‹ Histoire des Italiens, trChapitre 79 sur 176 · COMPOSITIONS DRAMATIQUES · texte numérisé non relu

COMPOSITIONS DRAMATIQUES

mettaient ensuite, avec leurs flambeaux^ le feiiàune porte d'où sortaient neuf couples d'amants qui dansaient à leur tour. Dans le troisième, figurèrent Neptune et huit monstres marins; dans le quatrième, Junon, les paons et les vents. Un Amour expliquait rintention des intermèdes , en récitant des vers composés par Castiglioni ^ qui en faisaient ressortir Funité et la moralité (i).

Léon X passant par Florence, Rucellal fit jouer la Rosnwnde dans ses fameux jardins; puis, dans le palais des MédiciS; on représenta deux comédies obscènes, la Mandragore de Machiavel et VAggiuolo do Jean-Marie Cecchi. Deux scènes avaient étédÎB' posées dans la salle; quand un acte de Tune était fini, on commençait sur Tautre un acte de l'autre, alternative qui faisait supporter la longueur de la représentation (2).

Nous devons mentionner ici le fameux Auto de la Pintaj représenté à Sainte-Marie de la Pinta à Palerme en 1562, Faimée précisément où naquit Lope de Vega, avec les autos gaeramenr tels duquel il a tant de ressemblance. Le lihretto avait été composé par Merlin Goccaï, revu par Gaspard Licco, et mis en musique ,par Chiaula ; ilVeprésentait la création et Tincamation, et coûtait chaque fois 12,000 écus, ce qui fit dire au vice-roi Colonna: Cent trop pour cette terre, trop peu pour le paradis, La première tragédie régulière et en vers libres fut la Sophonisbe duTrissiuû, modelée sur Sophocle (3), dans laquelle le chœur remplit non-

(1) lyfittrc'ji de li. (îastiglioni.

(2) Muzir), flaiiK mu Art poélique, parle aiiui d*une fahle scénique d'Aureii^ Vcrgerio :

n mio Vcrgerio glJk fclicimeiitc Con une sola favoia due notti Tenne lo spettator pili voltc fntento.

Chiud<;an cinqui: ediiquc attf gif accid«nti Di due giomate ; e M qufnto, ch'era in prima, Poi ch*avc*a '1 cum c gli animf soitpeai, Citiudeva ia tcena ed aminorzava i luiui. Il |)opolo, inflammato dal dilctto, Ne atava il giorno ctie vent va appre«M>, Jiramando 'ï fuoco de* second! torciii ; ^^uindi correa la calca a tutti 1 seggi, \aga dei fine, ed a pena soffriva lJ*aapettar cli'altri ne levasue i veii.

(3) Des 1502 on connaissait uue Sophonisbe eu octaves de Galeotto del Ca^ retto de (^ale Montferrat, auteur de comédies en vers et d'une chronique ^

>' ferrai. Voir Monum. hitt, patriœ.

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