‹ Histoire des ItaliensChapitre 138 sur 150 · ZOOLOGUES. REDI · texte numérisé non relu

ZOOLOGUES. REDI

h surface plane et sec, deux fois inégal et montueux, deux fois couvert d'eau. C'est ainsi qu'il fondait la géologie et la cristallographie.

Bernardin Ramazzini de Carpi, dans les Éphémérides baromé- îwa-nia^ triques^ soutenait l'influence des changements atmosphériques sur la santé; parlant des fontaines modénaises, il donne comme en usage depuis une époque très -reculée les puits qu'on appelle aujourd'hui artésiens : creusant la terre avec une grande tarière y ce l^eau jaillit tout à coup avec impétuosité, entraînant des pierres et du sable; prévue aussitôt le puits entier se remplit d'eau, et reste ainsi constamment. » Il remarque la température élevée de ces eaux jaillissantes, qu'il suppose venir de la mer par des couches de terrains^ et dont il explique Tascension au moyen des lois ordinaires de Thydraulique (1).

Philippe Bonanni fit une collection de testacés, écrivit sur les limaçons et leurs œufs^ et, comme on le faisait généralement à la suite des anciens, il soutient la génération équivoque. Mais il fut réfuté par TArétin François Redi, qui appliquait à Tétude des in- id26-9a« sectes une sage incrédulité; ainsi firent Swammerdam et la plupart des zoologues, et ce n'est que de nos jours qu^on a tenté, avec étalage de science et d'observations, de réhabiliter la théorie combattue, bien qu'elle soit restreinte aux infusoires.

Redi découvrit le siège dq venin dans la vipère ; sa méthode pour rechercher les vérités, qu'il démontre avec soin, bonne foi et discussion tempérée, est plus remarquable que les vérités ellesmêmes. Dans ses expériences, il ne se laisse pas égarer par les préjugés au milieu desquels il avait grandi, et pourtant il respecte les opinions différentes des siennes. Comparant de la viande exposée à Tair avec d'autre placée dans la terre ou sous cloche, il acquiert

(1) De foniium mutinensium admiranda scaturigine. Selon Jean François Rambelli (Lettres stir les inventionset les découvertes italiennes^ Modène, 1844), la première meotion des puits forés à Modène remonte à 1479; en effet, dans les Souvenirs de Gaspard Nardi, on lit que Jean Bentivoglio commença à faire une fontaine à Bologne, où se rendit « un maître de Reggio qui forait avec une tarière au bout d'une pièce de bois de sapin ; ajustant une pièce de bois à Tautre, il pénétrait aussi avant quMl le voulait, et de cette manière il parvint à cent soixaR^-deux pieds ; l'instrument dont il se servait se rompit dans Tintérieur. » Jean ^gaz^ari, da^s la Chronique inédite de Plaisance, écrivait en 1478 : Nota quod hoc anno repertusest quidam novus modus fodendi et faciendi fontes vitos et sàlientes super tertàm per quosdam parmenses , et res mira et gvûndis valde, argumento cujusdam physid regini, Ap. Pez%AN\, Storia di Parma, iv, 23. * .

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