CONDITION MATÉRUSLLE ET MORALE
réformes fit entourer l'enseignement de prescriptions restrictives, qui rabaissaient; à la confiance et h la spontanéité nécessaires surtout dans le temps où la nature se dévoile davantage, on substitua l'action perpétuelle de l'autorité effrayée. Les collèges se convertirent en monastères^ comme plus tard en casernes, de telle
' sorte que si Ton avait les avantages de la piété et des habitudes modestes, l'éducation civile manquait souvent ; les liens domestiques^ qui peuvent être la sauvegarde non-seulement des enfants, mais surtout des parents, se relâchaient partout; les âmes, ou s'affaiblissaient inévitablement , ou s'irritaient contre la règle et l'autorité, pour se déchaîner ensuite en violences.
La gravité, mot introduit alors, fait blâmer un manque aux convenances autant qu'un délit, et donne à tous une empreinte uniforme ; la régularité se charge d'éteindre la vivacité, de substituer ( comme on le dit des archevêques Borromée ) le rosaire à l'épée.
Le courage physique , la conception vive et prompte , si on les développe, rendent un peuple grand; comprimés, ils dégénèrent en astuce et en férocité ; pareillement, la vive intelligence se perd elle-même si elle repousse le calcul. Exclus des affaires de la patrie, les Italiens mettaient leurs talents au service des étrangers ; leur nom, au dehors, continua donc à être honoré, et leur littérature était imitée par les Anglais et les Français, comme euxmêmes imitaient celle des Espagnols. En France, la bonne société se modelait sur le type italien, et la langue s'italianisait; les soldats qui avaient fait les campagnes d'Italie voulaient en parler avec des termes italiens, et disaient infanterie, cavalerie, embuscades, sentinelles, escarpes, brave même ; mais les Italiens y étaient mal vus, parce qu'ils se glissaient dans tous les emplois (1), et l'on imputait au machiavélisme italien tous les maux
■de la guerre civile et de religion.
(1) Au temps de Mazarin, on chaotait :
Si vous n'êtei Italien Adieu tespoir de la fortune; Si vous n^êtes Itaiien Voîts n* attraperez jamais rien.
Dans les lettres do cardinal d'Os^at, on rencontre de fréquents italianismes : Aigrir les matières, ne pouvoir mais, marcher de bon pied en une aj faire , entrer en mauvais ménage, instiguer, occurrences, mauvaise satisfaction^ tcopeSt ayant tardé plus qu'il ne soloil; m* embrassa, me tenant serré une bonne pièce ( buona pezza); il me tournait à dire encore; la religion pâtit
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Le sentiment religieux se raviva beaucoup ^ surtout dès qu'il devint la base de ^éducation; il renaissait à travers les désordres de la vie^ de manière que Ton voyait se réfugier dans la dévotion les hommes qui avaient mené une vie tyrannique ou souillée de vices. La politique professait des maximes plus saines^ empruntées à la révélation; les arts et les lettres puisaient aux sources ecclésiastiques^ et la physique elle-même s'appuyait continuellement sur des principes d'ordre religieux. Un grand nombre d'individus obtinrent les honneurs des autels^ et à ceux dont nous avons déjà parlé nous ajouterons le Padouan Grégoire*Louis Barbadigo^ cardinal, évéque de Bergame, puis de Padoue, où il fonda^ avec la bibliothèque, le célèbre séminaire pour les études philologiques; le jésuite François-Jérôme deGrottaglia, qui, pendant quarante ans, prêcha sans relâche, mais brièvement et avec onction, aux soldats, aux galériens, aux pêcheurs, aux prostituées, qu'il ramenait aux sacrements abandonnés, à tel point que de huit à dix mille personnes communiaient à la fois.
