L<FORM£S DE SAINT CHARLES
^affetas^ de toile ou de toute autre étoffe, de manière qu'il couvre mtièrement les cheveux; que personne n'entre dans une église ivec des chiens de chasse ou des éperviers^ des arquebuses^ des irbalëtes, des lances ou armes semblables^ et qu'on s'abstienne de les appuyer contre les portes ou les murs d'une église^ de les dép<^r dans les cimetières ou dans les porches (1) ; que les princes excluent les charlatans, les bohémiens, les jeux, les dépenses excessives; qu'ils défendent les tavernes autant que possible 9 et qu'on y donne à manger et à boire^ mais sans pouv(Hr loger.
Dans rintérét du maintien et de la dignité des prêtres, il s'occupe avec un soin particulier de leurs vêtements^ de leurs demeures, des conversations qu'ils doivent avoir, et leur recommande de se raser. Il prescrit aux évéques de ne faire servir à leur table que deux plats, trois au plus^ mais sans confitures ou autres délicatesses au sucre. Les anciennes reliques doivent être soumises à un examen rigoureux^ et il ne faut pas, sans vérification, en accep* ter de nouvelles ou de nouveaux miracles. Il éleva des obstacles devant le trop grand nombre des individus qui allaient en pèlerinage par dévotion ou pénitence ; les prédicateurs^ autant pour la matière et la forme de leurs discoui*s que pour la manière de les exposer, reçurent des règles excellentes ; il répétait à son clergé ces paroles de la Bible : Maledictus homo qui facit opus ^ negligenter. Ses suffragants furent tenus de faire adresser, ^e fois dans Tannée, un sermon par chaque curé, et d'envoyer on prédicateur dans la paroisse de ceux qu'ils jugeraient incapables de mieux faire. Il ordonnait d'ensevelir les morts loin des habitations, dans une enceinte murée, et d'avoir soin des biblio- ^èques, où la magnificence des anciens avait réuni des livres ^ tout genre et surtout des manuscrits. En général, il voulait Jpe le clergé veillât sur les mœurs des fidèles, au point d'enjoindre de tenir dans chaque paroisse un registre de. la conduite de chacun. Désireux de rétablir les anciennes pénitences publi- ^^, il recueillit dans son rituel celles qui atteignaient jadis les divers péchés, entre autres les suivantes : Pénitence de cinq ans ^ quiconque consulte les magiciens ; de sept ans, au pain et à ' ^^u, à celui qui provoque des tempêtes ; de trois carêmes à ce- ^ui qui s'occupe d'enchantements; de deux ans à celui qui fait des maléfices ; de quarante jours à celui qui se rend coupable
U) Kdiu du 7 mars 1S09 et du 13 novembre 1S74.
iKi HivOHlUCS DE SAINT CHARLES.
de sortilèges; de deux ans à celui qui cherche à découmnrlei voift au moyen de Pastrologie (i). Parmi les pénitences que Poi pouvait imposer^ il compte l'exclusion des habits de soie et d*or^ des banquets et des chasses, Tobligation de faire des aumônes^ d'aller en pèlerinage, de servir dans des bApitaax,d6 visiter les prisonniers , de s'enfermer quelque temps dans (ki monastèresj de prier à Féglise les bras tendus^ de s'y tenir oottché à plat ventre, de se flageller ou de prendre le cilice.
