KCULK VÉ1I1TIER3IE. TITIEN
il demanda les richesses à ralchimie, acheva de se ninier, e mourut à Tâge de Raphaël. Très-habile gravenr, il paraît qui introduisit l'usage de l'eau-forte. Le Viadanais JérOÎne Bednli mari d'Hélène^ sa cousine, empâte et colorie bien; heureux dan la perspective, il varie ses compositions, mais la bâte lui nuit.
Les Famèses, nouveaux maîtres de Parme, n'y susdtërea aucun artiste célèbre. Lorsque Sammachini et Heicule Procafl cino, puis Aretusi et Annibal Garracbe furent appelés dans eeti kTj'îiiô ville pour exécuter des peintures, Técole de Gonrége se vit me difiée par la manière bolonaise, conmie il apparut dans Tinti -^ Lanfranc.
L'éciole vénitienne surnagea au milieu de la corruption gén raie. Titien Vecelli de Cadore commença sa réputation en t« minant des travaux de Jean Bellini, soit le Frédéric Barberaum dans la salle du grand conseil, soit les tableaux dans le palais < Ferrare. L'étude des œuvres de ce maître et le désur d'égià] Durer le rendirent très-attentif aux détails, et minutieux mèa quand il le voulut. Il disait que le peintre doit être maître é blanc, du noir, du rouge, bien qu'on sftt qu'il employait d'mi très couleurs; au moyen des contrastes, il obtint une manier d'ombrer vigoureuse et d'un effet étonnant. Ses compositiooi accusent peu d'imagination ; ses hommes ont plus de dignité ei d'expressicm que ses saints et ses anges ; il ne sait pas animer m personnages sacrés d'une affectueuse dévotion, car il subordonne toujours les idées à l'effet, qu'il cherche d'ailleurs dans le coloris, au point de négliger le dessin.
On a remarqué que les travaux faits pour sa patrie sont moin] soignés que ceux qui lui furent commandés du dehors; il fan peut-être attribuer cette différence à la minime rémunératioi qu'il recevait de ses concitoyens. En effet, il gagna fort peujofl qu'au moment où Ton vit arriver à Venise Tinfâme Arétin, qui adorateur des puissants et contempteur de Dieu, ne pouvai que souiller une école élevée dans la foi. Titien obtint son amiti et ses éloges, et, par son influence, fut chargé de faire le poi trait de Charles-Quint; cette faveur l'ayant mis subitement à I mode parmi les courtisans, il devint le peintre des rois, et Frar çois P% Paul III, Soliman II, Philippe II, l'empereur Ferdinanc le duc et la duchesse d*Urbin, Famèse, divers doges et cardinau lui denuuidèrent l'inmiortalité du portrait.
Vierges dam la famille Beduschi. A la (^ro«a, à un mille de CasalmaggioR rst «lace la maifooiiette où, dit-OD, il mourut de la syphilis^ sur on grabat*