Joseph de Gopertino près de Brindes, laïque franciscain, employé aux travaux les plus vils, tout humilité et pénitence, reçoit les ordres bien que dépourvu d'instruction; mais l'inquisition et ses supérieurs conçoivent des» doutes sur ses miracles et ses extases, et le croient hypocrite; l'humble religieux souffre même des reproches pour des fautes qu'il n'a point commises. Sébastien Yalfré de Verduno, dans le diocèse d'Âlba, montra dès son enfance une grande charité; devenu oratorien, il écrivit le Moyen de sanctifier la guerrcy la Brève instruction pour les personnes simples. Il opéra beaucoup de conversions à Turin^ dont il ne voulut pas être archevêque ; bien qu'il vécûf^toujours dans les hôpitaux, il entretenait, avec des évoques et des théologiens, une correspondance sur des questions importantes. Vércmique Giuliani de Mer-
trop en temps de guerre. Réciproquement, le français était peu connu en Italie, parce que lui-même s'exprime ainsi à chaque instant : Le cardinal d*AS' coli me fit lire et expliquer en italien la lettre : monsieur le cardinal Lancelot me fit lire et interpréter en italien la lettre que votre majesté lui écrivait , etc. Et à Venise : Je bailli au ,duc les lettres de votre majesté avec une traduction en langue italienne, laquelle j'avais faite sur la copie que vous m^en aviez envoyée. Dans les arctiives de Venise, on trouve la correspondance de diverses cours, et surtout de celle d^Angleterre, écrite en italien. L'ambassadeur français parlait au sénat de cette république par Tintermédiaire d'interprète, ce que ne faisait pas celui d'Espagne; le doge, répondant au premier, s'excusait s'il n'avait pas bien compris , s'il ne comprenait pas bien le français, etc.^ etc.
DÉTOTION. i9K
catello prit Thabit; de capucine, eut des vision»^ éprouva des souffrances extraordinaires, reçut les marques de la couronne d'épines, et le Christ imprima ses plaies sur son corps; le saint Office refusa de croire à ces prodiges, son confesseur l'humilia de toutes manières^ et pourtant il dut avouer que Dieu Thonorait de faveurs spéciales. Nous trouverions dans les cloîtres Pacifique de San Séverine, Bonaventure de Potenza, Bernard dWfida, Thomas de Gora qui, ne pouvant obtenir de passer aux Indes, se fit missionnaire dans le pays^ où il opéra de nombreuses conversions. Bernard de Corleone en Sicile, ennuyé de la profession de cordonnier, embrassa la carrière des armes; mais, jeté en prison pour cause d'indiscipline, il revint aux sentiments pieux, se fit capucin et fut un modèle de vertus.
Mais, comme la grave dévotion ouvrait seule la voie aux fonc* tions et aux honneurs, elle dégénérait en hypocrisie ou bien en sombre superstition. On voyait se multiplier les pratiques conventionnelles et les petites dévotions de sacristie, d'où le cœur est absent, et qui laissent l'âme sans aliment; les dogmes n'excitaient ni attention ni résistance, parce que, fût-ce par simplicité ou par irréflexion, on adoptait des formules de foi qu'il suffisait de répéter. Toutefois, le nom d'hérétique inspirait une telle horreur, qu'on ne voulait pas lire les meilleurs ouvrages des Allemands et des Anglais d'alors, ni faire le commerce Ê^vec les Hollandais et les huguenots. La dévotion, cependant, n^empêchait pas les desseins pervers , les brigands se couvraient de reliques, et l'on obtenait des indulgences pour accomplir quelque méfait (1). Les églises étaient 'exposées non-seulement aux vols des bandits, mais aux profanations, soit comme rendez-vous d'amants, soit comme cham[)s cl(^e querelles, qui amenaient même l'effusion du sang. £n 1630, on donna dans la cathédrale de Palerme une grande représentation sur la délivrance de Jérusalem; les jésuites, en l'honneur d'une infante d'Espagne née alors, jouèrent, outre une cène qui coûta six cents ducats, une comédie où le public intervint avec des nuées remplies de danseurs et d'autres appareils. Les bénédictines de dame Albina représentèrent aussi un drame, dans
(1) « Le duc de Savoie, ces jours derniers, a obtenu du pape que tous les soldats de son armée pussent, une fois durant leur vie et une antre à l'article de la mort, être absous de tous les pécliés et cas réservés au saint-siége... Cette demande m^a donné à penser quUl veut les faire combattre non-seulement dans une guerre légitime contre les infidèles, mais pour soutenir quelque misérable dessein qu'il peut avoir. » D'Ossat, Lettre cglvi.
