PORTA
«iUifêioiis d'une imagination troablée^ et pourtant il est rem-
i d'apparitions^ d'esprits^ comme il croît que les incubes en-
nditmt des enfants^ et que les sorcières déposent ta vérité dans
i procès. Cardan n'en a pas moins une place durable dans
listmie des sciences pour des observations pleines de finesse
de sagacité, comme aussi pour un grand nombre de décou-
rtes, parmi lesquelles on distingue la fùrmuU cardcmique et
posnbilité d'instruire les sourds-muets.
Le Napditain Jean-Baptiste delU Porta fonda dans sa propre i5eioiGi5
meure une académie des carets, où n'étaient admis que ceux qui
aient découvert quelque remède ou quelque machine nouvelle.
06 la Maçie nainrelle^ il expose tous les songes, les formes
bstantielles des intelligences, émanation de la divinité. 11 existe^
on lui, un esprit n^ondial qui engendre même nos ftmes, et
m rend aptes à la magie, de manière que par cet esprit les
1res inftueiit sur le corps humain. U ne faut donc pas s'étonner
nnqaisitioii dirigea contre lui des accusations, dont il dut allei^
disculper à Rome ; il fut iteous, mais avec injonction de ne
K se inèler à Tavenir de prédicticms, parce que le vulgaire
Mrant ne sait pas distinguer si elles sont l'effet de la science
d^un pouvoir surhumain. Cependant il révélait les procédés
noyen desquels se produisûent certains effets regardés oomme
naturels; il démontra que l'onguent des sorcières était an
mposé dlaconit et de belladone, substances qui exaltent natu-'
iement Hmagination. 11 donnait à son fils ces conseils : « N'op^
t>08e aucune résistance aux puissants et à la plèbe, quand
iéma tu aurais raison. Invité à un bauquet, veifie sur celui
|ui te verse le via. Quand tu paries avec un homme méchant
)a déshenDéte, regarde-lui aux nains plutôt qu'au visage. »
Ba résnmé, les seienees occultes formaient la partie abstruse
s cQnnaissances humaines. Considérant la nature comme une
^ssioB de prodiges, on demandait à la magie Texplicatiou
tous les phénomènes. La maladie d'un enfant, la consomp-
li d'une femme ^ une fortune subite, les tempêtes et surtout
> eombustioûs spontanées, les lUosions optiques, les exaltations
nreuses, le mal même le plus orctinaire, le mal de l'amour et
la jalousie, paraissent des effets surnature; pour en connais
^laeause,on recourait à des pactes qui enchaînaient l'homme
' démon, auquel ou donnait des lettres signées de son propre
H et éerites avec le saint caUce.
Si les savants empruntaient au vulgaire le fondement ^des et*