'Arezzo, classa les plantes selon la forme et la disposition des organes de la fructification^ mais surtout pour les cotylédons, première ébauche d'un système carpologique. Il signala la conformité des graines avec les œufs des animaux, et remarqua souvent le sexe des plantes^ appelant mâles les sujets pourvus d'étamines, et femelles ceux qui portent les fruits ; considérant la moelle des plantes comme leur cœur, il en fait le siège de la force vitale et la source du fruits tandis que les autres parties de la fleur proviennent du bois ou de Técorce ; selon lui, la fleur n'est donc qu'une expansion des parties internes : conception adoptée par Linnée, et développée dans la Prolepsis plantarum.

Après avoir, dans le premier livre De plantis, établi la conformation des végétaux, base de l'anatomie et de la physiologie, il les classe dans les quinze autres comme arbres ou comme plantes selon la durée, selon la position du hile dans les semences^ selon le nombre des graines et les racines^ ou bien selon Tabsence des fleurs et des fruits ; puis il subdivise les classes en quarante-sept sections, souvent d'après le caractère dégroupes importants, reconnus aujourd'hui comme familles naturelles. Chaque chapitre reçut le nom d'une des plantes qui s'y trouvaient décrites ; toutefois , il n'en avait pas réuni assez d'espèces pour constituer des genres^ tels qu'ils sont établis de nos jours. Il eut le génie qui découvre et ordonne ; mais, à cause de son style raboteux et de son enveloppe scolastique, il obtint une réputation tardive ; en outre, sa vénération pour Aristote l'arrêtait dans ses conséquences , et l'amenait à se contredire pour concilier les découvertes nouvelles avec les assertions des anciens (1).

FabioColonna (Ecphrasis, 1606), profitant des idées incomplètes de Gesalpino, distingua les genres dans la botanique^ et fut le premier qui substitua les gravures sur cuivre aux gravures sur bois. Micheli, qui fonda un jardin botanique à Florence en 1737, signala la semence des champignons, dont Jean-Baptiste Délia Porta avait eu déjà l'idée (2). Joseph Aromatori d'Assise, dans

(1) Voir Du Petit Thouars, qui en fait un grand éloge.

(2) Dans le second chapitre du cinquième livre de la Phyllognomica, Délia Porta écrit, contra antiquorum opinionem^ plantas omnes semine donatas essBy et dit : E fungis semen perbelle collegimus exiguum et nigrumt in

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