‹ Histoire des Italiens, trChapitre 84 sur 176 · S80 SUJETS PRIS AU HASARD · texte numérisé non relu

S80 SUJETS PRIS AU HASARD

de la Casa fait Féloge de ce Charles-Quint qu'il avait représeï comme le fléau de Tltalie. Alamamii ne lui épargne pas non p l'encens ; envoyé comme ambassadeur auprès de cet empere qui lui reproche des vers dans un autre sens, lan£és depuis loi temps contre l'aigle rapace et dévorante, il se disculpe en lui sant que la tâche de la poésie est de mentir. Machiavel se re en qualité d'ambassadeur près du duc de Yaientinois et pi d'un chapitre de moines. Léonard de Vinci fait des statues po Ludovic le More^ et des arcs de triomphe pour son vainqueu en notant sur son carnet la chute du premier^ il ne fait qu'ui réflexion, c'est «qu'il n'a terminé aucun de ses travaux.» Apr avoir peint la Cène, il va construire des forteresses pour le d de Valentinois. Raphaôl touche le cœur avec le Spasimo auta qu'il scandalise avec ses Psychés et ses Galatées. Michel-An fortifie sa patrie contre les tyrans^ et les immortalise avec & ciseau. Tous pensent ce que dit Cellini : Je sers qui me paye. Cette bassesse apparaît dans les louanges que les gens de k très se prodiguaient l'un à l'autre. Sans parler de tant de ne veaux Virgiles, de tant de Cicérons et de Tites-Lives nouveai Varchi plaçait Giron le Courtois au-dessus du Roland furim Stigliani proclamait Tansillo supérieur à Pétrarque, et FAriO! consumait un demi-chant à immor^liser les noms obscurs plusieurs de ses contemporains. Ce besoin de louer et d'ê loué, cette habitude de se borner à l'approbation d'un p( nombre, se manifestaient dans la grande extension des aça( mies, que le siècle antérieur, par imitation de l'antiquité, a^ ressuscitées dans l'académie platonique de Laurent de Médi( Souvent ridicules de nom, elles se livraient à des occupatii puériles, assaisonnées de repas où le vin échauffait la verve; membres y chantaient et récitaient des vers, lisaient des discoi faisaient des leçons et traitaient des sujets frivoles; des pria et des évéques s^asseyaient, pour les entendre, à côté des litté teurs. Parfois, du milieu de ces graves personnages, Caro se le^ pour faire l'éloge du nez du président : a Nez parfait, nez pi cipal, nez divin, que ce nez soit béni entre tous les nez; bé soit la mère qui vous fit un pareil nez, et bénies toutes les cho que flaire votre nez ! » Ou bien c'était Berni qui louait les guilles, les cardons et la peste ; Firenzuola, la soif et les c ches; Casa, la colère et le marteau d'amour; Varchi, les ce durs et le fenouil ; Moleza, la salade et les figues ; Mauro, la fi et les mensonges; celui-ci, la toux; celui-là, la fièvre tierce;

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