‹ Histoire des Italiens, trChapitre 34 sur 176 · HIST, DES ITAL. <— T. VDI. S · texte numérisé non relu

HIST, DES ITAL. <— T. VDI. S

M BRVIfELLESGHI.

extérieurs. Brunolleschi^ au contraire , imagina une niasse cpû se soutint d'elle-inéme ^ ct^ au lieu de renoncer à Tare atgu^ conquête du moyen âge, il comprit que la poussée d'en haut est corrigée par la lanterne superposée^ et que la solidité dérire de cette masse de marbre. Après avoir triomphé de l'envie clair* voyante et de la défiance myope , il se met à Tœuvre avec une attention particulière (i); il élève sur les arcs d'Arnolf un tambour haut de huit mètres , percé d'ouvertures circulaires y de manière à eu que la voûte portât sur les soutiens par un double système d*arcades ; une calotte extérieure se rattachait , au moyen du chaînes, à celle de l'intérieur avec une force que d'autn*s, quoique moindres, n'ont pas égalée. Du calcul scientifique devaient jaillir la forme artistique et c« grandiose majestueux qui semblait le privilège des aiguilles gothiques; la inai&on de Dieu domina sur U^ habitations des hommes , et constitua la physionomie de la cité.

Saint-Ksprit , la plus belle église de Florence, sur le modèle des anciennes basiliques , est encore de Brunelleschi ; à Saintr Laurent, dt^jà commencé siu* un plan timide, il arrondit jusqu'à lerrt' le contour des clmpelles , manière gothique qui ne s'harmonise pas avec le reste. Il approprie les édifices à leur destina^ titm sans arn>gance , avec plus de sévérité que de grâce , plus d'harmonie dans rensemble que dans les détails. Coame de Médiris « qui , moyctmant hi dépense de 100,000 écus romains ^ V%\fÀi tléjà oJiargé de la i^nstrucUon de Tabbaye de Fiésole, lui deuuuHla le |4an d'un pakis; mais il le trouva trop oiagnifique pour un simple particulier, connue il affectait de le paraître. Les PitU. niuius timorés, Ivàtirent d'après ses dessins cette magnifique demeura» dont la force etoiuuuite rappelle les constructions cyclo|HV4Utes. avec des blocs saillants qui se proloogeni sans in* Uf^miption pendant cent quatre-vingts mètres , sans grâce ni varicni>,

C«o»mt» pri^fi^m le plan de Michelooo ^palais Ricardi) qui unit Ir hue à la solidité ; cnr il conserva les bèocs tailles eo boese, tuais en variant lour tispoct extenour» «i distribua les appariettK^ia av«c une ma^uâcvmie infaelU|t«nte* Outre le palaia Gaf agi

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albërti. philàkète. 83

à Mugello, un autre à Fiésole, celui des Tornabuoni à Florence et la villa de Careggi, cet artiste dessina un hôpital pour Gonstantiuople, un aqueduc pour Assise, la citadelle de Pérouse^ la bibliothèque de Saint- George à Venise, à Milan une porte dans la rue de Rossi : tout cela pour Gosme, dont il tit le tombeau dans Féglise des Servites.

Le Florentin Léon-Baptiste Alberti , beau , vigoureux , adroit 1395 aux différents jeux , habile écuyer, musicien , très-versé dans le droit civil et canonique^ auteur du Philodoxos, comédie qui passa pour antique , écrivit trois livres latins sur Tart de pein-* dre. Comme la ressemblance était à ses yeux le premier mérite^ il con&ultait les enfants sur ses portraits. Persuadé qu'on peut apprendre quelque chose des ignorants^ il courait les boutiques déguisé^ et recueillait des informations sur les arts^ dont il dérobait le secret pour les améliorer. 11 fit une boîte dans laquelle, en regardant par une étroite ouverture, on voyait des montagnes, des plaines, des tableaux nocturnes, des constellations, c'est-à-dire la chambre optique, qu'on a coutume d'attribuer à Jean-Baptiste Porta. Il travailla sur Vilruve , maltraité par le temps et les copistes. Dans la conviction que les monuinents anciens en étaient le meilleur conmientaire, il alla les observer, les dessiner, les mesurer dans toute l'Italie, voyageant avec Laurent de Médicis, Bernard Rucellaj et Donato Acciajuoli. Lorsqu'il eut comparé les théories de Tart, il écrivit son traité J^erexdificatoria, 1485.

Un traité du Florentin Averulino Philarète , de 1450 , était pourtant resté inédit. L'auteur, en traçant le plan d'une ville, ne perd jamais de vue l'idée symbolique et le Nisi Dominus œdificaverit, Uéglise est en forme de croix, avec coupole et décorations à la manière de Saint- Marc, et il veut, à Timitation de l'boname, qu'elle soit belle^ utile, perpétuelle. La maison du prince doit être inférieure, mais plus riche en peintures religieuses, symboliques, allégoriques, historiques, de manière à ce qu'il ait sous les yeux des instructions continuelles sur ses propres devoirs envers Dieu, envers le peuple, envers lui-même; il y aura un portique pour l'histoire sacrée, un pour Thistoire profane, et toutes les peintures seront faites par les meilleurs arêtes. Dans le voisinage seront les monuments des héros chrétiens, c'est-à-dire les églises des saints François, Dominique, 'Augustin , Benoît , avec une maison de carmes et une de cla- ^isses. Puis viennent les hospices, en forme de croix ; la maison

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d'un patricien^ carrée^ avec une tour à chaque angle; un cirqa> une porte, un amphithéâtre, un pont y une prison pour enferm les condamnés au lieu de les faire mourir ; un gymnase pour jeunesse, qu'il faut surtout habituera la prière, au jeûne, ai sacrements. Les jeunes filles doivent s'exercer à coudre^ à file \ tisser, à broder. La cité, outre les fortifications, aura poi sentinelles avancées de saints ermites, qui la garderont avec meilleure des armes, la prière.

Ces idées mystiques cédaient la place à Tart plus matériel, k l)erti, après avoir consacré les premiers livres au terrain, aux m sures, aux matériaux, aux ouvriers, aux modes de constructia nux cérémonies des anciens, donne dans le cinquième des règl pour les chAteaux des tyrans et les palais des bons princes, poi 1rs temples, les académies, les écoles, les hôpitaux et les autm (^ditloos civils, militaires, rustiques. L'histoire de Tart et i scionoe dos machines remplissent le sixième ; le septième trait lies ornements architectoniques pour les églises en particuliei 8os idt^>s religieuses et morales sur les tombes, contenues dan le huitième^ sont remarquables. Ce même livre et le neuvièm* s^ootHi^ient des routes, des tombeaux, des pyramides, d'autre éiiiltco^ publics et de la dëcoration des pakis. Le dernier es ciHisaon^ aux eaux ; nous croyons que c'est à lui qu'on doit le iugi^uieuses Muses ou conques . et non à Léonard de Vinci, ni i Renis» ni J^ Pierre-Dominique Orok^ari de Viterbe; car il le dtvril telles que nous les construisons aujourd'hui, et noi \»i\\u)e mie inveulkm nouTtello vl^

Sdiuf la i\Mt\HHKM) « il «T^ftit appris des ancieas la sioiplicité, 1

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