GUERRE DE SIENNE
guerre^ mais de bosquets^ de chasses et de plaisirs (1). b Tant le peuple se ressemble toujours et partout !
MontalcinO; la place la plus forte de cet État, fut défendue par Jourdain Orsiui, jusqu'au moment où les Espagnols levèrent le siège, afin de protéger les côtes contre les Turcs, qui dévastaient la Sicile, la Pianosa et Tile d'Elbe^ s'emparaient de la plus grande partie de la Corse , en exterminant les Génois. Charles, qui n'était pas abattu par des revers continuels., dirigea sur l'Italie beaucoup d^Allemands, et , grâce à Tor américain , il fit transporter sur les galères de Doria un grand nombre d'Espagnols. Pierre de Tolède , vice-roi de Napies et beau-père de Gosme y fut chargé de réduire Sienne à l'obéissance. Sa mort suspendit l'entreprise ; mais chacun fut autorisé à combattre Sienne^ ce qui produisit une guerre d'outrages et d'assassinats contre des paysans et des gens désarmés. Puis , tandis que les Français munissaient les chftteaux du territoire de Grosseto , et que le gouvernement siennois mettait sur pied dix mille fantassins et cinq cents hommes de cavalerie , l'empereur confiait son armée à Alexandre Vitelli.
Le duc Cosme , s'il haïssait les Français , craignait les Espagnols, et, comme il prévoyait qu'il se trouverait à la merci du vainqueur, il prenait de bonnes mesures. Feignant de ne pas comprendre les sarcasmes de Sienne, il visait à son propre intérêt; il souffrait que des troupes et des armées françaises traversassent la Toscane : mais, ayant réuni des forces, il assaillit les châteaux qui entouraient Sienne. Les Siennois, qui n'avaient jamais redouté de la part de Cosme une attaque violente , se préparèrent à le repousser avec cet héroïsme que les peuples déploient dans leurs derniers moments.
L'annonce d'une guerre fait briller l'espérance aux yeux des peuples opprimés , qui ne s'aperçoivent pas qu'elle ne fait qu'ajouter une calamité nouvelle aux maux précédents. Aussitôt accourui-ent, pour faire preuve de courage, beaucoup de gentilshommes d'Italie : Aurelio Fregose, Cornelio Bentivoglio, Flaminio d'Àstabbia, Mario Sforza de Santafiora , Paul et Jourdain Orsini, Boniface Gaetani, Jérôme de la Corbara; d'autres, comme Ludovic Carissimi, Camille Martinengo, Octave Tiene, Fulvio Rangoni, Adrien Baglione, le comte de la Mirandole, furent soudoyés comme condottieri par les Français.
(1) SozElNI, Diano tenese, p. 88.