TITRES
pagne^ célébrées à la cathédrale de Naples , l'archevêque veut qu'on donne le coussinet à tous les évéques présents ; le vice-roi s'oppose à cette nouveauté , la cérémonie est suspendue, et Ton transporte le somptueux catafalque dans la chapelle royale. Cré-^ mone et Payie plaidèrent quatre-vingt-deux ans devant les tri* bunaux, sans parler des livres publiés à l'occasion , pour savoir laquelle devait avoir le pas sur l'autre ; enfin, le sénat de Milan , a après grave examen et avec maturité de conseil, décida qu'il ne décidait rien. x> Le général Jean Serbelloni, combattant dans la Yalteline en 1625, ne voulut pas ouvrir une dépêche dont l'adresse ne portait pas tous les titres qui lui étaient dusj il ignora par suite l'approche de l'ennemi, qui le mit en déroute.
Les titres étaient prodigués , ce qui caractérisait l'orgueil substitué à la fierté; tout noble obtenait Y illustrissime et Vexcellen," tissime, et l'on donnait même aux plébéiens Yillustre et le très^ illustre , qui suffisait à des princes dans le siècle précédent. Le comte Olivarès, vice-roi de Naples, défendit l'usage de ces titres , avec injonction de n'écrire que seigneur duc, seigneur prince ^ seigneur comte ou docteur, mais son décret ne fut point observé. Le pape» ne voulant pas que les titres dus aux cardinaux fussent communs à d'autres, leur donna celui à^éminence, mais il ne put empêcher qu'il ne fût pris par les électeurs de l'empire. Le conseil de la république de Saint-Marin, qui s'intitulait illustrissime, voulut se qualifier de prince. Combien de menées , combien d'argent dépensé de la part des princes pour obtenir un titre ou un rang supérieur à celui d'un rival (1) ! Pour cette vanité, quelle pompe et quelle solennité dans les ambassades ! Les pauvres Grisons eux-mêmes, en 1604-, alors qu'ils recherchaient l'alliance de Venise, envoyèrent à cette republique sept ambassadeurs avec cent cinquante individus , qui furent tous défrayés par la seigneurie et reçus avec des honneurs tels, que personne, depuis Henri lll, n*en avait çhl^us de pareils ; des cavaliers et des fantassins accouraient à lefur rencontre de toutes I^ villes ; toutefois, au lieu d'être accueillis par soixante gentils-
(t) Habert Languit se moque de lavaDité des princes italiens, qui demandaient le titre de roi à la cour de l'empereur : iVam de ejusmodi nugis tanto conatu in hac aula agitur ah ipsis, ut nobis^ampla materia ridendi preeheatur.,, Novit aula cxsarea uti vanitate ïtatorum ad sua commoda : quare non est quod Sabaudus speret se per tiispanum aut quemquam alium consecuturum id quod ambit, nisi multum pecunix in eam remimpenderit. Lettre de Prague, août 1575, mars 1578.
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hommes, comme les ambassadeurs des puissances, ils ne le furent que par quarante , et on ne les admit point aux Pregadi. Les prétentions des divers représentants constituaient une science trèscompliquée ; chacun d'eux^ à son tour^ réclamait des privilèges exorbitants^ l'immunité pour les gens attachés à leur personne^ pour leur maison et son voisinage, qui devenait ainsi un refuge de voleurs et un entrepôt de contrebande. Le comte de Gantecroix^ ambassadeur impérial à Venise en 1606, faisait un lupanar de sa demeure^ tenta d'assassiner sa femme, fit tuer le majordome et fabriquer de la fausse monnaie ; la seigneurie obtint qu'il fût rappelé (1). Nous rencontrerons d'autres exemples.
Telle fut la source d'où sortit l'importance suprême attribuée au point d'honneur. Les duels pour des paroles offensantes et pour atteinte à l'honneur, inconnus des anciens , naquirent dans le moyen âge de la personnalité dominante et du droit du poing que chaque seigneur s'arrogeait; ils survécurent même à cet ordre de choses , dont ils étaient un fruit naturel et un correctif. Les princes, qui s'attribuaient les prérogatives royales , s'efforcèrent par tous les moyens de faire cesser le duel ; le pape Jules II, au mois de juillet 1505, le défendit dans tous les domaines dépendant immédiatement ou médiatement de l'Église , ce pour quelque raison que ce fût, même alors que les lois l'auraient permis. » Mais le 29 juin 1522, Charles-Quint tenant le parlement comme roi de Sicile, reçut une remontrance, ainsi conçue : En vertu d'un décret, quiconque dans le royaume se bat avec un autre par lequel il prétend avoir été offensé , est soumis à de graves peines , d'où naissent des inconvénients énormes et des supercheries, qui ont pour résultat des exils , des blessures et des morts; tous ces maux seraient évités si l'on abolissait ce décret, et si chacun pouvait venger son honneur par le duel ; en effet, beaucoup s'abstiendraient d'offenser les autres, et l'injurié se vengerait en défiant son adversaire sans insulte ni fraude ; en conséquence , on suppliait sa majesté d'abolir ce décret, et de laisser chacun venger son honneur. Le bras ecclésiastique ne voulut pas consentir à celte demande, qui dès lors fut repoussée (2).