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lequel, avec Tautorisation du pape, elles avaient introduit même des hommes : occasions de nouveaux scandales dans les églises.
Des convenances d^état et souvent même la violence ou la séduction des familles poussaient les jeunes gens dans les monastères ; les parents se débarrassaient ainsi des cadets pour assurer la fortune des aînés. Des faits romanesques rendirent fameuse Virginie^ fille du comte de Leyva, seigneur de Monza ; forcée de prendre le voile, elle se souilla de graves méfaits jusqu'au moment où le repentir la jeta dans un genre de vie très-austère. Arcangela Tarabotti; renfermée dans Sainte-Anne de Venise à Tâge de onze ans, a ne fut religieuse ni par Thabit ni par les mœurs, celui-là follement mondain, celles-ci mondainement folles; » bien qu'on ne lui eût enseigné ni à lire ni à écrire, elle s'appliqua à rétude pour se soustraire à l'ennui, et composa des ouvrages, entre autres la Simplicité trompée ou la tyrannie paternelle (i) et r Enfer monacal; dans ces livres^ désordonnés mais passionnés^ elle révèle la violence dont elle a été la victime, maudit les pères qui forcent la vocation de leurs enfants, et, par des arguments appuyés d'autorités sacrées et profanes, elle soutient la liberté de la femme dans le choix d'un état. Gagnée par les pieuses exhortations du patriarche Frédéric Gornaro, elle se résigna d'abord à son état, et finit.par en être heureuse; « elle abandonna la pompe des habits, qui avait pour elle tant de charmes. » En expiation de ses œuvres précédentes, elle écrivit des livres dans uu sens opposé^ comme le Paradis, la Lumière monacale, la Voie pavéepour aller au ciel , les Contemplations de l'âme aimante, le Purgatoire des femmes mal mariées; sur le point de mourir, elle supplia qu'on mit au feu ses autres écrits.
Marc-Antoine, comte de Vignanello, et Octavie Orshiie avaient donné le jour à Clarisse; malgré son goût précoce pour les vanités, elle dut entrer comme religieuse dans le couvent de Saint- Bernardin de Viterbe, sous le nom de sœur Hyacinthe. Remplie de caprices et de dédains, elle voulut avoir une chambre distincte, qu'elle orna avec somptuosité. Tout entière aux choses mondaines, elle remplissait avec distraction ses devoirs religieux ; mais, atteinte d'une grave maladie, elle envoya chercher un confesseur qui, pénétrant dans sa chambre, et frappé de ce luxe fncompatible avec son état, la menaça des feux de l'enfer; Sœur Hyacinthe
(1) L'édition elzévirienne de 1654, dédiée à Dieu, avec l'épigraphe : La dévO' iion forcée n'est pas agréable à Dieu, est très-rare.
CLERaÉ. • 197
résolut alors de réparer le scandale de sa conduite, demanda pardon à ses compagnes et donna à la supérieure tout ce qui lui appartenait ; revenue à la santé^ elle se livra entièrement aux austérités et aux macérations. Une épidémie ayant éclaté , elle institua un hôpital et les oblates de Marie, qui devaient mendier pour les convalescents^ les prisonniers et les pauvres honteux.
