‹ Histoire des Italiens, trChapitre 10 sur 176 · EXPÉDITION D'ALGER · texte numérisé non relu

EXPÉDITION D'ALGER

dérabtes. Des pluies extraordinaires convertissent le camp en marais; Pempereur, contraint de battre eif retraite sous les yeux de l'ennemi^ dut, pour atteindre un lieu d^embarquement^ traverser miUe dangers avec son armée^ faisant trois lieues en trois jourS; et sans cesse harcelé. Au retour, une nouvelle tempête dispersa les navires^ qui abordèrent diflicilement^ les uns en Espagne, les autres en Italie; Charles lui-même^ monté sur un mauvais bâtiment^ n'atteignit le continent qu'avec beaucoup de peine.

François !•' jetait les hîiuts cris à Toccasion du meurtre de ses envoyés et de la mauvaise foi de Tempereur, qui, malgré sa promesse^ refusait de lui céder le Milanais:!' Autrichien, disait-il^ non content de recourir à l'assassinat, avait gagné, par la subornation, les châtelains de Pizzighitone, Crémone, Soncino, Trezzo- Lecco, quelques Siennois et plusieurs Piémontais. Alors il atta- isaa qua subitement avec trois armées les impériaux à Perpignan^ ***^'' dans l'Artois et le Luxembourg, tandis que la flotte turque^ commandée par Barberousse et montée par l'ambassadeur de Sa Majesté très -chrétienne, dévaste les côtes d'Italie, brûle Reggio et se présente à Feinbouchure du Tibre. Les bonnes mesures prises par Cosme de Médicis préservèrent à peine la Maremme.

La guerre, dans ce moment , exerçait ses ravages en Hongrie, dans la France et à l'extrémité orientale de l'Italie. En effet, François I®', irrité contre le duc de Savoie parce qu'il avait accepté en don de l'empereur la ville d'Asti , allégua des prétextes pour demander la restitution de Nice, qui, sur le refus du duc, i^^^ fut assiégée par les fleurs-de-lis, unies à la demi-lune (1). Nice »»»»• dut céder, mais le château tint ferme, et Barberousse se retira emmenant avec lui beaucoup de Niçois pour la chiourme ou ks harems, un grand nombre de Maures que le roi de France lui avait donnés, et tous les Turcs prisonniers qu'il trouva sur ks navires français, lesquels furent pillés comme ceux des ennemis; mais la flotte sicilienne enleva quatre bâtiments, qui emportaient pour les bagnes et les sérails turcs cinq mille chrétiens et 200 religieuses, qu'elle conduisit à Messine.

L'année suivante, Barberousse dévasta l'île d'Elbe, brûla Piom* bino, prit Telamone, Potercole, Giglio; à Ischia, Procida, Li-

v) Le duc de Savoie fit frapper des médailles avec la légende : Nicea a TurcU *' Gallis obsessa.

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