Charles surveillait le commerce des livres avec le menue m dont la police fait preuve aujourd'hui : Que^ sans permisiion, on ne tienne pas de bibles en langue vulgaire^ ni de livret de controverse avec les hérétiques; qu'on ne laisse pas les fidihi aller dans les pays hérétiques, même sous prétexte de commercer ou d'en apprendre la langue, et que Ton favorise le saint of* fice de toutes manières. Il destina les oblats de Saint-AmbroM») prêtres avec vœu d'obéissance spéciale à Tarchevéque , à desservir les paroisses les plus pauvres et les plus pénibles; enotb tre, il les chargea d'entreprendre des missions et de multipM les exercices religieux. Les trêves humiliés^ enrichis par letm fabriques d'étoffes de laine^ possédaient dans le Milanais quatrevingt-quatorze maisons^ capables d'entretenir cent religieui du-
(1) n avait défendu à toat prédicateur d*annoiicer le jour de la Un ^ monde : Ne certum tempus antichrUti adpenlui *t emtrêmi judieii dimti praH^ cent ; cum illud Clirlsti Domini ore testatum s'tù non est vfgtrum mossê tempcft vel momenta (Acl., p. 3). (Cependant, daoi le cincpiiême crmcile proviudal, il dit : Ad nuptias matrlmoniaqite impedienda 'vel dirimenda eo cnm ventm ut, ut veneficia fascinationesve homines adhiheant, atqiie usqiie adeo frequenltrd iceleris commUlant , ni les ptena împietatis ac propterea gravius detetlandâi itaquef ut a tanto tamquf nefario crimine pœnœ gravitate deterreantw^ ncon* municationis latai sentenliœ 'vincnlo faêcinantes et neniftci id gener'u irretiti xint. Noiu avons dr^à parié de »(•« procè» pour sorcellerie. Voir dan» TAPFi- RKLLi , Saggio troretico^ xcill , une défense de l'inquisition, telle qu'on pouf' rait la faire aujourd'hui.
Non-seulement il mit les pénitences dans son rituel, mais il voulut qu'elles fussent exécutées. On trouve dans les archives de l'archevéchc une de »«l«t' très, du 0 mai 1500, dans laquelle il ordonne que Jacques Riva, de Calfni<^* et Marguerite de Pliiiippi de Tonza, du val de Bienio, qui avaient osé cohalii' ter avant d'être bénis par le curé, subissent la pénitence suivante : «Que ton* les dimanches, pendant unn txmm: , ils se trouvent tous ïvJi deui à la porte di l^église, avec une eorde au eou et nn cierge allumé à la main^ tant que durer» la messe; que le ])rètre chargé de dire la messe fasi»e coiuialtre au peuple l< cause pour laquelle ils subissent cette pénitence, imposée à cause de leur déso' béissanœ. »
aifCAMIS DE l'évkûuk bonomo. 435
M, et II y en aivaU à peine deux ; leur revenu de 25,000 sequins, At la jouissanoe était dévolue à un petit nombre de moines^ venait la source d'une hideuse dépravation . Charles ayant uki les ran^ner à la discipline^ l'un d*eux lui tira un coup de dl. Le pape saisit cette occasion pour abolir cet ordre, dont i revenus lui servirent à doter des collèges et des séminaires^ rtottt de jésuites.
Un jour qu'il traversait levai Camonica, où Ton ne payait pas les Does depuis quelque temps/Charles s'abstint de donner la béné- (îtion,et les habitants en restèrent épouvantés. Dans la vallée étique de Mesoloina, il fit poursuivre sévèrement des hérétimat des sorciers (i) : erreurs que nous voudrions pardonner cause de l'époque, comme aussi certaines prétentions de juristioa exorbitantes, par exemple^ d'avoir une force armée à sa ^nsition^ de faire exécuter les sentences de son tribunal contre i laïques qui ne vivaient pas en bons chrétiens. Rappelons^ corn- ) heureux oontraste^qu'il prodiguait ses richesses aux pauvres ; 'il procurait l'assistance corporelle et spirituelle aux indivi- B atteints par la peste qui sévissait alors. En effets tel fut son vouement^ que, l'idée de la charité prévalant sur celle des nffraoces, ce fléau, aujourd'hui encore^ est appelé dans toute Lombardie la peste de Saint-Gliaries.
Jean-François Bonomo^ patricien crémonais, évéque de Veril 9 était son auxiliaire de prédilection ; il remplaça l'office Ëusèbe par celui de Rome^ bâtit le séminaire qu^ii confia aux mabites^ institua un mont-de-piété avec ses propres deers (2), et failtit perdre la vie, dans l'intérêt de la foi^ parmi s Suisses et les Grisons. Après avoir introduit les jésuites à
[1) Les «eigneurs suisses, l'ayant appris, envoyèrent un ambassadeur à Milan tv que le gouverneur de cette viUe rappelât le cardinal. L'ambassadeur mit d à terre chez un marchand, son c»mpatriote ; mais rinquisition le fit arrêter nu qu^il présentât ses lettres de créance. Le marchand informa du fait le iTemeur» qui fit relâcher Fambassadeur, auquel il prodigua les honneurs, 'ique les Suisses apprirent cette violence, ils firent savoir qu'ils auraient ar- ^ Charles, lequel se retira pour éviter un conflit.
