ITALIENS. INQUISITION
Un si grand bouleversement d^habitudes et d'opinions aug-
(1) Dans l'histoire, j'ai toujours attribué aux matières religieuses l'importance et l'étendue principales, et je me suis toujours proposé de les traiter en invesUgaleur sineère, mais en catholique docile et respectueux. Comme ici je vais en parler plus spécialement, et qu'il s'agit de questions où l'exactitude dogmaliqu<5 peut être blessée par une expression moins précise, je sens le besoin de fa""^
MÂZZOLINI. MUZIO. 377
mentait la force des protestants, qui se propagèrent avec une célérité prodigieuse des Pyrénées à l'Islande, des Alpes à la Finlande, en occupant les penseurs, en flattant les esprits frivoles, en transformant des nations entières. Il est d'anciennes erreurs qui, en résistant à l'épreuve du temps, montrent qu'elles sont compatibles avec le bien ; il y a des vérités nouvelles qui , en jetant la société sur des voies inconnues, lui deviennent meurtrières : c'est pourquoi toute révolution, et par ce qu'elle renverse, et par ce qu'elle élève, occasionne des perturbations et des guerres.
L'Église aurait dû remédier au désordre qui, des intelligences, passait dans les volontés , et de celle-ci dans la politique ; mais, dès le principe, ses chefs ne semblèrent pas s'apercevoir de l'intensité du mal, et repoussèrent une attaque décisive avec des flèches de bois et de plomb. Parmi les champions qu'elle choisit. Sylvestre Mazzolini, de Priero, près Mondovi [i), maître du sacré palais , s'égara dans de telles subtilités qu'il parut convenable de lui commander de cesser; néanmoins on le fit évoque, et juge de Luther. Nous avons déjà fait connaître Jérôme Muzio. Dans ses voyages, ayant observé les mœurs des protestants, il les trouva bien éloignés de la pureté que leurs panégyristes leur attribuaient, et il ne vit dans leur doctrine qu'abus et confusion. Alors il entreprit de combattre la communion des '^ques avec le calice, le mariage des prêtres et les autres nou- '^eautés; il soutint quMl n'était pas nécessaire de réunir un concile, et dissuada Lucrèce Pia des Rengoni d'embrasser les er- ■^urs qui s'étaient répandues parmi les Modénais.
L'inquisition romaine avait chargé Muzio de faire brûler tou- ^ les copies du Talmud qui se trouvaient dans le duché d'Ur- 'ïi> et de l'informer de tout ce qu'il découvrirait de contraire à ^religion, surtout dans Milan. En effet, ayant entendu Celso
"^^ession de nouveau de mon entière soumission à Finfaillible autorité de TÉ- ^, en déclarant que j'accepte sans conditions tous ses décrets. C'est par con- ^tion véritable que je le fais, et non pour me soumettre à des conseils ou à ^^ue obligation. Cette profession est d'autant plus spontanée, que je me sens
<{ue je me suis toujours montré citoyen indépendant; du reste, j'écris dans un ^ys où la presse est entièrement libre , et dans une époque où l'opinion fait 'Oiieil à de tout autres sentiments.
(1) J'ai sous les yeux RepUca fratrîs' Silvestris Pricicatis adfratrem Martinum ^iktrum, sans date, de dix feuillets, dans laquelle il se défend des inculpations ^t il avait été l'objet.
378 Muzio.
Martinengo prêcher dans cette villo^ il l'appela devant lui pour Fexaminer, et l'aurait incarcéré si celui-ci n'avait pris la fuite. Dès ce moment^ il devint odieux aux Milanais comme persécuteur; enfin, on apprit que Martinengo avait été nommé pasteur des protestants à Genève, où l'effigie de Muzio fut brûlée au milieu des vociférations. Il avait été l'ami d'enfance de Vergerio, évoque de Capo d'Istria ; mais aussitôt qu^ ce prélat se fut égaré, loin de céder à ses sollicitations^ il eut recours à tous les moyeM pour le ramener à la vérité. Les conseils de l'amitié ayant échoué^ il écrivit contre lui au peuple de Capo d'Istria, etpliM encore quand il eut apostasie.
