CARACTÈRE DB MIGUEL-ANGE
Avec des commandes si spiendides, uniques même au monde, d'autant plus qu'il embrassait le cycle entier des arts et survivait à tous les artistes qui avaient eu de la réputation ; av^ la force d'un génie entraînant dans son tourbillon tout ce qui l'approchait; par la hardiesse de ses préceptes et de ses sentences^ par la création de modèles pour tous les arts au milieu des deux villes qui en étaient le centre , il devait naturellement exdter Tenthousiasme de son siècle, qui le proclamait plus (^(unmûriel, un ange divin. Cet enthousiasme fut encore alimenté par ceux qui écrivirent sur Tart, Florentins le plus grand nombre, et par ses successeurs, qui voulaient greffer leur gloire naissante sur le nom du grand maître, dont Técole pourtant (knma de mauvais fruits. En effet, ami, comme il Pétait, du palier plus que du vrai, voulant que les productions de Part fussent plus belles que celles de la nature, et visant aux effets alors même que le sujet ne le demandait pas, il ouvrit la voie à un beau de convention ; en outre, il conduisit vers ce piicipice, sur les bords duquel il s'apercevait qu'il marchait Ininooême, lorsquci en admirant la chapelle Sixtine, il s'écriait :
Le port oit de tonte œuvre honorable on honteuie Nous Tenons rendre compte et raison sans détours. Giumto è già U ecrêo délia vUa mia
Con tempeêtoao mar^ per flragil barca^
Ai commun porto^ ov* a render tl varea
Canto e ragUm d'ogni opra iritta e pto.
Or Je ynU maintenant combien d*errenr ftit pleine Cette donce pensée, illusion trop vaioe, Qui dans Tart me montra mon idole et mon roi, Et ce bien qu'un poursuit du désir malgré soi.
Ointe Paffettuoia fantasia Che Carte mi fece idolo e monarea, Conoseo or ben quant'era d'error carea^ B quel ehe a mal auo grado ognor dcsia.
De mes rêves chéris déjà Péclat s'effooe.
Que seront-ils bientôt, si m'attendent deux morts ?
lyuneje sois certain, et l'autre me menace.
Gli amoroêi pentier già vani e lied Che flen or» a' a due morti mi avvieino f Ifuna wn certo^ e l'altra mi minaceia.
Peindre ou scu pter n'ont plus k calmer les transports
De mon âme invoquant Tamourdivii et tendre
Dont, sur la croix, les bras s'ouvrirent pour nous prendre.
Né pinger né scolpir fia pilt ehe quieti Vanima, voila a quello amor divino Cn'aperse a prender noi in crooe le èraeeia.
122 LE PlgRïïGIN.
Combien d'artUtes sermt égarés par ce travail que foi fait là! Ce fut au milieu du plus grand triomphe de Michel-Ange que le Péragin revint à Florence. Aux yeux de Michel- Ange, les figures du Pérugin étaient grossières , et le Pérugin trouvait celles de Michel- Ange dures et sans âme : de là, des injures et des rixes, et le tribunal des Huit s'étant interposé donna tort au Pérugin. Ce peintre alors, perdant confiance en lui-même, voulut rivaliser avec l'école naturaliste; mais, comme il échoua^ les Imitateatsde Michel-Ange lui reprochèrent dans des épigrâmmes et des pssquinades d'être sec de style> dur et mesquin dans les draperies, monotone dans les caractères et les poses, pauvre et répété d«ns les inventions^ et Taccusaient même d'être avare (1)» Peat-èlre la peur de retomber dans sa misère primitive lui faisait-eUe eiH tasser de l'argent. Vasari^ afin de flatter Michel-Ange, et Paul Jove^ au musée duquel il refusa son tribut, recueillirent ces médisati-* ces pour nous les transmettre. Pérugin se défendait mal , parue qu'il se voyait alors reprocher comme des défauts les qualités qu'on avait exaltées autrefois; il quitta Florence pour toujours^ mais sans cesser de travailler. Autour de lui florissaienl KEspà»*
