SA FIN
indignés^ tandis que la populace s'attache à lui davantage ; le fatal lou. Genovino le surveilto de près^ et^ dans le couvent du Carmioe^ où il était allé gour se oofifesser, les sicaires du gouveraendént parviennent à l'égorger. Le peuple^ qui Pidotàtrait la veille^ trâine alors ,son cadavre dans la fange; mais le lendemaÎBy les boulangers «tyant voulu faire le pain de vingt-cpiatre onces, son affection pour Masaniello lui revient ; il pleure^ vocifère et lui fait des fu^ nérailles conHneroi n'en eut jamais/ car il îut pieviré par quati«^ vingt milie citoyens. Les honneurs militaires lui «sont rendus par ceux-là même qui l'avaient assassiné, et quarante mille soldats; avec les tambours au son lugubre et les fusils renversés^ traînent les bannières dans la boue et accompagnent son cadavre au milieu du bruit des cloches et des canons. Le cercueil était recouvert d'un drap mortuaire brodé de couronnes et de palmes, avec l'épée et le bâton de général. Quatre mille prêtres et moines dirent îles messes pour le repos de son âme; puis: il fut attesté que la tét€ rattachée au buste avait remué les yeux et parlé; que. sa main avait saisi un rosaire et donné la bénédiction : dans> unese^ maine, pécheur^ tribun, roi, égorgé, sanctifié.
Cet assassinat n'apaisa point la révolte ; au contraire^ dans toutes les provinces^ la plèbe se souleva contre les barons : à ^ Gassano^ contre Je prince d'Ajerto ; à Salerne, à Avellino, contre lesSanseverino; àBerracapriola, à Procida, à Ischia, contre les Del Yasto ; à Gelano, contre les Piccolomini ; à Carniola^ contre le prince de Stigliand; àNardo, contre un certain Conversano dé la famille Ac-
r£spagne. Les meilleures histoires contemporaines sont celles de De Turri, de Thomas De Santis, et la Partenope liberata da docteur DonzelH, grand partisan de Masaniello. Le comte de Modène, Français, compagnon du dac de Guise» écrivit des mémoires qui ont été publiés eu 1826 à Paris, par le marquis Fortin, avec addition du catalogue raisonné de tous les ouvrages relatifs au soulèvement de Masaniello; ils sont au nombre de 58, en italien, en français, en anglais, en espagnol, en allemand. Depuis cette époque, on a publié dans le même but divers écrits, parmi lesquels le Diario di Francesco Cçipecelairo contenente la storia degli anni 1647 1650, Naples 1850, avec des notes précieuses du noarquis Ângelo.Granito. Un examen des historiens napolitains de ce temps a été fait par Alfred de Reumont, à la lin de son ouvrage Die Cara/a von Maddalouif Berlin 18&1. D^aulres en ont fait un sujet de dissertations érudites, de récils passionnés, grâce aux allusions; nous citerons entre autres Insurrection de Naples en 1647 par le duc de EivaSf ouvrage traduit de Vespagnol et pr^ cédé d'une introducUon par le baron Léon d*Hervey Sain l-Deny s, Vàris i849. Dans les milliers de lettres imprimées et dans celles, en plus grand nomlire ett< cére, qui restent inédites, se trouvent beaucoup d^espagnolisme:^, de fréquentes niaiseries et un style de parquet, mais peu de métaphores srientitiques.