‹ Histoire des Italiens, trChapitre 109 sur 176 · SORCELLERIE. 3S · texte numérisé non relu

SORCELLERIE. 3S

Un prédicateur raconta à ce Menghi que, pendant qu'il prêtait dans une ville de la Vénétie, un sorcier était venu le trouir, en s'accusant d'avoir deux esprits dans un anneau, avec leslelsil le ferait parler; Tayant exhorté à jeter cet anneau ^ les pritsse mirent à pleurer et à supplier le prédicateur de les revoir à son servlbe, en lui promettant de le rendre le plus grand ateur du monde. Le prêtre, après de graves exorcismes , les ntraignit d'avouer que c'était un piège pour le séduire, le re tomber dans quelque hérésie et le dévouer à Tenfer. Plus tard, on imprima le Palais des enchantements, avec l'apobation de l'inquisition^ qui le recommande a comme agréa- 3 par une lecture attrayante et variée, non moins que par une •clrine solide et profonde; » on peut y lire, sur la foi d'auiirs accrédités, une foule d^historiettes de démons, d'incubes et succubes. La plus charmante est celle d'un jeune homme, connporain de Roger, roi de Sicile : un soir qu'il nageait dans la 3r, il saisit par les cheveux une tête qui se trouvait derrière lui, ns la pensée que c'était un de ses compagnons; mais, parvenu rivage, il vit qu'il avait amené une belle jeune fille, dont il tint les faveurs, et qui lui donna un fils. Il vivait heureux avec e, bien qu'elle ne parlât Jamais. Averti par un de ses amis 'il avait conduit un fantôme dans sa. maison , il menaça de 3P Tenfant avec son épée, si elle refusait de parler. Hompant )rslesilence, elle lui dit que cette violence lui faisait perdre e femme excellente, et disparut soudain. Le jeune enfant, elques années après, s'amusait sur les bords de la mer, and sa mère le saisit et le noya.

Si, de nos jours, nous n'avions pas vu se renouveler toutes s folies, et quelque chose de pire, nous ne dirions pas qu'Anne Lavoriero, archiprêtre deBarbarano, rendait les diables éissants par la vertu de Dieu. Strozzi Cicogna apprit de lui 'un certain moine, nommé Ëgidio , sur les instances du duc Ferrare, avait découvert un trésor, mais qu'on ne put jamais xhumer, parce que les esprits éteignaient les lumières et fnpaient les cordes. Le moine fit cacher par Antoine une îce de monnaie, en lui promettant de la trouver; ayant pris atre petits rameaux d'olivier bénits, il en coupa Técorce , sur luelle il écrivit : ii Emmanuel Sabaot Adonàï eX un autre nom 'on ne peut rappeler ; » puis, il récita le Miserere, et quand ^^ikVincerta et occulta manifestasti mihi, Antoine se sentit 'traîner vers la porte du jardin, et, arrivé à l'endroit où la pièce

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