(1) Yasarl , qui pourtant dénigre le Pérugin , raconte ce trait de lui : a Le prieur (des jésuites à Florence) était très -habile à &ire le bleu d'outremer. Comme il en avait en abondance , il voulait que Pierre en mît beaucoup dans ses peintures; mais il était si avare et si soupçonneux que, se défiant de Pierre , il voulait toujours être présent lorsque ce peintre employait le bleu dans son travail. Aussi Pierre^ qui était par nature homme de bien, et ne désirait acquérir ce qui appartenait aux autres qu'au prix de ses fatigues, trouvait mauvaise la défiance de ce prieur ; il résolut donc de Ten faire rougir, et un petit vase rempli d'eau lui servit pour cela. Aussitôt qu'il avait disposé une étoffe ou toute autre chose pour laquelle il fallait du bleu et du blanc, il s'adressait au prieur, qui revenait au petit sac avec parcimonie pour mettre le bleu dans le godet à chaux délayée ; puis, se mettant à l'œuvre, il trempait son pinceau , après en avoir donné deux coups , dans le petit vase où se trouvait l'eau, de manière qu'il y en restait plus qu'il n'en avait usé sur la toile. Le prieur, qui voyait son petit sac se vider et le travail ne pas avancer, disait fréquemment : « Combien cette chaux consume de bleu ! — Vous voyez, » répondait Pierre. Quand le prieur était parti, Pierre retirait le bleu qui se trouvait au fond du vase ; puis, lorsqu'il le jugea convenable, il le rendit au prieur en lui disant : n Père, ceci est à vous; apprenez à vous fier aux hommes de bien, qui ne trompent jamais quiconque a confiance en eux, mais qui savent, quand ils le veulent, tromper les personnes soupçonneuses, comme vous Têtes. »
Pline raconte que les artistes anciens employaient la même ruse pour voler le miniiun : Pingentium furto opportunum est; plenos subinde abluenùum peni" ciUos ; siciit autcm in aqua, comtatque furantibus, (JlisU nat,, XXXIU, 40.)
liONABD VË rmci 123
fpd Jean, Gaadence Ferrari^ Jérôme Genga d'Urbin, qui exeelhit dans la perspective, Pierino de Pistoie^ Boccacini^ Pintoriechio^ Rossetti^ Plngegno , comme était surnommé André* Lods d'Assise, qui, devenu aveugle, vécut jusqu'à Tftge de qBatre*vingt-8ix ans^ se consolant par l'idée que cette infirmité seule l'avait empêché d'égaler Raphaël.
A càté des deux grandes célébrités marchait Léonard de nat-îsî^ Tmiy peintre^ sculpteur^ poëte^ musicien^ géomètre, architecte, talent universel, et qui n'était pourtant médiocre dans aucune pvtie; seulemefit, à cause de ce besoin qui le poussait à cbeN cher toujours des nouveautés, il exécuta et finit peu de choses, ùractëre pur et ferme, il prodiguait les secours à ses élèves; aTonn^était pas content de ses tableaux, il restituait le prix convenu. Les centaines de dessins qu'il a laissés, et dont le ftû révèle combien et comment il travaillait, nous fournissent h preuve de son désintéressement. Il achetait des oiseaux pour la plaisir de leur donner la liberté , et il aimait à se distraire pir des inventions bizarres : afin de surprendre ses amis, il ré-* Fiodait dans l'air des odeurs tantôt parfumées, tantôt fétides; parfois il disposait un immense boyau, et, le remplissant d'air au moyen d'un soufflet , il enveloppait de ses spirales les assistimts, au moment où ils s'y attendaient le moins ; ou bien en^ oore il donnait la volée à des oiseaux mécaniques : amusements (i'nn esprit qui sentait le besoin de créer.
Ludovic le More, « qui se plaisait beaucoup au son de la lyre B, l'appela à Milan, « pour qu'il jouftt d'un instrument fabriqué de sa main » ; mais, s'étant fait connaître par des qua*' lités plus précieuses que celles de musicien^ il fut employé à des travaux de mécanique et d'hydrostatique. Or, tandis qu'il i&ootrait dans ces travaux une grande audace, « il semblait qu'il tremblât chaque fois qu'il se mettait à peindre; c'est pourquoi il ne menait jamais à fin ce qu'il commençait^ ayant de la grandeur de l'art une telle opinion qu'il apercevait des erreurs dans les choses où les autres voyaient des mii'acles (Lomazzo). » 0 travailla seize ans au modèle de la statue équestre de Fran** Çois Sforza , et il mit si longtemps à la fondre que les Français de Louis XII, venus à Milan, en firent le but de leurs flèches.
