‹ Histoire des Italiens, trChapitre 2 sur 176 · LE DERNIER SFORZA · texte numérisé non relu

LE DERNIER SFORZA

une impératrice à TAlIemagne (Blanche-Marie), une reine à Naples (Hippolyte), une à la Pologne (Bonne) (1).

Le duché conservcra-t-il son indépendance? tombera-t-il dans la servitude, et, dans ce cas, quel sera son maître? Pour résoudre ce problème , les cabinets redoublent d'activité. En attendant, Tempereur l'occupe comme fief faisant retour à l'empire (outre que le défunt le lui laissait par testament), reçoit le serment et confirme tous les fonctionnaires dans leurs emplois; mais François I«'' proteste, en assurant que, dans le traité de Cambrai , il n'y avait renoncé qu'au profit seul de Sforza,

Charles-Quint, afin de n'être pas obligé d'entretenir une grosse armée au delà des Alpes, avait formé une ligue entre tous les États d'Italie, excepté Venise; ils devaient fournir un contingent sous le commandement de Leyva, tandis que les bandes pillardes et cruelles des bisof/ni étaient envoyées en Morée et dans la Sicile. Mais, comme Thabile politique de l'équilibre ne pouvait s'accorder avec la réunion, sur une seule tête, de la couronne impériale et de celle de l'Espagne, qui dominait alors sur la moitié du monde, Charles-Quint abandonna la première à son frère Ferdinand, d'autant plus que l'Allemagne était bouleversée par les conséquences de la réforme, et menacée vigoureusement par les Turcs. En effet, Soliman n'avait pas voulu comprendre Charles-Quint dans le traité de paix , sous le prétexte qu'il slntitulalt empereur. François P% au contraire, sacrifiant le titre de roi très-chrétien à la politique nouvelle qui ne tenait aucun compte de la religion, non-seulement faisait un traité de corn- 1555 mcrce avec le Grand Turc, mais lui proposait une alliance contre Charles-Quint pour envahir Naples; il l'aurait certainement conclue, si Venise n'eût pas refusé d'y adhérer.

Les frères Arugi et Kàireddin Barberousse, pirntos redoutables de Lesbos, s'étaient signalés, tout jeunes encore, en prenant

(1) D^un fils naturel de François I" Sforza descendaient les coniles, qui finirent en 1080; d'un fils naturel de Ludovic le More, les niurquis de Caravage, qui sVaeiguirent eu 1097. François avait eu deux frcres, Alexandre et Bosio. Le premier obtint, en 1445, la seigneurie de Pesaro, que Galéas, son dernier descendant, abandonna au pape en 1512; l'autre eut la seigneurie de Castel- Arquato, et, par son mariage, eu 1420, avec Cécile, héritière du cx)mte Guido des Aldobrandeschi , il hérita du riche comté de Santa-Fiora en Toscane , que Mario Sforza, en 1033, vendit au grand-<Iuc. Son neveu Frédéric épousa, en 1673» Livie Cesarini, et de cette union sortirent les ducs romains Slbrza-Cesarini.

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