‹ Histoire des ItaliensChapitre 36 sur 150 · DÉPÉRISSEMENT DES ÉTUDES · texte numérisé non relu

DÉPÉRISSEMENT DES ÉTUDES

du tenaillemeul, de la mutHatton, du gibet, du feu, raffiués au^^ré du juge et parfois du bourreau^ ooQcoumient au même résultat.

Il était naturel que les études dépérissent, a Comme (dit Ripamontl (1)^ si les lettres et la sainte religion fussent aux prises, le bon latin était n^ligé. Plusd'bumaaités ; ua jargon hideux offusquait les sciences^ qui n^avaient pour moitié que le gain sordide et Tanibition. Les citoyens et les nobles ne cultivaient plus les ];»elle&*let« très ; on ne s'adonnait à l'étude des lois et du droit que pour, olh tenir des magistratures, des richesses et des eovimandementât Les jurisconsultes, de même que leurs ouvrages avaient troublé et entravé le genre humain, baonirent la bonj^e latinité; car dans leurs épîtres et leurs pompeuses réponses oo ue trouva rien de digne et d'antique. Les médecins étaient pires encore. Il n'y avait ni réunions ni académies pour occuper publiquement un si grand nombre de citoyens et d'ecclésiastiques. La jeunesse avait pour lycées les places, les boutiques, les bancs publics, des jeux, inutiles, des chevauchées et autres éléments de la parusse. C'est ainsi que, au milieu du repos , s'habituant aux délicatesses et au bienêtre, l'inertie et l'oisiveté triomphaient* de ceux qui avaient vaincu des armées puissantes D.

a Nos citoyens, ayant non»seulement accumulé, noais encore inventé de nouveaux plaisirs durant la longue paix, se plongeaient dans la mollesse, oublieux du savoir et de la voie étroite qui mène au salut. La plèbe, rétiveaux préceptes là^ vrai, accourait là où il y avait du lucre, des jeux de hasard^ des danses, des amusements, des spectacles, surtout pendant les jours de fête. Les nobles oppresseurs et la jeunesse, leur future héritière, occupaient leur esprit des richesses et des choses vicieuses au moyen desquelles on les dissipe ;^, de là des inimitiés et des meurtres. Les clercs s'adonnaient au négoce etaux femmes; quelques-uns portaient les armes, et la plupart la demi-toge, ou bien ils étaient les associés et les ministres des laïques ; non contents de participer au péché, ils l'enseignaient, négligeant les temples et les choses sacrées, pour faire des œuvres qu'il est beau de, taire. »

Ainsi, des malheurs inconnus à l'histoire pesaient sur chacun au sein. de sa propre famille, dégradaient le sentiment, éteignaient toute résolution magnanime : de là ignorance cruelle et riche in-

(i) Histoire milanaise en latin. Tout au contraire, Boccalini, dans la Pietra del Paragone polUico^ loue les Milanais» « vertueux Italiens, lesquels, par la roerreilleuse fécondité de leur esprit né pour Pinvention de choses élégantes, méritent d'être appelés par Apollon lefi(«tfléé des lettres ».

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