D employa un temps considérable à peindre la Cène dans le réfectoire des Grazie (1). Dans ce travail, écartant les indices
v) Roscoe, entre autres inexactitudes, écrit que Léonard ne finit pas la Cène, ^( que, Il en se bornant à indiquer pai* un simple trait la tète de son personnage
i24 LÉONAUD D£ VINCI.
matériels de la sainteté et de la divinité^ ainsi que les symboles traditionnels des apôtres^ il voulut que chacun fût recoimais* sable à lair et à Témotion que lui donnaient les paroles pathé« tiques du Sauveur; cedrame^ harmonique et conforme à la raison, présentait donc l'échelle ascendante de la forme, qu'il employait comme tranquille manifestation de sentiments profonds. On regrette, outre la mauvaise situation, qu'il ait compromis ce travail remarquable en le peignant non à fresque, mais à l'huile; désormais il ne reste qu'à déplorer les restes dégradés. Il saisit heureusement, et avec un sentiment raisonné, Tensemble et les détails; unissant Pidéal et le réel, il pénètre dans la vie du corps et de l'esprit; il emprunte à toutes les écoles pour revêtir de formes parfaites une idée déterminée et profonde, et aucun.de ses contemporains ne le surpasse par la délicatesse du dessin, par la fermeté des lignes et des contours. Il excellait dans le coloris; au moyen de la grâce et du jeu des teintes , il donnait à la lumière une splendeur mesurée qui mettait les figures en relief. Il devint donc, comme coloriste, un modèle pour les artistes vénitiens eux-mêmes, et pour Giorgione (1) non moins que pour frère Barthélémy.
Après la chute de Ludovic le More, Léonard revint à Florence, et, pendant quatre ans, il s'occupa du portrait de madame Lise, où le sourire de la volupté antique est relevé par l'intelligence moderne. François I*'' acheta ce portrait 4,000 écus. On admire également la beauté mystérieuse et le rire fugitif de sa Joeondcy sur laquelle, pendant vingt ans, Calamatta a exercé son burin, pour l'offrir, comme un joyau, à Texposition universelle de Paris de 1855. Il prépara le carton de la bataille d'Anghiari, où la fougue entraîne hommes et chevaux, et qu'il devait peindre en concurrence avec Michel-Ange; mais, au milieu d'une émeute populaire, ses envieux ou ses admirateurs (car souvent ils arrivent au môme résultat par des voies difTérentes) mirent
principal, il a confessé son incapacité; il ne nous reste donc qu*à regretter le peu d'audace de l'artiste ou l'impuissance de l'art. » (^yie de Léon X, ch. ii.) Vasari lui-même dit «qu'il laissa la tète du Christ imparfaite ■. Au contraire, le cardinal Frédéric Borromée, dans le Musœum, imprimé en 1625, loue beaucoup cette tête : Salvatorit os altum animi marorem indtcat^ qui gravissima moderatione occultatus atque suppressus intelligitur. Voir Gallenberg, Léonard de Vinci; Leipzig, 1834. L'ouvrage de Joseph Bossi, sur la Cè/7e, n'est qu'un travail d'académie.