Les mœurs et Tinstruction du clergé s'améliorèrent par suite des pressantes recommandations du concile de Trente ; cependant, les mémoires contemporains nous montrent combien il conservait encore des habitudes séculières et de sa dépravation d'autrefois; en effets à Tombre de ses privilèges raffermis, il courait sans vergogne après les biens de ce monde, au point de tenir des boutiques et de convertir en magasins les églises et les presbytères. Dans leurs visites pastorales^ les évéques trouvaient des prêtres publiquement concubinaires, ou poussant la violence jusqu'à dévaliser les voyageurs sur les routes; quelques-uns même abritaient à Tombre des autels les assassins et la contrebande. Trois prévôts des Humiliés chargèrent le diacre Farina de tuer saint Charles, qui échappa miraculeusement ; le prévôt de Seveso avait fait de son église une caverne de voleurs^ et les sépultures cachaient les victimes de ses fureurs criminelles.
Rome, dès que l'immoralité y diminua, devint une arène d'intrigues et d'ambitions. Lorsque les cardinaux étaient ministres d'Espagne, de France, gouverneurs, condottieri d'armées, comme Richelieu et Mazarin, Lavaîette, Albornoz, Trivulce, Granvelle, Grimani, Borgia, Zappata d'Aragona; lorsque chaque État en avait un à Rome qui, comme son protecteur, devait intriguer et s'agiter dans son intérêt ; lorsque la politique avait pour but essentiel d'acquérir de la puissance à la cour pontificale en gagnant les prélats les plus influents , et surtout ceux des familles princières de l'Italie, pouvait-on en attendre une piété édifiante et l'étude de la science de Dieu? Les maisons de Savoie et d'Esté, les Gonzague, les Farnèse, les Barberini, les Altieri avaient toujours un ou plusieurs cardinaux^ qui luttaient souvent de magnificence avec le pape ; parfois même, la première jeunesse passée, ils déposaient la pourpre pour se marier. Le cardinal Aldobrandini, quand il passa en France comme nonce, en 1600, reçut mille écus par jour, outre ses revenus, et une somme considérable pour ses premières dépenses (1). En 1670, le duc de Parme
(1) D^OfiSAT, Lettre ccxuii. Le cardinal François Barberini ^tretenait>oprè8
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envoya^ pour complimenter le nouveau pape, Clément X^ le comte de San Secondo, qui se rendit à l'audience avec dix-huit prélats et cent cinquante carrosses. Le cardinal' Albert d'Autriche (dit le chevalier Dolfin dans sa relation de Rome ), toujours au milieu du bruit des armes et des tambours^ fait tant parler de lui^ qu'il mérite plutôt d'être compté parmi les célèbres capitaines que parmi les prélats.
Le cafdinal Renaud d'Esté aspirait à devenir le protecteur de l'empire; mais^ las des tergiversations des Espagnols, il se tourna du côté de la France, qui fut heureuse d'acquérir ce prélat, fort par son caractère et ses relations de famille. Il venait à peine d'être nommé le protecteur de cette puissance, lorsque parut à Rome l'amiral de Castille, ambassadeur d'Espagne, qui nou-seu* lement ne l'invita point à sa cavalcade, mais réunit des forces dans son palais; le cardinal en fit autant, et toutes les fois qu'il sortait, il s'entourait de bravi et de nobles venus de Modène« Les seigneurs et le pape s'interposèrent vainement, et l'on s'attendait chaque jour à un conflit; en efTet, les carrosses de ces deux hommes orgueilleux s'étant rencontrés près de Gésu, on entendit un coup de pistolet. Le peuple se met à fuir, les hommes de l'amiral font feu, blessent plusieurs innocents, puis s'enfuient eux-*mémes, laissant découvert l'amiral, qui parvient à se retirer sans blessures, mais plus furieux que jamais. Il envoya demander de l'argent et des homipes au vice-roi de Naples, qui refusa de seconder ses vainos bravades. Le pape parvient à les réconcilier, et le bon peuple de Rome applaudit bruyamment au cardinal, qui avait si bien soutenu l'honneur de la France.