Malgré les défenses, l'abus se maintenait; bien plus, dès que manquèrent les occasions publiques d'exercer le véritable courage, il resta celui de parade, et non-seulement l'acte, mais une doc-
. (1) WiCQUEFORT, P Ambassadeur.
(2) Capitula regni Sicilia édita ab ilL Fr. Testa, tome ii, p. 57.
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trine compliquée de la vengeance et du combat singulier entra comme une science dans Téducation chevaleresque. Cinquante auteurs environ publièrent des traités sur la matière , avec appareil de syllogismes, en invoquant les oracles de la jurisprudence et les autorités de philosophes et de poètes» sans même oublier les Saints Pères et cet évangile où il est écrit : Si quelqu'un vous donne un soufflet sur la joue gauche, présentez encore ladroite. Possevino composa même un oremus, dont relTet est de faire acquérir de grandes forces à celui qui le récitera avant d'en venir au combat^ et dans lequel le duelliste promet à Dieu, que, s'il lui arrive de tuer son adversaire, il en aura beaucoup de regret.
Dans ces livres, on commence par de subtiles définitions de l'honneur et de ses œuvres, cherchant à déterminer s'il se trouve dans l'honorant ou Vhonoré; Tinjure est considérée dans la quantité , la qualité, la relation, l'action, la passion, le temps, le lieu, le mobile, avec distinction des offenses tournées, retournées, compensées, redoublées, propulsées, répétées, ripostées, nécessitées, volontaires, volontaires-nécessitées et mixtes. La doctrine du carico (charge), c'est-à-dire l'obligation de manifester sa susceptibilité, de repousser, de contester, de prouver et de reprou^^er, avait une importance suprême : d'où l'aphorisme, que le a carico naît quelquefois de l'injure, mais jamais l'injure du carico. » On avait recours aux mêmes subtilités pour définir l'inimitié et le ressentiment ; puis venaient la vengeance transversale, l'avantage , la supercherie , l'assassinat, la voie indirecte , le mauvais moyen, la trahison , la perfidie, et les questions : quand faut-il prendre fait et cause pour d'autres? une injure est-elle effacée par une autre semblable? Le Miroir d^ honneur énumère une série de présomptions , c< en taisant néanmoins les cent et les mille autres que Ton pourrait ajouter. »
Cette science avait pour base le démenti, qui peut être affirmatif, négatif, général , particulier, conditionnel , absolu , privatif, positif, certain, stupide, singulier : général pour la personne, général pour l'injure , général pour l'une et l'autre; valide , invalide , dédaigneux, injurieux, suppositif, circonscrit, couvert, vain, nui, scandaleux, véritable, donné véritablement, faux, donné faussement ; il peut tomber sur la volonté , sur l'affirmation , sur la négation ; il y en a de légitimes , d'impertinents ou de ridicules, de désordonnés, de généraux sur des choses particulières, ou de particuliers sur des choses générales. Combien de subtilités pour distinguer les démentis valides de ceux qui ne l'étaient pas ,
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le demandeur démenti injuriant du prévenu menteur injurié^ le demandeur provoquant du demandeur provoqué ! Puis, on discutait sur les moyens de prouver, de poursuivre, de maintenir, de vérifier^ de défendre, de soutenir; sur le demandeur qui se feint prévenu ; sur le demandeur interprétatif qui oppose des exceptions de compensation ; sur le demandeur qui joue le rôle de prévenu provoqué pour la forme de ses paroles.
La discussion roule alors sur le fait de formuler une plainte, de la changer, de l'accroître , de l'établir, de l'abandonner, sur les exceptions dilatoires et péremptoires. On connaissait une cinquantaine de formules et de clauses différentes à mettre sur les cartels : quand et comment faut-il refuser, rejeter^ repousser? quelles sont les armes des chevaliers? quel mouvement est honteux? de quelle pièce de l'armure la perte est la plus déshonorante ? doit-on accepter le défi des vilains ou seulement des nobles ? le choix des armes et la désignation du champ clos appartiennent-ils au provocateur ou bien au provoqué? Quel sera le vainqueur, si les deux combattants périssent? Les seconds, alors comme aujourd'hui , s'ingéniaient plutôt à exaspérer les adversaires , afin de pouvoir recueillir de rhonneur là où ils ne couraient aucun péril; mais s'ils parvenaient à les réconcilier, de nouveaux débats s'élevaient sur la satisfaction, sur la paix, générale ou particulière^ externe ou interne, naturelle, civile, publique, domestique; sur les différences entre la paix, la réconciliation et le replâtrage, entre la satisfaction et la restitution, la peine et le châtiment, la confession , le repentir et l'humiliation, le pardon et la miséricorde , et sur les six manières de se rétracter.