(1) Vasari met ce fait hors de doute*
UÊONARD DE YINGI. ISS
eo pièces ce carton^ dont chacun se disputa les débris, comme 9 ses œuvres les plus étudiées étaient destinées à périr. Il avait d<»r8 cinquante-deux ans, et^ difficile comme il était à satisfaire, I dut renoncer à lutter avec les imitateurs de Michel- Ange^ qui erminaient leurs ouvrages très-rapidement; il accepta donc voiliers l'invitation de François 1«% mais il ne semble pas quil it exécuté aucun travail dans cette France où Ton trouve mainîsant tant de ses tableaux et de ses écrits (i). Ses écrits sur des matières très-diverses , bien quMls soient ifonnes et confus, et les extraits ou fragments qu'on en a puliés^ attestent qu^il était un profond scrutateur de la nature; sa lulité principale est la sagacité. Dans son Traité de la peinture^ an des premiers qui examinent les règles de Tart^ il dit que la léorie est le cafùtaine^ et la pratique le soldat. Après avob mé* ité scientifiquement sur le corps humain^ il donne une théorie récise d'anatomie pittoresque. Avant Bacon^ il posa le principe 06, c sans Texpérience, on ne peut avoir la certitude de rien»^ t c'est par elle qu^il veut qu'on découvre la raison^ interprète de inature : a Jamais la raison ne nous trompe^ mais notre jugement; parce qu'il attend des effets qu^eile n'offre point; il faut lonc la consulter, sauf à varier de modes^ jusqu'à ce qu'on en suisse tirer des conséquences générales. Les sciences auxquelles >n ne peut appliquer quelque partie des mathématiques man- [uent de certitude. Ceux qui ne consultent pas les faits, mais
(!) Beaucoup de ses manuscrits ont été volés à la bibliothèque Ambrosienne ' Milan; mais la bibliothèque de l'Institut de France en conserve un grand B&bre, et le comte de Leicester eu possède un à Holkham en Angleterre. François Melzo racontait en détail la mort de Léonard dans une lettre à son ^; mais il ne dit pas qu'il expira dans les bras de Françcns I", puisqu'il est (tain que ce roi se trouvait le 2 mai 1549 à Saint-Germain en Laye. Vasari ^t donc, comme probablement dans les autres circonstances de cette mort , ^uid il affirme que Léonard ne fut conveili et instruit dans la foi qu'à ses dei*niers >inents; toutefois il tempérait ce qu'il avait avancé dans la première édition, ^voir, qu'il était imbu de notions hérétiques , « de manière que Léonard ne (>yait à aucune religion, et mettait la philosophie bien au-dessus du christiasme». Nous avons son testament, fait une année avant sa mort, tout rempli • piété, <( dans lequel il recommande son âme à Notre-Seigneur Messire Dieu, la glorieuse Vierge Marie , à monseigneur saint Michel » ; il veut qu'on dise ""^te messes basses et trois chantées , pour le repos de son âme , dans trois élises de réguliers à Amboise. Aujourd'hui les envieux, quand ils n'ont pas autre noie à dire, accusent ceux qu'ils jalousent d'être serviles; je soupçonne que ^asari, mù par le même esprit, accusait d'irréligion les artistes pour lesquels il ^ avait pas de sympathie, comme Léonard et le Pérugin.
1S6 LÉONA DE VlNGl.
les auteurs^ sont les petits*fils et non les fils de la natare^ parce qu*elle seule est Tinstitutrice des véritables talents. Bien que h Bature commence par le raisonnement et finisse par rexpérience, nous devons suivre une voie opposée^ c'est-à-dire mentiomier d^abord Fexpérience, puis démontrer pourquoi les corps sont coQtraints de se comporter de cette manière. 9
Il appelait la mécanique le paradii des sciences maihénuh tiques f parce que l'on atteint par elle le fruit de ces scienea; il fit donc pour les arts ou les besoins domestiques un grand nombre de machines^ auxquelles il appliqua la géométrie. Il connut la théorie des forces appliquées obliquement au levier, et la résistance des poutres ; au moyen de méthodes ingénieuses^ pe^ fectionnées ensuite par Amontons^ il tint compte des frottements; il déclarait impossibles le mouvement perpétuel et la quadrature du cercle, outre qu'il inventa le dynamomètre^ et fit à plusieurs cas ^application du théorème des vitesses éventuelles. Le premier, parmi les modemes^ il s'occupa du centre de gravité des solides, et de son influence sur les corps en repos et en mouvement; il répète souvent que les corps pèsent dans la direction de leur mouvement^ et qu(i leur poids (aujourd'hui nous dirions la force) croit en raison do la vitesse. Il sait que, dans la descente par plans inclinés d'égale hauteur^ le temps est comme les longueurs ; qu'un corps descend par Tare d'un cercle plutôt que par la corde, et qu'en tombant par un plan incliné^ il remonte avec autant de vitesse que s'il était tombé perpendiculairement d'une hauteur égale.
