‹ Histoire des Italiens, trChapitre 144 sur 176 · DÉGISIONS DE CE CONCILE · texte numérisé non relu

DÉGISIONS DE CE CONCILE

on ajouta que, si Ton disait tous les hommes nés dans lepécbé, on exceptait la Vierge Marie^ afin de respecter les bulles que Sixte IV avait publiées sur son immaculée Conception, controversée entre les scotistes et les tbomistes. Quant à la grâce et à la justification, la doctrine que Luther prétendait appujer 8Qr saint Augustin restait absolument condamnée ; par seize diapitres de décret doctrinal, on reconnut la justification aumoyen de la grftce prévenante et du libre consentement; les faasfles idées sur la prédestination furent condamnées^ en niant qoeb grftce suffit sans les œuvres. Selon la doctrine de Pierre Lombard^ appuyée sur la tradition, on fixa les sacrements à sept, et chacun d'eux fut accompagné de canons formels.

Jacques Lainez , général des jésuites^ dans le discours le plus célèbre de cette assemblée, soutint que la puissance de la juridiction était uniquement donnée au pontife^ et que toute antre autorité dérivait de lui. II triompha^ et cette supériorité du pape qu'on avait voulu détruire resta consolidée ; seul y il fut cliargé d'interpréter les canons^ d'imposer les règles de la foi et de la vie. Les évoques, au lieu de songer à s^élever au détriment da saint-siége^ jugeaient nécessaire de conserver leur autorité soos la protection de celle du pontife ; les princes, voyant leur propre existence mise en danger par les questions tbéologiquea, aimaient mieux s'appuyer sur le pouvoir ecclésiastique que de chicaner sur ses limites. ]

Il appartient aux historiens particuliers de dérouler l'écheveau très-enibrouillé des prétentions, des retards, des demandes, des oppositions; il nous suffira d'attester que, si la politique eut quelque part dans certaines décisions, la plupart semblèrent dictées parla conscience et la conviction.

La réforme, qui manqua de prétexte dès que retentirent les oracles de cette assemblée générale, à laquelle elle en avait con^ tinuellement appelé, resta une révolte manifeste; contre les opposants qui se détachaient et s'isolaient , l'Église ne pouvait s^ défendre qu'en se fortifiant dans les barrières de la foi antique- Parmi les catholiques, il n'y avait pas lieu à transactions, m presque à débats ; il ne restait qu'à mettre en lumière le systènri^ entier d(; la foi catholique; en effet, on en élimina une série d'opinions divergentes, de manière que la théologie se trouva

posilivirs, car réprouver une 'assertion n'implique pas^ qu'on tienne pour vra»** l'asserliou positive opposée.

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