Voilà sur quelles matières les contemporains de Galilée, de Torricelli et de Bacon exerçaient leur intelligence ! et par ces travaux s'immortalisèrent Paride du Pozzo, Muzio, Jean de Legnano, Lancellotto Conrad, Jules Ferretti, Altendolo,Possevino, Camille Baldi, Bélisaire Aquaviva , Antoine Bernardi de la Mirandole, le Milanais Birago, Parisio, Jacques Castiglio, Pigna, Albergati, Gessi , Ansidei, Fausto, Romei , Roland Pescetti , Toninna. Dans le dialogue du jurisconsulte Marc Mantua , sont décidées cent questions et plus; dans la bibliothèque d'un gentilhomme devaient se trouver les Cinquante cas d'Olevano, le Miroir d'honneur^ la Paix en prison, le Démenti en jugement, les Conclusions du duel et de la paix, évangélistes de f humaine réputation^ dont les pa* rôles servent à remplir de tant de dogmes de foi et d'honneur les marges des écrits chevaleresques.
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Chaque pays avait un grand praticien^ chargé de résoudre les cas multiples que faisait naître le point d^honneur, d'apaiser les discordes, de régler les duels, de mettre par écrit, son opinion que l'on appuyait de la signature d'autres duellistes ; ainsi , cette génération pacifique avait continuellement l'épée à la main et des menaces sur les lèvres. A Milan ^ on voyait fréquemment les nobles se battre entre eux et avec les officiers espagnols; à ces combats prenaient part les seconds, les tiers, parfois même six ou huit individus de chaque côté. ANaples, le marquis de Monterey menaça d'une amende de deux mille ducats et d'un exil de cinq ans quiconque se battrait en duel; pour la seconde fois, la mort, et les témoins étaient punis d'une amende. En 1638 il y eut, pour affaires de femmes, en six jours, entre des jeunes gens distingués, cinq duels qui coûtèrent la vie à Ferrant Garacciolo et à Charles de Sangro, âgés de vingt ans. Peu de temps après, deux Pignatelli, avec leurs amis, se battirent contre Scipion Montfort, chevalier de Malte, et furent tués. Ces duels ressemblaient parfois à de véritables batailles; au mois d'octobre 1630, il y eut à Saint- Pierre de Maïeila une mêlée régulière entre les Aquaviva et les Caracciolo , et les sbires ne purent les séparer avant qu'il restât un mort et une douzaine de blessés; les autres se réfugièrent à Saint-Antoine, où ils se défendirent en règle. Ces inimitiés s'abritaient quelquefois sous les noms des Guelfes et des Gibelins; mais au lieu de deux amants de la même femme, jaloux l'un de l'autre, se surveillant et se haïssant mutuellement, sauf à s'unir dans l'a» mour de la patrie , ce n'étaient que des rivaux de rancunes héréditaires , de vengeances quotidiennes, dévoués servilement à l'un ou à Tâutre des ennemis communs; ainsi, à Bologne, les Pepoli restaient fidèles à la France , et les Malvezzi à l'Espagne.
C'était là, pour ainsi dire, le côté légal des querelles; mais d'autres , entourés de bravi, opprimaient les habitants des villes ; ou bien, après avoir acheté un fief au trésor besogneux , ils s'y fortifiaient pour agir en maîtres, en sortira l'improviste pour commettre des méfaits, et parfois se présenter à la cour avec un cortège qui était plutôt une menace qu'un signe d'honneur. Le gouverneur Fuentès promit une forte somme à celui qui livrerait mort ou vif François Secco-Borella , feudataire de Vimercate, coupable de violences et de meurtres infinis , entre autres de celui de Lucie Vertemate, qu'il tua parce qu'il ne put triompher de sa vertu; mais cette promesse, répétée souvent, indique que le criminel resta impuni. Jean-Paul Oslo, seigneur d'Usmate, en 1608, de sa
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maison à Monza^ d'où ses regards plongeaient dans le couvent de Sainte-Marguerite, se fit aimer de sœur Virginie de Leyva; il pénétra souvent dans le monastère , parvint à l'enlever et tua une religieuse pour qu'elle ne révélât point le fait; bien plus^ il emmena deux autres complices ^ dont il précipita Tune dans le Lambro et l'autre dans un puits, où elle découvrit plusieurs cadavres ; retirée de là miraculeusement, elle servit de témoin contre le scélérat, qui fut condamné à mort par contumace, et l'on démolit sa maison sur l'emplacement de laquelle se dressa une colonne infamante.