Léonard écrivit sur les fortifications. Dans son Traité iht' drustatique, ouvrage œmplet, avec une série de problèmes qui s'enchaînent^ il devança d'un siècle Castelli en [>osant les bases de la théorie des ondes et des courants ; il connut la force de b vapeur^ et songea même à l'appliquer aux canons de guerre C^)*
(1) Dans le inaniurrit B, pogc 33, parmi la collection de ceux qui iO«^' Paris, se trouvent différents dessins de l^)iiard, apostilles, comme d'babil^^' au bas de Tun desquels on lit : « Invention (rArchimêde. Architroniu est ^ « machine de cuivre (in qui lance des i>oulets de fer avec grand bruit et fu^^ « On s*en sert d(; celte manière : la troisième partie do l'instnunent se met ^^^ « un grand feu de cliarixin, et, (|uand Teau est bien cliauffée, ou serre la vis^ 5 ^ « se trouve au-dessus du vase à eau hc ; en serrant la vis, toute l'eau, ^f^^ « ouverture qui w. fait au-dessous, descend dans la partie cliauffée de riB>'^' « meut, et se couvertil en tant de vapeur qu'on en est émerveillé, surtoa^t jv « la furie et le bruit qui eu réiulleut. Celte vapeur dtassait un boulet <|.«a' P^
liONA&D DE VIHCU. 197
à lui qu'est due la pensée de canaliser l'Arno de Pise à Flo- B, œuvre accomplie deux siècles après par Vincent Viviani; tseigna Part de construire les levées^ ou du moins il les déit exactement et en donna la théorie. Avant Porta, il décrit liaoïbre obscure; avant Maurolico^ il explique le spectre so* i formé à travers un trou angulaire ; avant Ârgand^ il observe , à la mèche d'une lampe était percée^ la couleur de la lule serait uniforme; il enseigne la perspective aérienne, la ire des ombres colorées^ les mouvements de Firis, les effets 'impression visuelle et autres phénomènes de Tœil) inconnus ittelion.
laos un chapitre sur Vancien état de la terre, il réfute ceux disaient que la nature et Tinfluence des astres avaient pu ner les coquillages d'époques différentes qui se trouvent s les roches, et durcir les sables à diverses hauteurs^ dans temps divers. Supposant que la mer a couvert les terres , Hieulemeut il explique les stratifications horizontales ou diieinent inclinées par voie de sédiments^ mais il indique ad le soulèvement des continents. 8i les eaux^ sous Téquateur^ tplus élevées qu'aux pôles, c'est, dit-il^ afin a de rétablir la lUte sphéricité » y erreur, sans doute^ mais de laquelle il résulte i connaissait l'inégalité des axes. Avant Copernic, il soutient otation de la terre, à cause de laquelle il considère comme sposé le mouvement des corps dans leur chute, il explique lomière cendrée de la partie obscure de la lune par la région de la terre, comme Mâstlin le proclama longtemps es (1). Il comprit que l'air propre à la respiration devait ali- Qter la fiamme. A l'universalité des connaissances il joignait ie puissance magistrale qui non-seulement trouve la perfection^ is sait la transmettre ; aux deux écoles distinctes qu'il laissa ''lorence et en Lombardie, il enseignait à peindre la vie ^ le uvmnent, à faire servir à la représentation tous les moyens^ %in, coloris, caractère, réglés par la raison, tous devons donc ranger Léonard de Vinci parmi les restausurs de la science et de la philosophie, en regrettant que des 'Upations trop variées l'aient empêché de mener à terme ou
4im talent. » Gomme on le voit, Léonurd attribue cette invention à Arohil*i puis la désignation du talent ferait croire qu'il Tavait puisée dans quelque e du Syracusain, aujourd'hui perdu, et que l'antiquité connaissait la puisce de la vapeur, laquelle est caractéristique de notre siècle. J) En 1604, dans V Astronomœ pars optica Kepleri.