ORAT0RIEN
nés gens de petites comédies^ faites pour ins[Mrer la piété^ véritable sanctification de Tartet du théâtre (1).
Avec Baronius^ qu'il excita au gigantesque travail des àsmr lett^ et avec d^autres personnes d'un haut mérite^ il institua, eo 4564, la communauté des Prêtres de l'Oratoire^ dans laquelle il façonnait U jeunesse à d'agréables dévotions, kune piété afEible comme la sienne^ mais sans négliger les études libénlet. Les oratoriens peuvent revenir au monde quand ils veulent; car ils n'ont d'autres règles que les canons, d'autres voeux que le baptême et le sacerdoce, d'autres liens que ceux de la charité.
Saint Philippe et Persiano Rosa ouvrirent l'hospice de Sainte- Trinité pour les dévots qui allaient visiter le seuil des ApMres; quatre cent quarante-quatre mille cinq cents pèlerins et vingtcinq mille femmes y furent accueillis, pendant trois jourg, à l'époque du jubilé de 4600^ qui^ dit-on^ vit accourir à Rome trois millions de dévots; les princes et les cardinaux faisaient les stations confondus avec la foule^ et les conversions se multiplièrent. Thomas Bozio de Gubbio^ très-versé dans les langues et
(1) Si les lettres de Cicéron nous ont camé tant de plaisir, DOOi ne dédaifMrons pas celle que saiut Philippe Néri adressait à Glémeut VII : «SaiatPiiVf suis-je donc un personnage pour que les cardinaux viennent me trouver? Biff au soir, j*ai re^u la visite des cardinaux de Cusa et de Médicis. Gomme f itû besoin d*uu peu de manne, le dernier m*en fit donner deux onces par rhôpiOl du Saint-Esprit auquel il en a procuré beaucoup. Il est resté avec moi jofqv'i deux heures de la nuit, en me disant de Votre Sainteté tant de bien gae jWai vu de Texcè^ parce que, à mon avis, un paiie doit être Thumililé même. A frp* heures, le Christ est venu à moi, et m'a réconforté par son corps sacré; Votre Sainteté , au contraire , n'a pas même daigné venir une fois à notre église. U Christ est Dieu et homme, et cependant il vient à moi lorsque je l'appelle... J' somme Votre Sainteté de me permettre de faire admettre dans un couvent U fille de Claude Néri , auquel , depuis longtemps , vous avez promis de pren** soin de ses enfants. Un pape doit tenir sa parole ; chargez-moi donc de cette vfaire, etc.»
Clément lui répondait snr la même feuille ; « IjC pape dit que l'ambitK» transpire dans la première partie du billet, où il est parlé des visite» fréqueolrt des cardinaux, à moins que ce ne soit pour montrer qu'ils sont des per»oniM* pieuses, ce dont personne ne doute. Si le, pape n'e^t pas allé vous \oir, f** votre faute, piiiMpie vous n'avez jamais voulu être cardinal. Il consent à r« «p* votis exigez, comme il désire que vous grondiez ces bonne» mères, ainsi quevou* le faittrs, avec force et autorité si elles n'obéissent pas à la première invilaHo"' A son tour, il vous commande de soigner votre santé, de n<* pas confesser ^a"' qu'il le sache, et, lorsque vous recevrez Notre-Seigneur, de prier pour h» ' pour les nécessités permanentes de la république chrétienne. »• (I)an<; l«"» ^^'^ Sanctorum, le 2 G mai.)