PEiIfTQ£S FIDÈLES A L'ART AlfCIUÎ
lait que la lieauté des femmes modèles^ les fiEuiEaromiades; i«eteiiiiâ8ait du bruit des chansons amoureuses.
Parmi les anecdotes qui remplissent et peutétre défigura riûstoire des artistes d'alors, on lit que Michel-Ange , Toolfc égaler Raphai';! dans ses inventicMis modérées et sod écrions hc -1M7 monique, chargeait Sébastien de Piombo, imitateur de Gic gione et qui finissait avec un grand soin, de peindre «es pfO|« dessins. Do cette manière, la Résurreciion de Lazare fiit efip sée à la Trwu^gtiration, et Sébastien, enorgueilli, prétendiiél régal de MiclHîUAngc et de Raphaël ; mais quand il fut dunn d'accompagner le Titien dans la visite des peintures du Yatica il entendit cet artiste s'écrier : Qtêel est le présomptueux ign rant qui s'est atisé de gâter ces figures ? c'était Sétrâstien.
Les statues de bronze qui se dressent sur le baptistère t Plorenee sont de François Rustici, élève de Léonard de Vb et mort en France ; à ce monument fut occupé aussi Aadi Gontueci de Sansovino» sculpteur, fondeur, architecte^ qui laissé des ouvrages à Génes^ à Rome dans TégUae del Poîieii en Portugal , et dont l'extérieur de la Sainte Maimm de Lmtt est une des ceiivres principales. Plusieurs artistes de Fiésol continuaient à suivre les traces de Femiccio et de Boscoli.
Déjà on s*imaginait qu*il n\ avait rien de mieux à fiûie qo dimitersoit le genre délicat de Raphaël ou la manière grandioi do Miehel-Ange; mais, comme Guicciardini l'avait dit à propo d'autro chose, « riniilation du mal dépasse toujours l'exemple tandis qno imitation du bien lui reste toujours inférieure. » U i^lt^ves de Raphaël ^imît^rent surtout dans le côté sensuel; cbas :iéÀ par la |w^e ot t^ Allemands^ ils se ivpandirent dans tool riUÙii>> où ils pM^pagi^rent le l^on goût, qui modifia les qualité primîliws des diverses écoles.
uM^id Juli« I^M, di«)t rhistoîr^ eist inconnue, remarquable p< la \rr\v et la et'Ierite |.4us que par le cboix des idées, éti l'hcti^e |vir Ua^^iaol d'jichover Sc'S iiivenlions architectoniqo^ à ^H^kuo fS«tuis>c\^ : lie U s^^rtircni Jin'eivutes maisons de cane (M^nc ^K' Uoiiie ri iV)oA;.^n:o \UU Mâdâxne, au mont Marie .i\tv Ks d«\\\r,-i!K*iN K"> ph» moieuses apr^ ct-iles des log^ du \ci!V:iiv lo nurv;ui> tW ik>i>idtf:tK' Tappeki à Mantoue, c r«\vK* *W M4n:r<;î,i suniv-Aïi il3Uî> i^'S deux fik, les Monsigno et d a\ut\\< i^tïK t).^n> \% ^'i3^\\\xa< <\ \à \*ciXiXatty uiodilièraDt u^juu^iv lie vv mAÎïn* ; e« v^u:jv. le Ferririis O^^ta avait font dV\xv)leui> ekHv>9s r^mxû VetHiiihrk Lei«k««aK> et Fêbus.... Juh
ÉLÈYES DE RAPHAËL. i31
opposait de fortes digues au Pô et au Miucio; il assainit les terrains bas^ refit des rues entières^ restaura d'anciens édifices et âB cQ^stniisit de nouveaux^ dont le principal est le palais du TéfOiré de soixante mètres de côté, avec une cour immense; celittiui-inôme qui Toma de sujets historiques avec imitation defaatique^ surtout dans les bas-reliefs en stuc (I). Dans la adie des géants, la peinture lui servit à masquer k forme archi- ' Mmiqiie; pui3» perdant chaque jour la noblesse et la pureté pv4w mveations païeenes, il ne dédaigna point de se prostituer aux infamies de l'Arétin. Il refit la cathédrale de Mantoue d'après le goût antique; dans la façade inachevée de Saint- Pitro&e à Bologne, il conserva le milieu entre le gothique et le grec.
Baldassare Paruzzi, abandonné à Voiterra par un banni floren- lASuisio &, cofisL des tableaux pour vivre, jusqu'à ce qu'il pût créer des (Bunes personoâUes. Cooiine aide de Raphaël , il peignit au Vatican; puis, salarié par Augustin Chigi, il perfectionna la perspective des tbéfttres, représentant des scènes pour les fêtes de Julien de liédicis et pour la Calandre de Sibiena : travaux temporaires^ dont nous pouvons nous faire une idée dans les peinturas de la galerie de la bibliothèque Farnèse, et dont l'illusion est telle que Titien les croyait en relief (3). Maltraité dans le sac de Borne, et contraint de faire le portrait du connétable de Bourbon qui avait péri au siège de cette ville, il s'enfuit tout nu à SmxïB^ où il s^occupa de constructions et surtout des fortifications. Il refusa d^assister Clément YII au siège de Florence; néamnoin^y ce pontife et d'autres lui confièrent des travaux à Rouae, mais enkii donnant peu d'argent; il faisait élever le palais Massimi, son chef-d'œuvre^ quand il mourut
Fattorino (François-Penni) alla raviver l'école napolitaine. Pe- ÀQO, enfant abandonné par un des Français de Charles VIU^ eut pour maître Vaga, dont il prit le nom. Employé par Raphaël pour les peintuves à fresque^ il ne s'écarta jamais de sa manière, Q^ en inclinant vers le genre matériel.
Polydore de Caravage, venu à Rome comme manouvrier, et ^é par Raphaël daus la canière des beaux-arts, peignit avec
(1) 11 fut aidé par François Primatice et Jean-Baptiste Mantovano , et , selon ^ques-«n9, par Rinaldo de Mantoue, élève de Jules Romain.
(t) Ce ptïtt était alors en vogue; on traçait les contours sur le ciment^ puis oa ombrait avec de Tarife, dn charbon et de la poudre de travertin, qui don- ^lA un aspect de ba9-relief.