‹ Histoire des Italiens, trChapitre 173 sur 176 · GUEBHE CONTRE LES VAUDOIS · texte numérisé non relu

GUEBHE CONTRE LES VAUDOIS

it les partis ont coutume de se charger réciproquement, rès des édits fréquents, mais vains, après de nouvelles cousions et des rigueurs de Charles-Emmanuel II pour ramener barbets dans les confins désignés, le marquis de Pianezza ; camper au milieu d'eux, et fit occuper leurs habitations ; ils *ws retirèrent alors sur les cimes les phis escarpées, et se forti- 3nt à Prato de Forno, de manière à braver toutes les attas.

imant leur patrie d^autant plus qu'elle était malheureuse, chés plus fortement à leurs croyances persécutées, les Vau- 1 écrivirent, sans oublier un événement, le journal de leurs îs, de leurs victoires, de leur exil, avec cette passion qui, si diminue la créance, ajoute à Tintérêt, et nous attire encore gré réloignement et la différence d'opinions ; or, quels dent être alors les sentiments, et surtout parmi les coreligion- *es? Jean Léger, ministre à Prali et à Rodoreto, qui les avait plis de défiance contre les Piémontais, puis déterminés à lurrection au synode de Boissel, en décrivant et (nous Pesons) en exagérant les persécutions souffertes par eux, sur- ; dans V Histoire des églises évangcliques dans les vallées du mont (Leyde i669), excitait l'indignation des réformés de te TEurope : vierges souillées, mères empalées, enfants bricontre les rochers, et Pianezza, à la sollicitation de moines, menant les flammes dans le pays , tel est son lugubre talu, auquel il ajoute les portraits des martyrs; Charles-Emluel II passa donc pour un Néron parmi les contemporains. La lande, la Suisse, et surtout Cromwell, protecteur de TAnerre, adressèrent de nombreuses remontrances ; la dernière sance offrit aux persécutés un asile, des terres en Irlande, leur décrétant, comme subside, une rente perpétuelle de ¥^ livres sterling. Enfin, la France étant intervenue, la L fut rétablie à Turin, avec un pardon général et les conces- 3^ j^^J s antérieures.

n ennemi auquel on laisse intactes ses forces n^est pas vaincu; itôt de nouveaux tumultes , surtout en 1663, attirèrent au 5 de nouvelles guerres, fomentées par les nombreux Vauqui s'étaient réfugiés en Suisse, et qui, comme tous les banbouleversaient leur patrie afin d'y rentrer. D'autre part, er ne cessait d'exaspérer les esprits en incriminant tous les js du gouvernement, de faire entendre des plaintes aux prinprotestants^ d'accumuler des calomnies, de rassembler des

arme» et de l'argent au moyen de souâcriptioDS : bomiue dool la haine implacable ne s'éteignit qu'a?ec sa ?ie; il mourut mi* nistre de Leyde.

I^uia XIV, à cette époque» révoquait Tédit de Nantes^ per le* qnel Henri IV avait accordé la liberté de culte aux calvioisteSf appelés huguenots dans ce pays. Un grand nombre de fugitifi se retiièrent dans les vallées subalpines pour se soustraire aui cachots et aux drarjonnadr^ ; ce roi persécuteur demanda au duc d^; Havoie d'éteindre ce foyer d'hérésie et de rébellion sur les frontières du Dauphiné, et envoya des troupes pour le décider et Taider a cha.ss4T les réfonnés. Victor-Améd^ II ne manqua point de démontrer qo'ils étaient dans leur droit , et pourtant^ comme il ne crut pouvoir lui nîfuser ce senice^ il ordonna que tous les protestants du marquisat de Saluées se fissent catholiques dans le délai de deux mois, sous peine de mort et de confiscation. En conséquence^ de tous ceux qui se trouvaient disséminés dans les communes de Paesana, de Bioletto, de

Crœsio pas un ne resta; il interdit même ce culte dans

les vallées privilégiées^ sans le permettre dans les maisons des particuliers, avec ordre de démolir les églises^ d'expulser les harbes et d'élever les enfants dans la religion catholique, sous peine de cinq ans de galères pour les pères et du fouet pour les mères. Les réformés étrangers durent quitter le pays et vendre leurs biens^ sinon ils seraient achetés par le fi.s(;.

Afin (réîxéouler ce décret intolérant, il fallut une armée, qui fut cornniaudée par VictorArnédée lui-même, peut-être pour la n!t)(lre moins sanguiiiairc. Les baibets égorgèrent et salèreot leur bétail , et b(; n^l'ugièrent au milieu des Alpes les moins ao cessibhfK, tandis (|ue les ii(jinrnos robustes s'apprêtaient à repousser hiuvenicnt les troupes. Tout homme qui, au souvenir de lu puissance, du grand roi , secondée par la valeur de Lesdiguières et (J(î (Câlinai, ne saurait croire qu'une poignée de Vau- (iois put lui résister heureusement, montrerait qu'il ignore la force d'iui |)(Mi|)le défendant sa patrie et ses croyances; il faut y aJout(;r riniportance de la guerre des montagnes, et surtout l(;s positions iuiprenahles de l^aL^illa, de Serra le Crudcieet d'autres des Alpes vaudoises, où deux hidividus peuvent résister à mille , et les rochers ensi'velir cavalerie et canons. Mais la disriplincî de Tennenii, et plus encore sii renommée empirèrent la position des harhets, qui furent tués, emprisonnés, envoyés

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