Dans les Trois Témoignages fidèles j examinant les doctrinas des saints Basile^ Cyprien, Irénée^ il convainc de fausseté Érasme et d'autres. Pie V lui confia la réforme de l'ordre de saint Lazare, en le chargeant de répondre à Fapologie anglicane eiaui centuries de Magdebourg. Afin de soutenir le concile de Trente, il écrivit principalement le Buttinger réjjrouvé: Y Hérétique jvr rieux contre Mathieu Giudice, professeur d'Iéna; la Disciplm catholique des princes ^ contre Brenzio; \ Antidote chrétien y la Forêt odoriférante^ la Réponse à Protée, le Chœur pontifical, les Mensonges ochiniens, les Malices betiines, la Bienheureuse Vkrge couronnée^ sont les titres bizarres de ses ouvrages. Au lieu de combattre l'erreur avec les armes de la théologie, il est rempli de violence, se déchaîne avec fureur contre les personnes, et manque d'ailleurs de critique; c'est le moyen de se faire lire du vulgaire, mais non de servir la cause de la vérité.
Érasme, qui représente parmi les doctes d'alors le modéré de la pire espèce, avait donné une forte impulsion à la réforme par ses épigrammes et ses plaisanteries. Plus tard, néanmoins , par amour de la paix, il refusa de s'en faire le champion, ce qui lui valut les caresses des prélats. Albert Pio, seigneur de Carpi> élève d'Aide Manuce, homme très - studieux , prolecteur des arts et des lettres, écrivit, bien qu'il fût activement occupé des affaires, contre lui et Luther avec une certaine élégance, mais peu de vigueur.
De pareilles défenses ne convenaient pas au temps. L'Église fut mieux servie par Jérôme Amedei , servite siennois, envoyé en Allemagne; par le père Silveslri, dominicain, qui fit une Apologie de la convenance des institutions catholiques aveclf^ liberté évangélique; par l'augustin Ambroise Fiandino, deN^' pies , qui avait réfuté Pomponace , seneni delirum , homi'M^
mledicum^ patriœ viiuprrium^ et composa contre Luther troid ouvrages qui ne furent point imprimés; par le Vénitien Ghristo-* phe Marcel , évéque de Corfou^ et fameux par sa doctrine non moins que par ses disgrâces; surtout par le dominicain Am«* broiseCatherino^de Sienne^ qui^ dans le siècle^ avait été Lancelot Politi : c'était un homme d'un grand savoir^ mais querelleur (i), mpointqu^il en vint aux prises avec les théologiens catholiques> îtl^incipaiement avec le cardinal Gaétan, qui lui reprochait des nterprétations nouvelles et des opinions singulières.
Jérôme Aleaiidro de la Motta Trévisane, loué par Aide et ^me pour sa connaissance du grec et de Thébreu , donné )ar Alexandre YI comme secrétaire au duc Valentinois, envoyé )our des affaires en Hongrie, appelé par Louis XII afin d'enseijoer à l'université de Paris, chargé de hautes fonctions auprès le Léon X, montra un zèle excessif quand il fut député en Ailenagne contre les luthériens. Dans les moments les plus diffiaies, Paul IIÏ envoya comme nonce en Allemagne le Vénitien iaspard Contarini, pour amener les protestants à reconnaître lu moins les principes fondamentaux, c'est-à-dire la suprématie lu saint-siége, les sacrements et d'autres points appuyés par (Bible et Tusage constant de TÉglise; mais il parut faire trop le concessions et participer même à leurs opinions. Très-versé lans la philosophie^ les mathématiques et la politique, il avait crit contre Pomponaceet Luther sur la justification au moyen le la foi; il publia également deux livres sur les devoirs de Pééque, où Ton trouve une gravité simple et moins de ces formes coiastiques^ toujours confuses, dont les théologiens faisaient sage (2).
