MÉFAIT
mtnt légèn^ car il alla tant nu par les rueê, en compagnie de fueîjwi jeunes genêf au beau milieu du Jour. Baglione de Pérouse vivait publiquement dans des relations incestueuses avec Kl sorar. Une dame de Ferrare^ aimée du cardinal Hippôlyte d^Eite^ le Mécène de l'Arioste^ se livre à Jule:^^ frère du prélat^ et rejette sa faute sur les beaux yeux du jeune homme; le cardinal les lui fait arracher. Jules conspire alors âVec son frère Ferdinand pour renverser Alphonse; mais ils sont découverts, Irrètés et conduits au supplice ; puis, arrivés sur Féchafaud, ils reçoivent leur grâce , pour être enfermés dans une prison perpétaèUe. La plume se refuse à rapporter l'outrage que Piètre^ Loais Famèse fit subir à Tévéque de Fano^
Paul Jove, dans un manuscrit latin trouvé dans sa famille à GAme, se plaint que^ <y le luxe et la licence débordant , les plus nobles matrones se livrèrent à une débauche eflrénée; tandis que les Français^ hommes prompts^ libéraux, violents en ftmour^ en avaient déjà souillé plusieurs^ les Espagnols, obscènes^ ru* lés, importuns^ pénétrèrent dans la couche nuptiale d'un grand nombre au moyen d'une cour assidue et d'adroits artifices. Les unes par bassesse et luxure, les autres à prix d'argent^ la plupirt par ambition^ par crainte, par jalousie des autres, foulent loxpieda la pudeur. Si quelques femmes^ sages et pudiques, feponasent les honteuses propositions, elles ne sont pas courtisées par les nobles chevaliers ; on envoie des soldats saccager linrs maisons de campagne^ et l'on ne s'arrête que le jour où in maris fatigués se rachètent de ces dégâts en livrant leurs épouses. Aucune maison n'est à Tabri de l'avarice des militaires, • la maîtresse ne cherche, dans un officier supérieur^ une proketiûn contre les passions brutales. »
Non-seulement le duc de Yalentinois et son père^ mais encore dispânonnes réputées honnêtes, avaient recours aux poignards ^ tu poison^ ou du moins on le croyait; Alexandre Famèse^ <(ii (Passait pour être doux et humain ^ les employait^ et lorsqu'il apprenait qu'on avait attenté à la vie du prince d'Orangé, il en-' voyait des cfa*culaires de réjouissance, tant les assassinats fai^ sÀant partie de la tactique d*alors. Les empoisonnements^ <^Oiimie l'attestent les biographies et les nouvelles, se multi> pliiieat parmi lés gens de toute condition; on dirait qu'ils étaient ^pudeur de quiconque rougissait de commettre un assassinat Dûaaifeste. Bibiena et Berni eux-mêmes, ces caractères si joyeux,
durent empoisonnés^ ou du moins on le dit