‹ Histoire des Italiens, trChapitre 32 sur 176 · CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES

produisit de médiocres résultats. Don Juan d'Autriche ne nu nifosta que le désir puéril de recueillir des applaudissemeni à Messine; les rivaux de Venise, s^apercevant qu'elle pouvait r couvrer toutes ses possessions de TOrient, vacillèrent, et roni put réunir un nombre suffisant de navires pour tenter une ei treprise sérieuse. Don Juan^ il est vrai, parvint à sauver la Goi Ictte^ qui dominait Tunis, et à construire une nouvelle forteres; lous les ordres de Gabrio Serbelloni et de Pagano Doria; nfia lui-même dut succomber. Ucciali, au contraire, éleva jusqu deux cents le nombre des navires qu'il avait sauvés à Lépant et , Tannée suivante, il recommença ses courses sur la mer l nienne. Les Vénitiens, voyant qu'ils ne pourraient compter si les alliés, conclurent avec le Grand Seigneur une paix^ i vertu de laquelle ils recouvraient en Turquie leurs anciei privilèges mercantiles, cédaient Chypre (i), et payaient une ce taine indemnité pour les dépenses (2). Ainsi, à la suite d'ui

(t) Pumi Ifs fugitif» de Chypre fut Jason de Nores, qui s*étabUt à Padoi où il ml une chaire de philosophie morale. Il laissa plusieurs ooTra^, p érudits que beaux» parmi lesquels un traité de rhétorique et un antre sur 1* poétique. Ikins le dernier, il condamnait les tragicomcdies pastorales; Guari ero^ant que son l**ih>r>fî/0 était particulièrenicnt désigné , lui répondit m.^ ai|rrur» Pierre de Nom, sou fils, éerint ausà quelques livres, an nombre d quels la xie de Paul IV, publiée naguère.

(i) Le rapport de Jean4>an^ob MoroMni» b^le à Constantinople en IS^ est ainù ton^ :

«i ïjts^ fortes maritimes avee lesquelles le GraiHi Turc déliead son empire M telles qu'il n'«»t aucun autre prince au monde qui en entretienne de f irandeft que lui ; en elM« il a dans «ms arw»»! benaconp de ^slèrcs» dont il p augmenter le nombre quand il iieut. parce- qu'il a abondance de bois, de fei menlii« d^ouxrien e«mstnictv«iri>» de brai. Je «àï et de tontes les choses nè)C mùrefi i cet eUM.

«^11 e»t ^rai quVm n a p«int «ctwcfbiraMttt Ws a|m et a|ipniani> nrctiimî pc««Mr armer Im t««f» Jm nature» qiu «ant p«^ttf>. «t lwa«cnnp moins ceux qmi ^unllana M>WMmé 4e c^«e>lr>iMne : cor iJt lanaqMH'dl^oatatt pomr lùre lesvoild d'anlTM cWt^. Ilaw m i^MiiiMMe e«it «a ;pr«aJie qu'il penc, 4iier promptitude liicilKli^^ 5l^ p«v«m«er^ q^>M>i it xv«i;nN» ttfuA oc ifu i^ maniqaie, comme il * e«rcu|r« ^^^

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immense victoire, elle acceptait la paix à des conditions qu'elle repoussait d'ordinaire après une défaite ; c'était là un sujet de reproches continuels de la part de ceux qui n'avaient pas su la soutenir.

Heureusement lesTurcs, qui menaçaient l'Europe d'une nouvelle conquête sans pitié, d'une prépondérance sans limites, déchurent sans qu'on puisse dire par quelle cause, mais à la manière d'un torrent qui, après s'être creusé un lit, cesse d'inonder la campagne; d'autre part, la société nouvelle rendait chaque jour moins tolérable la tyrannie d'un peuple sur un autre, et les diverses nations émancipées se protégeaient avec leurs propres forces.

note galères manœuvrées par des esclayes chrétiens ; tout le reste est semblable et peut-être inférieur aux galères qu'ici Ton fait conduire par des paysans. Du feste, les Turcs eux-mêmes avouent que les meilleures ne valent pas celles des cluttiens. A ce sujet, il faut que je déplore la simplicité des princes chrétiens, <{ui, pouvant enlever aux Turcs le nerf de leurs forces maritimes, semblent ne P>s y songer. Pour cela il serait nécessaire de recouvrer, par uu moyeu habile, tous les esclaves chrétiens qu'on peut avoir avec de Targent , parce qu'ils sont les charpentiers, les calfats, les compagnons, les comités, les patrons et même les rameurs qui font tout le prix des galères turques ; leur délivrance, qui serait li^facile, tournerait à la gloire de Dieu, à l'avantage de ces infortunés, et pro- *^*verait la sécurité à toute la république chrétienne. »

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