Le zèle inspirait souvent de l'ombrage; Taugustin André auria do Ferrare , vigoureux prédicateur contre les vices, fut ^du suspect à Léon X , qui lui fit suspendre l'impression de ^ Defensorium aposloHcœ potestatis coyiira Martinum Luthe- ^w, lequel parut après la mort de Tauteur. Frère Jérôme Negri e Possano, qui recueillait des fruits abondants dans sa mission
(1) Entre autres écrits, il composa le Compendio d'erroried ingnnni luterani; ^eeUo alla petûlenle dottrina difrate Ochlno ; Discorso contro la doUr'ma t profézie difrà Girolamo Snvonarola,
(2) Il était à Scville en lô22, lorsque revint le navire Fictolre, qui le preu^avait fait le tour du nionde. Les marins trouvaient quMis avaient perdu un >^» lûen que leur journal eût été tenu régulièrement ; personne i^e savait en <>niier la raison, mais Contarini la fournit.
des vallées subalpines de Luceme et d'Angrogna, fut accusé d'hérésie avec interdiction de prêcher, jusqu'au moment où il démontra son innocence ; il écrivit une des meilleures défenses de la messe contre Luther (Turin, 1554).
Mais une vigoureuse et complète réfutation n'apparut point à cette époque ; ce ne furent pas non plus des Italiens qui rétablirent les véritables notions sur la théologie et les preuves dont elle se sert, œuvre tentée par Érasme et accomplie parl*E«pagnol Melchior Gano. On dissertait sur des points particuliers, mais sans aborder la question capitale, qui est l'autorité de rÉglise; chacun s'appuyait sur des syllogismes, dont la majeure était niée; on n'avait pas découvert le côté faible delà réforme, ni renfermé les adversaires dans un cercle solide, en démontrant que leur dogme fondamental , l'interprétation individuelle, détruit Tesscnce de la société spirituelle , en détruisant la foi. Si l'on enlève à la vérité son caractère obligatoire, elle reste confondue avec toute espèce d'erreurs, et le protestant ne peut condamner le juif, le déiste, l'athée, puisqu'il ne le pourrait qu'en opposant l'autorité à leur raison personnelle.
Du reste, tout se disait dans un jargon technique, en opposant des arguments à des arguments ; les théologiens méprisaient comme des faiseurs de phrase les hommes de lettres, qui les méprisaient à leur tour comme des pédants scolastiques. Le digne bénédictin Grégoire Cortese de Modène , réformateur du fameux monastère de Lérins, évoque d'Urbin, puis cardinal, en démontrant contre Ulric Vélénius que saint Pierre vint réellcr ment à Rome, déplore la ridicule polémique (i) alors en usage, à laquelle il offrait lui-même le meilleur exemple.