Les conflits de préséance , surtout entre les ambassadeurs de France et d'Espagne , étaient continuels. Le concile de Trente en fut troublé autant que par les hérésies; car le pape, dans la persuasion qu'il tournerait contre lui et peut-être contre l'Église celui qu'il renverrait au second rang, n'osait pas se prononcer ; enfin, les guerres civiles l'amenèrent à préférer le roi Très-Chrétien, parce qu'il y avait plus à craindre une apostasie
de Henriette de France, reine d'Angleterre, des agents qui, oatre leurs fonctions de ministres pontificaux, cherchaient à y rétablir la religion catholique. Dans cette voie trayailla surtout le comte Charles Rossetti, qui s^efforçait d^obtenir la liberté de conscience et de culte pour les catholiques, et môme de convertir le roi. L'archevêque de Cantorbéry se montrait disposé à se retirer à Rome si on lui assurait la pension de quarante-huit mille livres ; mais le ]^uple de Londres en ayant eu connaissance, assaillit Rossetti, qui dut prendre la fuite. WiCQUEFORT, V Ambassadeur,
CONFLITS DE ?IUÊSéANGE« 199
de sa part. Le jour du couronnement de Grégoire XIV, Albert Badoerô^ ambassadeur de Venise, prétendit qu'il devait figurer immédiatement après celui de l'empereur, et avant tous les autres ; or, comme le sénateur de Rome réclamait ce poste , il déclara quil n'assisterait point à ce couronnement; le pape ordonna donc au sénateur de quitter Rome avec deux gonfaloniers qui l'accompagnaient. Le prélat Genturione , archevêque de Gènes et prolégat, rencontre le cocher de Saint-George , neveu du pape , et le bâtonne parce quil refuse d'écarter le carrosse vide ; Saint- George en porte plainte au pape , et, ne se trouvant pas satisfait, quitte la ville et l'État , bien que le pape envoie quelqu'un pour le rappeler (1).
Le Portugal s^était soustrait à la domination espagnole , et, par suite , on le considérait comme rebelle ; ayant envoyé l'évêque de Lamego comme ambassadeur à Rome , le marquis de los Vêlez, ambassadeur d'Espagne , exigeait qu'il ne fût pas reçu, mais vainement; toutefois, conformément à des prescriptions qui réglaient sa conduite, il fut tenu, dans le cas où il rencontrerait l'ambassadeur espagnol, d'abaisser les rideaux de son carrosse. Los Vêlez, informé' que l'évêque était allé visiter monseigneur de Fontenay, envoya chercher des armes , qu'il distribua parmi lés siens avec ordre , si les rideaux du Portugais n'étaient pas baissés, de couper les jarrets des chevaux. L'évêque, prévenu de ces menaces, s'entoura de gens armés, et les deux rivaux s'étant rencontrés, une fpsillade commença, qui fit périr des deux côtés des individus et des chevaux. Rome alors se mêle à la lutte; il faut envoyer des soldats; les querelles se multiplient, et les deux ambassadeurs se retirent dans des directions opposées.
Dans la peste de 1656, le vice-roi ne permet l'entrée de Naples qu'avec une autorisation des ministres royaux, et l'archevêque publie qu'il faut pour les ecclésiastiques la permission épiscopale ; le vice-roi refuse , un conflit s!engage , et, en attendant , il mourait chaque jour quinze mille personnes. Puis, il vient parfois de l'Espagne un décret qui enjoint de reconnaître par serment, dans toutes les églises , dans toutes les écoles , l'immaculée conception de la Viei%e Marie; les évêques protestent contre cette ingérence du gouvernement, qui prétend statuer sur des matières de leur compétence ; les dominicains refusent de professer une
(1) D'OssAT, Lettres de 1598. Ces lettres sont remplies de semblables prétentions.