‹ Histoire des Italiens, trChapitre 38 sur 176 · HBT. DES ITAL. — T. VIII · texte numérisé non relu

HBT. DES ITAL. — T. VIII

os PEINTUEE A l'huile.

vollo ot h ^Annonciation ; Antoine Razzi, les cercu^ts à Stens et d'Antres les escabeaux des autels.

Los Byzantins connaissaient déjà beaucoup de cooleors, de la ri(*liesso s'accrut ensuite^ au point qu'aucune nuance ne ma qunit h la palette de Masaccio. Le silence de Pline noua prom quo les anciens ne délayaient pas les couleurs avec l'huile ; ma il n'en était pas de même au moyen ftge. Théophile, moine d qnntorzi(>me si^cle, qui vivait en Lombardie^ conseille Tempk do rhuiln do lin pour la peinture des maisons et des portes mais, comme le dissolvant se dessèche lentement, il devenait Iodj et dinicile do poser les couches successives. Gennino, dans^Mi Traité do la pt^nture de 1437, a enseigne à travailler sur le murs ou le lH)is avec l'huile, dont les Allemands font gra» usagi^ o ; il ronsoillo do faire cuire l'huile de lin et de s'en set vir pour délayer les couleurs et les glacer. Jean Van-Eyck la rem plavH par oollo do \\o\x et de pavot, en y mêlant un siccatif qi |H'nntt do passer imnuViiatomont sur la même couleur. Il ft douo considéré conmio l'inventeur de la peinture à l'huile ; 0 ajoute quWntonello de Messine, s'éUmt lié d'amitié avec cet ai tisHto , hii dénilm S4^n secret et l'apporta en Italie ; là il l'ava eusoi^né k son élt^\T Ruggiori. celui-ci au Vénitien Dominiqui qui lo a^ntla au Plon^ntiu André de Castagno, lequel l'égcxge (HHir rt*stor unique (K^s^o^^our d*iui procédé que « l'on ignora encore dans la Tiv^cano ^t) » ot qui fut substitué à la détrempi

A Voniw. tltVIo sixit^UH* siècle, une colonie byzantine ornai do uuK'taYitui^ les égU$i'sde Cirado et de Torcelk) ; une autre, ph

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capable, fut appelée par le doge Orseolo pour décorer Saintllarc en Fan 1000. Après la prise de Gonstantinople, d'autres artistes accoururent à Venise. Néanmoins, si, parmi les mosaïques de Saint-Marc , quelques-unes sont de main grecque , d'autres appartiennent à des enfants du pays; il est parlé d^ime confrérie de peintres , organisée dès 1290 ; dans toutes les cités vénètes, on mentionne des peintures sur muraille ou sur bois antérieures à Giotto. L'influence de ce peintre se fit •QQtir dans les œuvres de Jean-Antoine , de Semitecolo, de Giusto, d'Aldighieri, de Guariento, qui décora le palais ducal , et dont le Crucifix à Bassano est fait avec un grand soin et rempli d'expression.

Les Yivarini de Hurano, qui fleurirent presque un siècle, vers 1400, ont une manière belle et franche, mais minutieuse, formée moins sur les Italiens que sur les Flamands et les Allemands , dont un grand nombre travaillèrent à Venise, surtout Jean de Bruges et Hemmelink, le plus gracieux peintre mystique du moyen âge (1). Paul de Venise et Laurent eurent une manière propre; Charles Crivelti se distingua par les vives couleurs de ses pierreries et de ses arabesques.

Gentile, de Fabriano dans la marche d'Ancône, formé sur les oeuYres du bienheureux Angélique et les traditions de POmbrie, fitf appelé à Venise pour peindre le palais dogal; la seigneurie lui assigna un ducat par jour, en l'autorisant à porter la toge de sénateur. II eut pour élève Jean Beliini, qui, à son tour, forma les deux fils de son maître, Jean et Gentile; tous ces artistes, concurremment avec Louis Vivarini, Carpaccio, Pisanello, représentèrent dans le palais dogal les fastes nationaux. Riches de pratique, à la fois peintres, architectes, miniaturistes, orfèvres, iis mettaient leurs tableaux en harmonie avec l'ordre de l'église pour laquelle ils les faisaient, avec les corniches dont ils les ornaient; les déplacer, c'est donc les gâter. Gentile fut appelé à Constantinople, et Ton raconte que Mahomet, pour lui fournir iwi-isol nn modèle de décollation , fit sauter la tête d'un page. Plus propre aux scènes populaires et aux œuvres de perspective, ^^me on le voit dans son meilleur tableau qui se trouve dans ^galerie de Brera, il recherchait l'art classique, bien quMl restftt

(1) Les nombreuses peintures de Flamands et d'Allemands qui se trouvaient ^ Italie dans le seizième siècle sont énumérées par Burckardt, Der Cicérone ^

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