On peut excuser tant qu'on voudra Léon X; mais que les croyants sincères disent si le règne de ce pape était propre à ramener dans le bercail les brebis égarées, alors qu'on faisait appel aux divinités de l'Olympe pour égayer le Vatican. Il eut
(1) Non tant exempUs rationihusquc actum est, quam conviciis ac maledictis; nec Christian a pie ta te sed canina Jacundia... Ncc jurgiis modo, sed quoddictu nef as est^ jocîs et scommatis Ubros referserunt. Quin vero qui veritatis indagaii' dœ studio scribunt , mites modestosque se ipsos exibeant , Christi exemple i qui cum essct veritas, in se ipso quoque mansuetudinem prcedicavit, tantunKj'^ abfuit ut uttro maledixerit, ut eliam, quod Petrus ail, maledicenti non minaretur. Hembo vantait grandement les lettres de Cortese, « chose dans laquelle il méntc d'autant plus d'être loué, que de/et maculamjam per tôt sœcula inustam iUi «^' minum generi, de ne pas savoir écrire élégamment. «
sseur Adrien VI qui^ convaincu par des arguments 1522 3 des vérités révélées, ne pouvait supposer la bonne ; protestants^ en même temps qu'il déplorait qu'on 'mé les portes de l'Église. D'autre part, étranger à esta frappé des abus de la cour romaine^ et, comme le désir de les aiTacher subitement, il jeta Tépou- \, en les confessant^ avec promesse d'y remédier^ il >ujet de triomphe aux adversaires du catholicisme. A Nuremberg^ il fit déclarer, par le nonce Chérégathe, allemands « que le pape reconnaissait que l'hérésie ! était un supplice de Dieu pour les fautes spécialerétres et des prélats ; que le temple avait été la prei du fléau^ et qu'il voulait guérir la tête avant les aues du corps malade ; qu'on avait vu sur le siège de dant quelques années^ des abominations^ des usages ns le spirituel, des excès dans les commandements^ y en un mot^ était perverti (1). x> On trouve dans la e Vallicellienne à Rome le discours que Bernardin ardinal d'Ostie, lui débita à son entrée à Rome^ en lui s sept recommandations suivantes : i"" Supprimer les s^ qui sont simonie^ ignorance^ tyrannie et les autres hérer aux bons conseils, réprimer la liberté des gou<- 2^ réformer FÉglise de manière qu'elle ne soit plus n de pécheurs; 3° aimer sincèrement les cardinaux es ecclésiastiques , en élevant les bons et en poururs besoins afin qu'ils ne s'avilissent pas; ^"^ adminisice sans distinction; 5*' secourir les fidèles, surtout 5t les monastères ; 6*» faire la guerre aux Turcs; 7° terisilique de Saint-Pierre (2).
acCfO, Storia delconcilio di Trento, liv. XI, ch. 30. td élimine t omnes dolores prœteritorum temporum^ simoniam videli' am et ijrrannidem, ac vitia omnia, quœ alias Ecclesiam affligebemt; Uoribus adhœreat, et liber tatem in 'votis', in consiliis ac exsecutione
coliibeat,
njuxta sancta concilia et sacras leges canonicas religiose, quanpatientur, reformety ut faciem sanctœ romance Ecclesiœ, non peC' igationis referai,
uos etfiUos carissimos sanctœ romance Ecclesiœ cardinales f alios» t membra Ecclesiœ intégra amore, non verbis tantum, sed rébus et lectetur, bonos lionorando et exaltando^ illisque et maxime paupe- \do, ne apex apostolicus paupertate sordescat.
indijferenter justitiam administrabit, et in hoc optimos officiarios
ÉOID10S BE VrrEEBE.
Les écrivains d'alors exaltent à Penvj. frère Égidius de ^ qu'ils mettent au-dessus de tous les autres prédicateurs i porains. Le cardinal Sadolet le vante pour sa facilité du toscan^ pour ses éludes profondes de théologie et dephik dans ses prédications ^ il sait, dit-il ^ ployer les esprits^ les ftmes troublées, allumer dans les cœurs languissants de la vertu^ de la justice^ de la tempérance^ et leur inspb la vénération de Dieu/le désir d'observer la religion. FI paroles choisies, d^excellentes sentences, il entraîne par du raisonnement tous ses auditeurs^ sans distinction d< ni de vieux> ni d'hommes ni de femmes, de grands per» ni de plébéiens (i). Il n'y avait pas une solennité où il ni vité^ et Jules II se réserva la faculté de fixer sa destinatic que le peu qui nous est resté de lui ne justifie point t loges^ tous s'accordent pour exalter sa vertu et son io mérites pour lesquels Léon X , qui lui écrivait avec la fai d'un ami^ lui conféra le chapeau de cardinal.
