‹ Histoire des Italiens, trChapitre 115 sur 176 · OPINIONS CONTRAIRES ET FAVORABLES · texte numérisé non relu

OPINIONS CONTRAIRES ET FAVORABLES

inusité dans ces banquets. Lorsque^ après de longues instances, on lui en eut apporté, il s'écria: « Loué soit Dieu! car le sel est enfin venu. r> Cette exclamation suffit pour faire tout disparaître, et il resta seul sans connaître le lieu ; le matin^ des bergers étant survenus, il apprit qu'il se trouvait à Bénévent, à cent milles de sa patrie. A son retour, il fit juger et condamner s^ femme (1).

Barthélémy Spina, dont nous avons parlé, connaissait encore d'autres faits également certains. Une jeune fille, qui vivait a\'CC sa mère àBergame, fut trouvée une nuit à Venise dans le litd*un de ses parents; interrogée sur le fait, elle répondit en rougissant 5 a Je vis ma mère s'oindre et sortir transformée par la fenêtre } employant la môme onction, je la suivis et la trouvai occupée ft tendre des pièges à notre jeune parent ; effrayée de cela, j'invoquai le nom de Jésus, et aussitôt tout disparut. » L'inquisitcisi consigna ces paroles dans un procès-verbal, et la mère avotai tout dans la torture. Selon Antoine-Léon, de la Valteline, cha^ bonnier établi à Ferrare, un autre mari vit également sa femnm^ s'oindre et sortir par la fenêtre; l'ayant imitée, il la trouva darB une cave. Aussitôt que sa femme l'aperçut, elle fit un signe, toKJ disparut, et lui fut arrêté comme un voleur; mais il se di8cul[> en racontant le fait, et sa femme fut envoyée au supplice (2).

Le bon sens le plus vulgaire suffit pour expliquer ces fait^ mais ceux que citent les apologistes ne sont pas tous aussi clairs et leur insistance prouve qu'il y avait des contradicteurs. En 151^ le sénat vénitien, réprouvant les sévérités excessives des inqui^ teurs de la Valcamonica, renommée pour des poursuites de c: genre, évoqua les procès et décréta qu'en pareilles matières l^ recteurs delà ville s'adjoindraient aux ecclésiastiques. L'opini<3 commune fut combattue par le franciscain Alphonse Spina (3 par le chevalier Ambroise Vignato, jurisconsulte lodigian (4)^ * Jean-François Ponzinibio, juriste de Plaisance; ce dernier sout:4 nait que le démon ne peut engendrer comme incube ou succul:> et que les vols des sorcières et les sabbats étaient une pure illi sion (o). André Alciat (6) écrit: a A peine orné des insignes c

(1) De sortiiegiis, liv. li, 7.

(2) De strigibuSf ch. 17 et suiv.

(3) Portatîtium fideU

(4) De liœrcsi,

(5) De larnîiSf et cxcellenfid utriiisqur jiir's.

(«) Parcrgon juris , VII , c. 25 ; vm , c. 21. C'est conlre lui principiik'nH'ni

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