‹ Histoire des jardins anciens et modernesChapitre 7 sur 100 · LE PARADIS DE QÜETZALCOATL · texte numérisé non relu

LE PARADIS DE QÜETZALCOATL

Quetzalcoalt ne put jouir de ces délices sans désirer l’immortalité. Un malin nécromant, emieux de son bonheur, parvint à lui persuader qu’au moyen d un certain breuvage le privilège qu’il demandait aux dieux lui serait accordé. jVIais, ô douleur! la coupe fatale fut vidée, et la raison du prophète s égara , dans sa démence il changea en plantes inutiles et vénéneuses ces beaux arbres quil avait fait croître avec tant de soin; le cacaover lui-même fut changé en mitzquitl (sans doute quelque plante aux propriétés funestes). Le demi-dieu s enfuit de Tula, et ne revit jamais son paradis. Par une grâce suprême, les dieux lui voulurent épargner le tourment des regrets. En perdant son bonheur, il en perdit aussi le souvenir.

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