S) fie Vio, dont nous avons déjà parlé, nous A laissé un opuscule : De Honte ^is, Rome, 161 S, adressé & Léon X, contre les monts- de-piété, lorsqu'il en t question dans le concile de Latran; il montre que nuUo modo injustitiœ *ii{if a^keft n capitaiis montû hujus $ et etimm (fuaewnque alio modo casu$ ^tur, justifia et cequalitas non servatur. A cette époque, on discuta beauté sur oette iaititution, à cause de la doctrine qui condamnait l'intérêt de sent.
456 AKFOBUES DE L'ÉVÉQDS BOKOMO.
Fribourg^ et les capucins à AUorf^ il fut envoyé à Tempereor comme nonce apostolique^ puis dans les Flandres, toujours zâé pour la cause catholique. Dès que Tévéque de Cologne eut apos* tasié, il fut le premier nonce ordinaire d'Utrecht, nonciature qui a duré jusqu'à nos jours. Charles Borromée lui laissa les maimscrits de ses sermons, et nous avons de cet évéque, outre des vers, plusieurs discours^ des lettres et des synodies, deux poèmes imprimés, Tun qui célèbre les mérites de ce saint, Tantre la victoire de Lépante.
Chargé par Grégoire XIII de visiter le diocèse de Côme, il y fit imprimer des décrets (1) dans lesquels on trouve, à côté de préceptes évangéliques et d'intentions élevées, des exagératiott d'autant plus sensibles que la prédominance ecclésiastique avait cessé : Que les évéques niaient pas de rideaux et de tapis àfieun, ni table somptueuse, ni meubles élégants, ni vaisselle d'argent, avec laquelle ils pourraient nourrir des pauvres : leur principal office est la prédication , et ils ne peuvent la négliger sans un motif puissant; pendant les trois jours qui précèdent Pâques, queTévéque occupe le confessionnal pour écouter quiconque se présentera; qu^il fasse, tous les deux ans, la visite diocésaine, et ne souffre à sa table que trois plats , outre le fromage et les fruits; qu'il donne facilement audience à tous^ en encourageant môme les pauvres à Taborder; qu'il voie et expédie lui-même tout ce qu'il peut; que chaque maître fasse devant lui profes^ sien de foi ; les fêtes doivent être observées en s'abstenantd'œuvres serviles et de bonne chère.
L'usage des figures et des anneaux magiques pour guérir des hommes et des animaux , la sorcellerie et les enchantements étaient prohibés : défense de soigner les blessures et les maladies en récitant certaines prières et formules, de recueillir la fougère et sa graine à des jours et des heures déterminés; que l'évéque punisse les magiciens et les devins, comme aussi les sorcières qui enchantent ou tuent des enfants, produisent la grêle ou la stérilité ; chaque année, qu'on rappelle que l'excommunication frappe quiconque ne dénonce pas, dans le délai de quinze jours, tout individu hérétique ou soupçonné de professer des opinions non catholiques; que l'on publie la constitution de Pie V contre ceux qui offensent les membres du saint office, soit dans Ieur> biens ou leurs personnes; que l'évéque, toutes les semaines^
(1) Gencralia décréta in visitatione Comenst édita ; Verceil, 15T9, et (M^'
RJ^FORME UORALB. 457
iDtende avec rinquisiteur^ quelques théologiens et des avocats^ l'effet de poursuivre les hérétiques. Tout individu qui blasème Dieu ou la Vierge payera 25 sequins, le double s'il tombe ns la récidive, et 100 à la troisième fois, outre Texil et Tinxûe. S'il n'a pas de quoi payer Tamende, qu'on le tienne , la emière fois, les mains liées derrière le dos^ à genoux tout un ur de fête devant l'église; s'il récidive, qu'on le batte de srges à travers les rues ; à la troisième fois, qu^on lui perce la ngue avec un poinçon, et qu'il soit envoyé aux galères pour mte sa vie. Les peines deviennent plus sévères si le coupable st un clerc; ceux qui blasphèment les saints ne sont pas épar. Dés : que l'on accorde des indulgences aux délateurs et aux âges; que les curés^ toutes les semaines^ visitent les maisons lour connaître les besoins spirituels ou temporels^ et qu'ils re- :neillent les billets de la communion pascale.
