‹ Histoire des Italiens, trChapitre 58 sur 176 · SANNAZARO · texte numérisé non relu

SANNAZARO

èMiee et Tîbrânte^ cette ptrole semblable à un bouquet de flears, cette phrase remplie de sel attique^ faisaient bientôt ou- UBertes torts de la nature (Jote); d'ailleurs il s^animait et savait oommuniquer ses propres émotions à ses auditeurs. Il se plaiait beaucoup à eipliquer les Bueoliquea ; dans les passages qui HBteiil le bonheur champêtre, il posait le livre et improvisait MT oetle félîdté^ sans ooUier ni le murmure du zéphyr qui fait OÉkyer les cimes coniques du cyprès^ ni la voix plaintive des |iM^ ni cdle du ruisseau qui serpente sur les cailloux brillants^ tf l^icbo qui répète les hannonies. Tous accouraient à l'église Unt-Paul, dont il était prieur : celui-ci avec une épée à la main^ font il ne savait pas lire les sigles mystérieuses ; celui-là pour ka demander une épigraphe qu'il voulait étudier; un troisième fim avoir nne devise ; un quatrième, des épithalames ou des mumi. «fine reste à peine le temps d'écrire (s'écrie-t-il)^ et je dois même interrompre la lecture du bréviaire. »

Âa miliee de ces études philosophiques et philologiques^ ilcompent en ItaHen les Stonjsf pour la joute de Julien de Mcdicis^ avec ta M parfdt^ une beauté élégante et compassée^ sans vigueur ni tsagoe: œuvrequeTon peut comparer à celles de CosimoRosselli (ftdeaonécele> qui s'ékHgnaitde Pancienne ingénuité pour copier litattare ^ Tanlique. fl les laissa inachevées, mais après avoir flft^Vectaveàune magnificence digne des grands poètes épiques Tfi vinrent ensuite. Sur les instances du cardinal Gonzague, il isottposa en deux jours VOrphée, le plus ancien mélodrame, dans hqoel il joint à la douceur des Bucoliques de Virgile la pompeuse ftêné des représentations du moyen âge.

<Siu9lo des Gonti^ à la manière de Pétrarque, chanta la Belle IWa de sa dame; Jérôme fienivieni exposa l'amour divin avec flteîdées élevées, mais dans un style désordonné. V Hymne à la »ir<, de Pandoiphe Collenuccio, respire la videur d'une philo- S0|)hîe sociale.

Sannasatfo flt^ genre déjà connu dans le Portugal, le roman fiBteral enpvese nombreuse, mêlée de vers, mais vers maniérés, auxquels il voulut joindre Tinharmonique difficulté des rimes limo^ofe; sa prose^ en outre^ bien que ses peintures soient j^ttfeîs animées» et qu'il exprime quelques sentiments avec véritéy est hérissée de latinismes, déparée pai* des remplissages, des parenthèses et des transpositions. Il étudia Tliêocrite^ qui a'avait poîot étudié la nature^ et mit en scène des bergers d'intelligence cultivée et de sentimenta raffinés. Puis, il fit aUan-

Page 1