‹ Histoire des Italiens, trChapitre 99 sur 176 · RÉJOUISSANCES · texte numérisé non relu

RÉJOUISSANCES

Iriiire^ avait envahi les mortels. Les productions foumiei par I pays nouvellement découverts étaient accueillies aved Tavi empressement qu'engendre une récente acquisition ; réniditi renaissante imaginait des sujets pour des mascarades et d compositions théâtrales; le moyen âge continuait ses touhoo et l'on voyait figurer péle-môle sur la scène les saints royst res, les naïvetés pastorales.

A Rome, le jeudi gras^ chaque cardinal envoyait dans les ni des masques sur des chars de triomphe et à cheval^ escortée musiciens, de jeunes garçons qui chantaient, de bouffons q lançaient des mots lascifs, de comédiens et d'autres geni( même espèce, tous vôtus non d'étoffes de lin et de laine, mu do soie, de brocart d'or et d'argent; ces divertissements coûlaie des sommes énormes (1). Les mariages, les baptêmes, lèse irces des princes ou des papes offraient des occasions coatioix les de réjouissances somptueuses.

Florence, comme jadis Athènes, associait à ces fêtes la délie iesse des arts; en effet, elle fut pendant longtemps le pane des artistes, qui formaient comme un monde distinct, où sed ployaient l'activité, l'étude, les rivahtés et même les jalousie comme le manifestent surtout les écrits de Cellini et de Vasi Nous en avons parlé longuement; cet éclat ne atteignit poi avec la liberté, et tous les arts s'associèrent de nouveau pourc lébrer le mariage deCosme de Médicis avec Éléonoro deTolèc Le premier soir, au milieu d'une pompe spîendide , ApoU chanta les époux, et les Muses répondirent par une canzone à h parties; puis vinrent, l'une après l'autre, toutes les villes de Toscane personnifiées, entourées de fleuves et de nymphes du tant une strophe'aux époux. Le second jour, on représenta u comédie de cinq actes en prose, avec prologue et intermèdes vers chantés, dans laquelle figuraient l'Aurore et les diver Heures du jour, jusqu'au moment oii la nuit ramenait le so meii; mais un chœur de satyres et de bacchantes excitait Thi rite par le trépignement, la danse et le rire. Jean-Baptiste G« avait compose la musique du premier joijr, Jean-Baptiste Stre celle du second, et Sébastien Sangallo peint les scènes; im devons à Gianibullari la description de cette féto , commi Vasari celle des magnificences qui furent déployées pour le t riage de François de Médicis avec Jeanne d'Autriche (2).

(1) IXFESSURA, à rannée liOO.

(2) Voir Dominique Mklim, Description tie tentrétée U reine Jeametr

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