La prébende des curés s'améliora grâce au prélèvement que '<m fit sur les bénéfices, dont les cardinaux et les prélats jouismni inutilement. L'avarice des gens de la curie fut refrénée ; défense à Pavenii* de suspendre^ comme c'était la couuroe, de petites bourses aux confessionnaux et de placer des x)robeaux dans les églises ; qu'on ne refuse pas la sépulture tate d'argent^ et qu'on ne varie pas^ selon les fortunes, le Km des cloches ou la grandeur de la croix; si les femmes, dans l'église y laissent apparaître, de dessous leur voile épais , seulement un cheveu ^ que la faute en soit rejetée sur l'éi^ue ; que ce prélat empêche qu'aucune jeune fille soit faite religieuse par force ou séduction ; que les confesseurs de religieuses n'acceptent d'elles ni cadeaux ni aliments; que celles-ci n'aient rien pour écrire dans leur cellule, et qu'elles s'adressent k la supérieure en cas de nécessité ; qu'il y ait dans les monastères des cachots, des ceps et des chaînes pour celles qui vident la discipline.
Des instructions semblables furent données partout. L'esprit de ifègle parut animer la cour et la ville de Rome, qui prirent un aspect ecclésiastique/ et le cardinal Tosco ne fut pas élu pape, parce qu'il laissait échapper certains lomhardismes. La résidence fot rigoureusement imposée aux évoques^ comme à tous ceux 4^ jouissaient de bénéfices; on cessa d'attribuer des abbayes^ ^ collégiales^ des évôchés à des séculiers et même à des militairesy qui disaient mon église^ mes moines ^ comme ils auraient «it mes serviteurs, mes chevaicx.
458 h£foume morale.
Un gentilhomme allemand, qui entendait toujours déclamer contre les mœurs de Rome^ vint en Italie pour vérifier le fait de 868 propres yeux ; en 1^66^ il écrivit donc à un prince qu'il avdt, BU contraire, trouvé les habitants adonnés aux pratiques ni' gieuses, heureux de communier et de fréquenter les égliief, couchant sur la terre pendant la semaine sainte^ sans négligir les veilles^ les jeûnes^ ni aucun artifice de la péndtenee^ pour gagner lés biens de Tâme. Il poursuit en décrivant ces émo«- . vantes solennités pontificales du jeudi saint, et les excommonications lues à haute voix au peuple qui les écoute dans^ on filance respectueux; puis^ on entend le bruit des canons^ quif6» ble donner à la cérémonie l'aspect du terrible jugement final, fo longues files de pénitents, qui se frappaient de la discipliDS^ l^ rivaient à Saint-Pierre, où la lance de Longin et le saint vittge leur étaient montrés, au milieu des sanglots, des cris etdêf prières.