Égidius adressait à Adrien VI un commentaire sur la tion de l'Église et les moyens d'y remédier. Selon lui , pravation commença le jour où la faculté de lier et de A employée pour l'avantage des hommes plus que pour 1 de Dieu; or^ comme elle constitue une des prérogative tielles du pontife^ il convient de la limiter, et de ne V que d'après le conseil d'hommes experts et intègres : il dure les expectatives, qui font souhaiter la mort des tit si même elles ne la hâtent point ; éviter cette avare e tieuse accumulation de bénéfices; réprimer l'ambition d nes^ lesquels ont^ sous la juridiction de leurs couvents, finité de paroisses qu'ils confient à quelque prêtre amo*
constituet, qui mitlis composUlonibus aut altercattonibus jurium justU sundabunt.
5" Fidèles, signanter nobiles, et monasteria consueta adfuvarî, in m tatîbus juxta tempora bonorum pontificum s us tenta bit.
G" Infidèles, maxime Turcas, pessimos crucis hostes , nanc apud J? Bungariam multis victoriis superbientes, qui maximo dolori et tefrwi sanctœ sunt, excludet et expugnabit, et ad liane expeditionem pecunias i tes, inducias inter Christianos procurabit, etjustam expeditionem magt ritate ordinabit, et nunc aliqiio pecuniario prœsidio obsidioni Rhodianœ j
7® Ecclesiam Principis Jpostolorum magno noslro dolore dirupta quassatam , partim sua impensa, partim principum et populorum piis S* sicut prœdecessores suifecerunt, eriget, consolidabit, (t) EpisloUe famil,, tome I, p. 18.
CONSEILS DE RÉFORICE. 383
mal pounm. La vente honteuse des choses sacrées ^ dissimulée sods le nom de compositions, répugne aux canons^ suscite Tenvie des princes ; et donne prise aux hérétiques; il serait donc utile de restreindre l'office du dataire , qui suce le sang des pauvres comme des riches. U condamne également les réserves debénéfioes comme contraires à l'honnêteté. Avant d'accorder hs faveurs, qu'on ait recours à des personnes sages pour exattioer la justice et Téquité; qu'il en soit de même avant de Bominer à des bénéfices vacants ; qu'on choisisse pour tous les emplois les personnes les plus dignes, les plus habiles, les plus Mêles, et qu'on donne des hommes aux dignités , à l'administratioD^ et non celles^i à des hommes. Les concessions, les inèiHs^ les concordats avec des princes doivent être revus avec loin, afin qu'ils n'en abusent pas envers les séculiers et les ecrtésiastiques. La manière de débiter les indulgences fut imprudente et honteuse; par conséquent, il importe de retirer aux niiiears observants teur commission^ par laquelle l'autorité des iyfiqaes reste avilie.
Aucun soin, poursuit-il, ne ddt sembler superflu dans Tadmitiiatration de la Justice; qu'un cardinal sévère et sage revoie les suppliques présentées au pape ; qu'on choisisse avec une grande attention les auditeurs de la Rota, main droite du pontife, et qu'ils aient un traitement fixe, au lieu de s'engraisser par ksépices, lesquelles se sont accrues à tel point, que les charges ^^ues autrefois 500 écus par an, s'achètent maintenant plus '^ 3,000; de même, celles des auditeurs de chambre se payent 90,000 ducats, tandis qu'auparavant elles ne valaient que 4,000. I^ attributions de la justice doivent être déterminées; il en faut ï^oir les juridictions et les statuts, qui, bons d'abord, sont de- ^nos mauvais dans la suite ; qu'on réforme le gouvernement des légations, où il serait avantageux que les légats, les gouverliseurs, les préfets et les autres fonctionnaires ne restassent que deux ans; il faudrait, en outre, exiger de tous une garantie de i^g^tion, et les soumettre à un contrôle, en accordant des 'vmneurs et des avantages matériels à ceux qui se seraient acquittés dignement de leur mission. Les dettes dont Léon X a pevé le saint-siége en créant tant de nouveaux offices, qui absorbent par an 130,000 ducats des revenus de l'Église, il esturïent de chercher à les racheter et d'en examiner attentivement les titres ; ne pas nommer aux offices vacants^ et dédommager les investis euxrmémes au moyen d'autre» faveurs; on pourrait