‹ Histoire des Italiens, trChapitre 5 sur 176 · DUCHÉ DE SAVOIE · texte numérisé non relu

DUCHÉ DE SAVOIE

vahi la Savoie et le Piémont. Au milieu de tant d'événements, nous avons à peine fait mention de ce pays, sur lequel les historiens de ritalie, ne le considérant pas comme italien, nous ont transmis peu de détails.

La seigneurie de Savoie était assise sur les deux versants des Alpes, de la Saône à la Sesia, et de la Méditerranée au lac de Neuchâtel. Les comtes de Maurienne obtinrent par mariage le marquisat de Suse et le comté de Turin, et, par conquête, la Tarantaise. Henri VIT leur accorda le titre de princes de Pempire et le fief d'Aoste. Plus tard ils ajoutèrent à ces domaines la Bresse, les baronies de Faucigny, de Gex et de Vaud, le Bugey, le Valromey, les anciennes communes libres de Chieri, Savigliano, Fossano, San Germano, Biella, Cuneo, les comtés de Nice, Ventimiglia, Tende, Beuil avec Villefranche et la vallée de Barcelonette, démembrées de la Provence; le territoire génois, qui séparait les États d'outre-monts; Briga et Limone, qui favorisaient le passage du col de Tende. Le Piémont, qui s'étendait de la Doire ripaire à la Doire vaudoise de Saint-Maurice, de Gassino à Savigliano, Fossano et Mondovi, resta comme l'apanage de la ligne cadette d'Acbaïe jusqu'en 1418; à cette époque, l'empe^ reur Sigismond en investit, avec le titre de duc, Amédée VIII, lequel se fit confirmer par le comte d'Anjou les terres détachées de la Provence , et céder Verceil par le duc de Milan, de sorte que la Sesia forma la limite de ses possessions.

Le duché, à cette époque, s'agrandit par l'acquisition de plu* sieurs villes du pays de Vaud, de sept autres dans les environs de Mondovi, enlevées au marquis de Montferrat, comme Ghivasso et divers châteaux du Canavais, outre l'hommage de beaucoup de seigneurs : les Avogadri du Vercellais, les Fieschi de Masserano et de Crevacuore, Tizzone de Crescentino, et les populations du val d'Ossola. Le comté de Tende et le Montferrat en restaient encore séparés. Après l'extinction de l'ancienne famille d'Aléram en 1305, le Montferrat avait passé dans une branche des Paléoiogues de Constantinople, et se trouvait partagé entre les familles de Montferrat et de Saluées. En outre , de grandes portions étaient assignées en apanage aux princes de la maison. D'un autre côté, la France occupait beaucoup de passages. En 1375, cette puissance, sous le prétexte de l'hommage que lui avait prêté le marquis de Saluées, planta sa bannière dans ce petit État, qui fut pour elle une occasion d'intervenir dans les affaires d'Italie, et un obstacle perpétuel aux agrandissements de ia

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