‹ Histoire des ItaliensChapitre 38 sur 150 · GOUVERNEMENT NAPOLITAIN · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT NAPOLITAIN

1559-71. ^^ travaux publics. Le duc d'Âlcala ouvrait la route de Naples à Reggio^ à la Fouille, à Pouzzoles; il en fit une autre qui^ de ta porte Capuana de la capitale , se dirigea vers Poggio Reale et Capoue; on lui dut encore la fontaine du Môle à quatre issues^ les ponls de la Gava , de Fusaro, de Lagno, de Rialto, de Saint- André. La porte Pimentella dans la ville, et le fort Pimentellodans nie d'Elbe, la porte et la fontaine Médina, le palais à Pausilippe rappellent les noms d'autres vice-rois. Le pont de Pizzofalcone est l'œuvre du marquis de Monterey. Le comte d'Olivarès fit construire par Dominique Fontana des greniers et des aqueducs. Le comte de Lemos bâtit le palais royal, et son fils celui de l'université, toujours sous la direction de Fontana, et ces travaux coûtèrent cent cinquante mille ducats. Le fondateur ouvrit avec une solennité extraordinaire cette université^ à laquelle il donna des statuts et des insignes, en prescrivant que les chaires fussent conférées au concours^ accompagné de discussions. S'il faut en croire

1559 Dou Perafande Rivera, duc d'Alcala.

1571 Le cardinal Granvelle.

1575 Don Inigo Lopez Uurtado de Mendoza, marquis de Mondejar.

1579 Don Juan de Zuniga, prince de Pietraporsia.

15S2 Dou Pedro Giron, ducd'Ossuna.

1586 Don Juan de Zuniga, comte de Miranda.

1595 Don Henri deOuzman, comte d'Olivarès.

1599 Don Ferrant Ruiz de Castro, comte de Lemos.

1603 Don Juan Pimentel d'Herrera, comte de Bena vente.

1610 Dun Pedro de Castro, comte de Lemos.

1618 Don Pedro Tellez y Giron, duc d'Ossuna.

1621 Le cardinal Borgia de Candie.

Le cardinal Zapata.

1622 Don Antoine de Tolède, duc d'Albe.

1629 Don Ferrant Afan de Ribera, duc d'Aicala.

1631 Don Emmanuel de Guzroan, marquis de Monterey.

1637 Don Ramire G6zman,ducde Médina las Torres.

1644 Don Juan de Cabrera, amiral de Castille.

1646 Don Rodrigue Ponce de Léon, duc d'Areos.

1648 Don Inigo Vêlez, comte d'Onate.

1653 Don Garcia de Haro, comte ^e Castrillo.

1659 Don Gaspard Bragamonte Guzman, conite de Penaranda.

1664 Don fiscal, cardinal d'Aragon.

1666 Don Pedro Antoine d'Aragon.

1672 Don Antoine d'Alvarez, marquis d'Astorga.

167i Don Ferrant Fayardo, marquis de los Vélès.

1683 Don Gaspard de Haro, mafquis du Caypio.

1687 Don François Bénavidès, comte de Sainf-Ëtiènné. ' .

1696 Don Louis de la Cerda, duc'de Medinà Coeli.

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Giaofione plutôt que les faits, ces vice-rois furent tous reaiarquables par une sage politique; les règlements de tous portent le^'éaehet die la plus; haute intelligence, et tous s'atUiclièrent'à détruire les jeux, lès bandits, comme tous sur^t prèvem lés disettes. • . . ,

DafBs certains cas^ les vice-^rois deraieni prendre Favis d*un conseil de jurisconsultes, composé de trois Espagnols et de buH Italiens, ïi?ec' 00 secrétaire d'État; or, comme ce conseil absorba les anciennes attributions des commissions d'État et de «oar, toutes les affaires se trouvèrent sous la main du vice-roi. Comme grand connétable, il commandait Farmée et avait une cour personnelle i avec un grand justicier pour les causes criminelles jci^ viles, féodales; un grand camerlingue chargé dès recettes et des dépenses; un grand protonotaire, gardien des écrits royaux y et qui portait le premier la parole. dans les assemblées; un grand chancelier, garde-sceaux ; un grand sénéchal, maître de la maison royale, sttrinteiïdant des haras, des forêts, des châsses, outre qu'il Isurveiilait les préparatifs des' solennités. « *

' En conséquence^, 1^ caractère des vice-rois exerçait' une grande influence sur la direction des affaires publiques; car ils pouvaient être guerriers ou pacifiques, donx ou sévères^ actifs ou paresseux, omis du progrès ou stationnaires. Il leur appartenait de proposer aux emplois , dont beaucoup étaient fort lut^ratifs^ ce qui leur offraR roccasion de faire des marchés avantageux. Toujours étrangers , ignorant les usages et les besoins du pays , à peine commençaient-ils à les <5onnaîlre, qu'ils recevaient un changement; aussi, disait-on que, des trois années qu'ils occupaient d'ordinaire leur poste, ils passaient la première à faire justice, la seconde à faire de Targent, la troisième à se faire des amis pour être rtiaintenus*

Selon la réforme de Tolède, les tribunaux supérieurs étaient au nombre de trois : le sacré conseil de Sainte-Claire, qui^ composé de dix conseillers italiens et de cinq espagnols y Tun desqnels remplissait les fonctions de président, jugeait les affaires en troisième- instance; la cour de Vîcaria pour les- faits criminels et Fappel des eauses civiles ; la chambre royale pour les affaires fiscales. Venaient ensuite des tribunaux inférieurs, et chaque province avait des vicaires.

. Des emplois publics , une partie se vendait , et l'on conférait l'autre à des intrigants. Philippe IV mettait en vente jusqu'au droit le plus précieux, celui de la justice, « parce qu'il convenait

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