‹ Histoire des Italiens, trChapitre 113 sur 176 · PROCÈS DES SORCIÈRES · texte numérisé non relu

PROCÈS DES SORCIÈRES

« examen sévère^ et lorsque le sage et prudent censeur et inqui* asUeur des Mrétiques eut procédé juridiquement, il livra au «juge beaucoup de ces hommes maudits; puis, selon la pres^ «eription des lois, il les fit mettre sur un grand monceau de <boi$^ où ils furent brûlés en punition de leurs scélératesses et «pour l'exemple des autres. Or, comme chaque jour on faisait «ainsi pour extirper et arracher ces ronces épineuses du champ « où croissent les herbes bonnes et odoriférantes des chrétiens «fidèles, beaucoup commencèrent à dire, avec des paroles inju« «rieuses, qu'il n'était pas juste que ces hommes périssent d^une «manière si cruelle, parce qu'ils n'avaient rien fait qui méritftt «on châtiment semblable; ils ajoutaient: Tout ce qu'ils disent de « ce jeu, ils le font ou par sottise ou manque de cervelle, ou bien « par crainte des supplices, et cela est d'autant plus vrai, que la

< plupart nient constamment après ce qu'ils ont d^abord avoué. « Ces discours , remplis de blâme, produisaient de plus en

« plus dans le peuple des critiques semblables. L'illustre sei- « gneur Jean-François, homme certainement non moins chré- «tien que docte et lettré, apprenant cela, résolut de prendre des I informations exactes, afin de connaître, au moyen d'une en*cqnète minutieuse, le fond et les moindres détails de tous ces «bits. Dans ce but, il intervenait lui-même dans les débats, asti listait à l'interrogatoire que l'inquisiteur faisait subir à ces «hommes, puis les questionnait personnellement sur le jeu

< loélérat, sur les rites abominables, sur les habitudes profanes et «condamnées, sur les opérations maudites qu'on y voyait; ce ( qu'il faisait non-seulement auprès de l'un d'entre eux, mais

< Sncore d'un grand nombre. Or,'il trouvait qu'ils s'accordaient

< dans les choses d^importance capitale, c'est-à-dire à l'égard des « vices immondes qu'on leur reprochait; dès lors, comme véri- 8 table serviteur de Jésus-Christ, afin que chacun pût se mettre «à Tabri des fraudes de notre ancien ennemi, et pour être en «mesure de mieux le combattre en tout lieu, il se mit à écrire «sur cette perverse, criminelle et scélérate école du démon.. # »

Jean*François établit un dialogue entre la Sorcière et un person- ^8ge qui ne croit pas aux sovii\éges{Apiste) , lequel fait lesobjectloudu bon sens à tous ses aveux; d'un autre côté^ le juge (Dû c«s<c) emploie les formules juridiques, afin de prouver qu'il n'y a pas d'illusion, et de soutenir la vérité des dépositions de la sorcière ïelaUvement au transport des personnes aux banquets infâmes, Hux accouplements exécrables, à l'abus des hosties. D'autres pro-

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