Jean François Rucellaï , en 1656 , résident du grand-duc à Milan, y fut assailli en plein jour, et le gouverneur comme le sénat dut se borner à gémir. Au moment de partir, il annonça que tous ceux qui l'assisteraient seraient bien vus du roi -, en effet, le marquis Ânnibal Porrone qui, à Milan, entouré de bandits, se moquait des bans qui mettaient sa tête à prix, envoya cent de ses affîdés qui raccompagnèrent de maison en maison pour faire ses adieux^ puis l'escortèrent jusqu'à Plaisance. Ce Porrone signala sa jeunesse par une foule d'excès contre l'honneur et la vie des autres : il distribue des coups de bâton etd'épéej mis en prison, il trouve le moyen de s'enfuir ; remis en liberté grâce à l'argent et sur les prières d'amis, il continue son genre de vie, et sa fameuse arquebuse fait taire la justice et les juges; puis il se retire dans un couvent, et là, comme sur le parvis, il se livre à toutes sortes de forfanteries , brave les recherches de la justice , et poursuit le cours de ses méfaits et de ses meurtres; enfin, il sortit de la ville et vécut longtemps à Venise, où peut-être il fut assassiné.
Bernardin Yisconti , que ses crimes obligeaient de quitter Milan, le traversa suivi d'une bande de gens armés et au bruit des trompettes, passant devant le palais ducal et laissant aux portes un message d'injures pour le gouverneur ; il se retira dans le château de Brignano dans la Geradadda, bâti sur les confins du Milanais, du Bergamasque et du Brescian, d'où il insultait l'autorité, entouré de féroces malfaiteurs, parmi lesquels, cuisinier, marmiton, valets même avaient les mains souillées de sang. Plusieurs bans le signalèrent à la vindicte publique, mais en vain, jusqu'au moment où il fut converti par les sermons de Frédéric Borromée.
Un certain Pinicelli de Busto, enrichi par la ferme des octrois, excitait l'envie des vieux seigneurs, d'autant plus qu'il osait visiter leurs carrosses quand ils entraient à Milan. Après en avoir fait examiner un du comte Dugnani, il vit; le lendemain , une bande
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d^estafiers bàtonner ses agents; puis, Dugnani en personne lui signifia que, s'il le poursuivait en justice» il le payerait de la même monnaie^ dût-il lui en coûter deux ou trois mille écus. Picinelli se le tint pour dit, et désormais on ne toucha plus aux carrosses de Dugnani, Le même seigneur devait quatre-vingt-dix livres à un marchand qui, ne pouvant les avoir autrement, lui envoya un sbire avec la citation; aussitôt Dugnani envoya faire le payement, et, par quatre-vingt-dix coups de bâton distribués au sbire, il lui apprit à ne plus servir d'intermédiaire à la justice contre un chevalier. Il est vrai qu'à la suite d'une plainte portée contre lui , Dugnani dut chercher un asile dans un couvent, et dépenser deux mille écus pour échapper à des poursuites judiciaires ; mais dès lors, chacun le respecta. Plus tard, il blessa grièvement un capitaine, ce qui l'obligea de se réfugier de nouveau dans la même église, et de s^entourer de nombreux gardiens pour s'abriter contre les parents du blessé, jusqu'à ce que la justice fût satisfaite.
Nous avons déjà parlé des grands malfaiteurs toscans et romains; mais ils abondaient encore dans les pays de justice sévère, comme le territoire vénitien. Octave Avogadro de Brescia était chef de bandits, et proscrit par les Dix, le grand-duc et Henri TV sollicitèrent sa grâce (i). Le vendredi saint de 1609, Laurent Pignoria (dont les lettres sont des plus vives et des plus instructives) écrivait de Padoue : a Que dans les jours de ia semaine c( sainte, on voie ici certains faits tragiques, je ne sais à quoi a l'attribuer... Dans la nuit de dimanche, quelques individus, c( après avoir pénétré dans la maison de Marc-Antoine Conradin, <x l'ont égorgé, en enlevant sa femme, sa nièce et la domestique. a La cour les a fait poursuivre ; on a ramené les femmes à Padoue, a mais après avoir échangé des coups d'arquebuse avec les ravis- « seurs, qui sont tous parvenus à s'échapper, bien qu'on en ait a blessé quelques-uns. Conradin avait communié le matin, et pasor sait pour un homme de bien. Le lundi au soir, Scola s'est vu or assailli dans notre paroisse par un coquin qui l'a blessé d'un coup « de pistolet au bas des jambes , de manière que s'il vit il restera a estropié de ces deux membres. Nous aurions à raconter plua sieurs attentats semblables, auxquels nous4ie savons comment a remédier. »
L'Italie, ne formant pas une nation, cessa d'avoir des armées
(1) D'OssAT, Lettre cxlviu.