Je n'accepte pas entièrement ces éloges, parce que^ de méoie que cet Allemand trouve partout la sainteté , d'autres ne voient que scandales; tout dépend -an sentiment individuel. La correipondance des résidents vénitiens de cette époque annonça de qontinueiles rigueurs contre des simoniaques^ des adultères et d'autres pécheurs; le 25 décembre 1568, ils écrivaient de Rome: « Dans une ville de la Marche^ appelée Amandola^ les bannis, a avec lesquels se trouvent, dit-on, beaucoup de moines défiro- « qués, ont exercé de grandes cruautés, br-ûlant les églises, rena versant et brisant les images, au grand mépris de toutes les a choses sacrées. Aussi, l'on dit que Sa Sainteté veut prendre (( des mesures vigounnises à Tégard de cette ville et d'une autre a du voisinage, nommée San Genèse, parce qu'il est infornrtéque rc ces villes renferment beaucoup d'hérétiques. Mais aucune cK^ a de l'Église ne passe pour en avoir plus que Faenza; Sa Sain* a teté adonc déclaré (ju'aussitôtqu'elle serait mieux informée^ elle « en fet ait sortir tous les liabitants, afin de les remplacer par une a nouviîlle (ujjonie. Cos jours derniers, on a conduit ici beau* « (^ouf) d'individus de cette ville pour les soumettre au tribunal « de rinquisition. d
(îes moines défroqués sont les religieux qui avaient abandonné les couvents. Dans la même correspondance, il est ausii question des amadéisles, franciscains très-dépravés, que le pape supprima pour leur substituer les mineurs observants ; dans plusieurs localités, surtout dans le Brescian, à Iseo, Erbusco, Quin*
PIE V. iM
}ûj ils résistèrent les armes à la main^ expulsant de leurs mo- Itères les observants (!}.
La népotisme ne cessa point, mais se transforma, les papes tatour^nt d'un neveu cardinal et d'un autre , laïque, lesquels, la tnanière de ministres constitutionnels, acquéraient des hop^ lurs et des richesses, sinon du pouvoir. Benott^ fils du cardi* il AcpolU, avait puisé à Genève, croyait-on, de la haine contre pape et des idées républicaines. Sous l'empire de ces sentilents. il ourdit à Rome un complot avec des jeunes gens des remières fan)illes, pour égorgerPie IV^ après lequel , disaient*^ h viendrait ce pape augélique, dont le moyen âge s'était occupé Neurs fois ; ils prétendaient être en communication avec les sprits célestes, et se préparaient au crime par la confession et icpmmunion. La conjuration échoua; ils furent découverts, et apportèrent en riant les supplices les plus cruels, en assurant 11% étaient consolés par les anges.
Michel Ghislieri de Bosco, d'une piété rigoureuse et d'une vie réprochable, allait toujours à pied; comme prieur des domiicains, il acquitta les dettes de plusieurs couvents. Inquisiteur Bergame et à Came, il brava les injures et les menaces (3). Le ipe Tavait jugé propre à diriger le diocèse de Mondovi, ravagé ir la guerre. Nommé cardinal , il ne changea point ses habi^ ides, ni quand il fut nommé pape sous le nom de Pie V. isos
(1) Voir MUTINBLU, Sioria arcana. Dans les visites de la paroisse de Saint- Vfijen à Vepise, ea 1570, rapportées par GalliccioUi, oa trouve la dépravfition s prêtres très-commune , puisqu'il est ordonné à chaque instant aui^ uns dfl u% pénitence pour des péchés commis , à d'autres de renoncer à certaines ^itudesj de ne pas embrasser les prostituées : Tua igiiorait le latin , T^utr^ 9it une occasion de scapdales publics , cet autre jouait. Pans la corr^poin iftCjB de Tambassadeur vénitien à Bonie, du 30 novembre 1585, nous liions : U pQ^^fe a élé ipformé par diverses personnes qup les monastères à» Yenisc; et du diocèse de Torc^llo sout dan^ un état déplorable^ ^t quelques-uns convertis en lupanars ; il a dit qu'il youlait y pourvoir. »
(2) En 1565» Philippe Caméraire, iUustre savant d'Allemagne, parcourut l'I- ^> et décrivit jour par jour son voyage, en s' occupant surtout de la partie ^térielle. Il dit du mal du royaume, en citant le proverbe : Le territoire napo^ ^in est un paradis habité par des diables. Il s'étonne que le roi d'Espagne ne ^ rioQ^ ou presque rien, d'un pays aussi richç, car il faut qu'il dépense tout >ur refréner ses sujets et repousser les Turcs. Il décrit les phénomènes du tar ^tisqie; souvent, à leur entrée dans une ville, ils étaient obligés. de déposer Dr$ armes et \pxn pistolets, qu'on leur rendait quand ils sortaient ; il ne sait ^ «n trouver le motif, d'autant plus qu'il y a, dit-il, des hôtelleries ou l'on est os en danger que sur les routes de la Lombardie et de la Toscane. A Rome,